Les Nouvelles du 3 Avril

Les bulldozers se sont rapprochés de la Vallée de Ferney

Catastrophes naturelles Les scientifiques affirment: D'autres tremblements de terre dans l'océan Indien !

Alerte au tsunami lundi soir Rajesh Bhagwan: "Nous avons des leçons à tirer"


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Les bulldozers se sont rapprochés de la Vallée de Ferney

Nature Watch ne baisse pas les bras. Ayant constaté que les bulldozers se sont rapprochés de la vallée de Ferney, dont elle estime capital de préserver la forêt endémique, l'association réitère son opposition formelle au tracé de l'autoroute du Sud-Est prôné par le gouvernement. Et demande à celui-ci de rendre public au plus vite le rapport des experts environnementaux américains dont ils ont appris dans notre édition de la semaine dernière qu'il préconise des mesures visant à réduire l'impact sur l'environnement, au coût de Rs 200 à 500 millions. "C'est là une preuve formelle que ce projet aurait des conséquences écologiques énormes", fait ressortir Nature Watch.

Ayant joué un rôle capital pour mettre en lumière la menace que constitue le projet d'autoroute du Sud-Est pour la forêt endémique de la Vallée de Ferney, l'association Nature Watch dit avoir du mal à s'expliquer qu'elle n'ait pas encore été mise au courant de la teneur du rapport soumis le 22 mars dernier par les experts américains du NWFS. Ceux-ci ayant été recrutés par le gouvernement, suite à la campagne de protestation de Nature Watch, pour se prononcer sur le coût environnemental du tracé officiel préconisé pour l'autoroute du Sud-Est.

"Nous avons appris par la presse que ce rapport statuerait que ce tracé implique, pour limiter les dégâts au niveau environnemental, de prendre des mitigation measures dont le coût est chiffré entre 200 à 500 millions de roupies. Déjà, cela vient apporter la preuve formelle que la concrétisation de ce projet aurait un impact écologique énorme", fait ressortir Alvin Brigemohun, président de Nature Watch.

"Nous apprenons par ailleurs que les consultants suggèrent de financer ces coûts additionnels à travers un système de péage. C'est incroyable. Imaginez ce qu'il faudra payer pour emprunter cette route", souligne de son côté Yan Hookoomsing. "En comptant le coût de la route elle-même à Rs 800 millions et les mitigating measures à Rs 500 millions, cela amène à plus de Rs 1.3 milliards une route qui, selon les estimations officielles, sera empruntée chaque jour par 1 500 à 2 500 véhicules. Avec une telle somme, ne vaudrait-il pas mieux se consacrer au problème urgent de congestion routière autour de la capitale, sur une route qui ne peut plus soutenir les 92 000 véhicules qui l'empruntent chaque jour ?" interroge Nature Watch.

Plus de 12 000 signatures recueillies contre le projet

L'association se dit d'autant plus perplexe face à l'obstination du gouvernement à vouloir concrétiser cette autoroute du Sud-Est, alors que les hôteliers disent ne pas y tenir absolument et que les habitants de la région estiment qu'elle est loin d'être une priorité. Ainsi Georges Ah Yan, président du Mahebourg Citizens Welfare Organisation (MCWO) affirme qu'il serait beaucoup plus urgent de réhabiliter la route côtière et le pont de Ferney qui, en période de pluie comme récemment, est totalement inondé, coupant les habitants de cette région du reste de l'île. Il dit par ailleurs ne pas comprendre pourquoi le gouvernement refuse de se pencher sur la suggestion des habitants de l'endroit d'aménager, au lieu de l'autoroute du Sud-Est, une autre route désaffectée qui est connue comme Chemin Français. Une option qui ne nécessiterait ni construction de ponts, ni aménagement de tunnel et permettrait donc d'économiser des sommes conséquentes qui pourraient être dévolues au vrai développement de la région.

Même son de cloche du côté de Nature Watch, qui avait proposé, depuis décembre dernier, un tracé alternatif qui n'a pas été examiné par les autorités. Ce qui n'empêche pas l'association de procéder actuellement, de son propre chef, à une évaluation du coût de ces tracés alternatifs.

