Traces de contamination au métal lourd dans les estuaires à l'Ouest


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La pollution et la contamination de la Grande-Rivière-Nord-Ouest par les métaux lourds n'est pas un phénomène nouveau. Il a été étudié et révélé au grand jour, il y a trois ans, par Roshan Ramessur, chercheur à l'Université de Maurice. Mais aujourd'hui, selon les recherches effectuées par M. Ramessur, les estuaires à Flic-en-Flac, Tamarin, Rivière-Noire et Petite-Rivière-Noire contiennent également des traces de contamination…

Les algues et les sédiments que l'on retrouve dans les estuaires de ces rivières contiennent des traces de contamination par les métaux lourds. Cette constatation fera l'objet d'une présentation de Roshan Ramessur, lors d'un séminaire au Mauritius Research Council, le 10 juillet prochain, à la Maison Carné, à Rose-Hill. Les recherches de M. Ramessur et de son équipe, étalées sur plusieurs années, ont permis de mettre à jour des traces de chrome (Cr), de plomb (Pb) et de zinc (Zn) dans des sédiments et des tissus de plusieurs types d'algues. Les recherches ont été effectuées en été et en hiver, à partir de juillet 2000.

Les recherches ont également permis d'identifier, dans le milieu naturel, des phosphates et des nitrates. M. Ramessur et son équipe se sont intéressés aux températures et à la salinité des estuaires. Les objectifs des recherches sont également de comparer les différents taux de métaux lourds dans plusieurs échantillons d'algues et de sédiments, en été et en hiver. Mais surtout, les recherches de M. Ramessur pourraient mettre en lumière les causes d'une contamination au métal lourd dans ces différents estuaires et proposer des solutions pour éliminer une telle pollution.

Rappelons que les estuaires de GRNO et de la rivière Saint-Louis voisine ont révélé, après étude, la présence en quantité relativement importante de métaux lourds. Les autorités ont même averti le public contre les risques encourus, lors de baignade dans ces estuaires. De plus, le poisson pêché dans ces estuaires pourrait également être toxique. Cependant, aucune étude ne le dit clairement, à ce jour.

Par ailleurs, les risques encourus par l'homme, n'ont jamais été clairement définis, jusqu'à présent, à GRNO. En serait-il de même pour les poissons et l'eau des estuaires de Flic-en-Flac, Tamarin, Rivière-Noire et Petite-Rivière-Noire, des zones à la fois poissonneuses et très fréquentées par les baigneurs ? Le séminaire organisé par le MRC, le 10 juillet prochain, devrait permettre d'y voir plus clair.

1 juillet 2002

Le Mauricien