Le Front Commun monté par Nature Watch demande en conséquence au gouvernement de rendre public au plus tôt le rapport d'expertise américain. Ce qui est d'autant plus urgent que les bulldozers se sont rapprochés de la Vallée de Ferney, même s'ils n'y ont pas encore pénétré. Le gouvernement a, lui, fait savoir que ce rapport sera examiné par le conseil des ministres la semaine prochaine.

Le Front Commun, lui, se propose de maintenir la pression à travers une marche pacifique qui sera organisée prochainement à Port Louis, au terme de laquelle la pétition contre le passage de l'autoroute par la Vallée de Ferney, qui a recueilli quelque 12 000 signatures, sera remise au Premier ministre.

 

  

Catastrophes naturelles

Les scientifiques affirment: D'autres tremblements de terre dans l'océan Indien !

"Contrairement à la croyance populaire, la foudre peut frapper deux fois au même endroit." Cette affirmation du scientifique britannique John McCloskey, le 17 mars dernier, dans la revue Nature, qui voulait mettre en garde contre l'imminence d'une puissante réplique du tremblement de terre du 26 décembre dernier au large de l'île indonésienne de Sumatra, était tombée dans l'oreille de sourds. Le deuxième tremblement de terre mortel (environ 1 700 morts) survenu lundi dernier, presque au même endroit et qui a créé la panique d'un tsunami à Maurice, est venu lui donner raison. Qui plus est, ce deuxième tremblement de terre (8,7 sur l'échelle de Richter), qui a pris de court toutes les démarches engagées en vue de doter l'océan Indien d'un système d'alerte précoce aux tsunamis, avait été précédé par pas moins de six secousses dans le courant de la semaine précédente. Selon le U.S. National Earthquake Information Center (Denver, Colorado), des relevés ont établi qu'entre le 26 décembre 2004 et lundi dernier, il y a eu pas moins de… 568 secousses de magnitudes significatives (entre 4,5 et 5,5 sur l'échelle) au même endroit, soit dans la partie nord-ouest de l'Indonésie incluant les îles de Sumatra et Nias.

Tous ces événements confirment que, sans céder à la panique, les populations des pays du sud-est asiatique et de l'océan Indien doivent être constamment sur leurs gardes. Car il y a lieu de croire que le tremblement de terre du 26 décembre 2004 (plus de 280 000 morts) pourrait n'avoir été que le signal de départ d'intenses activités sismiques nouvelles dans cette région du monde. Les scientifiques soutiennent qu'"après une accalmie", les activités sismiques dans l'océan Indien ont "bel et bien repris".

Les scientifiques fondent leurs craintes principalement sur des recherches approfondies effectuées après le 26 décembre. Le 12 février dernier, ils ont rendu publiques des images impressionnantes du sol sous-marin auprès de l'épicentre du méga-tremblement de terre du 26 décembre. Ces photos, réalisées en trois dimensions, indiquent que le lit de la mer hors des côtes de l'île indonésienne de Sumatra s'est complètement déformé sur une distance d'environ 150 kilomètres. À cet endroit précis, il y a actuellement une très forte pression caractérisée par d'énormes glissements de terrain. Tout indique qu'il faut s'attendre à tout moment à d'autres tremblements de terre désastreux dans la région. Toutefois, les scientifiques entretiennent l'espoir que les images recueillies pourraient aider à la mise en place du système d'alerte précoce contre les tsunamis dans cette partie du monde.

Les images du site du tremblement de terre du 26 décembre ont été obtenues par un groupe de scientifiques civils du British Geological Survey et du Southampton Oceanography Centre, dépêché spécialement en janvier dernier sur le bâtiment de guerre HMS Scott. Ce navire, commandé par le Lieutenant Commander Gary Brooks, se trouvait auprès des côtes de Madagascar en mission de reconnaissance militaire lorsque le tsunami du 26 décembre avait frappé. Ce jour-là, les membres de l'équipage affirment n'avoir rien ressenti et ignoraient totalement tout du drame qui avait affecté les pays du sud-est asiatique et les côtes kenyane et somalienne. "Nous nous dirigions vers le nord de la côte africaine. Enfermés dans notre bateau, nous avions très peu d'informations et ignorions tout ce qui se passait dans le monde réel. Nous n'avions alors rien vu des images choquantes de dévastation projetées à la télévision. Nous travaillions très loin des côtes. Nous savions où nous étions, ce que nous y faisions pour l'avenir, mais nous ignorions tout des problèmes réels que l'humanité vivait entre-temps", raconte Gary Brooks. Le HMS Scott a ensuite eu l'ordre de se diriger vers Singapour pour embarquer les scientifiques.

Les images, prises à des profondeurs de 200 à 5 000 mètres par des sonars de haute résolution, montrent un lit de l'océan qui ressemble au Grand Canyon américain, selon Tim Henstock, scientifique qui se trouvait à bord du HMS Scott. On y voit aussi de gigantesques masses de boue épaisses de centaines de mètres en ébullition, qui sont autant de preuves de l'activité, et des pressions qui s'exercent sur la faille qui délimite les plaques tectoniques indienne et birmane à l'endroit connu comme l'arc de Sunda.

Rebondissement du plateau birman

Selon les scientifiques, la plaque indienne, dans sa partie plate, est en violet et vire au bleu à mesure que la croûte terrestre océanique disparaît sous la plaque birmane (qui elle-même n'est qu'une partie de la plaque eurasienne). Les forces créées par le mouvement ont déformé la surface rocheuse sous-marine dont les plis sont indiqués en vert et en jaune sur la photo. Certaines images tendent à démontrer qu'il y a pu avoir, le 26 décembre, un glissement de terrain sous-marin sur plus de 100 mètres de haut et sur une distance longue de deux kilomètres.

Dès le 12 février, quand ils ont publié les résultats de leurs recherches, les scientifiques britanniques avaient souligné que certaines parties de la faille de l'arc de Sunda avaient été impliquées de manière évidente dans le tremblement de terre du 26 décembre, alors que d'autres parties, situées dans le sud de l'arc, ne l'avaient pas été. Ils se posaient déjà la question sur le pourquoi, tout en appréhendant que la partie non affectée jusqu'ici ne soit justement responsable d'une autre secousse sismique imminente. Or, leurs craintes se sont avérées justes, lundi dernier, mais toutefois avec moins de dégâts, notamment l'absence de tsunamis, comparés aux très lourdes pertes humaines du 26 décembre 2004.

En février, les scientifiques britanniques avaient conclu que le tsunami avait été provoqué le 26 décembre quand une portion du plateau birman avait rebondi vers le haut après que le plateau indien l'eut enfoncé vers le bas dans son mouvement de pénétration. Ce fut ce rebondissement du plateau birman qui avait généré l'énergie gigantesque qui avait provoqué le tsunami.

Selon David Booth, séismologue britannique du British Geological Survey, c'est parce qu'un rebondissement semblable n'a pas eu lieu, lundi dernier, qu'il n'y a pas eu cette fois de tsunami. Dans une interview qu'il a accordée au journal The Australian, le séismologue s'est déclaré surpris que le tremblement de terre de lundi dernier n'ait pas causé de tsunami tueur, mais cela est probablement dû au fait que la croûte terrestre a fait un mouvement descendant et n'a pas ensuite rebondi. "Or, le rebondissement avait, le 26 décembre, généré une énergie dix fois supérieure à celle de la bombe atomique sur Hiroshima. Quand la pression ensuite fut relâchée, les côtes de Sumatra avaient fait un bond de plusieurs mètres, ce qui a eu pour résultat que la Terre a sonné comme une cloche, pour ensuite s'aplatir comme une balle de foot…".


La Grande-Bretagne pour un système d'alerte global contre toute forme de catastrophes naturelles
La mise en place du système d'alerte précoce aux tsunamis dans l'océan Indien - qui sera discuté lors d'une réunion d'experts internationaux à Maurice du 14 au 16 avril prochain - n'a même pas encore pris forme que déjà son efficacité semble être sujette à interrogation.
À la suite du tremblement de terre de lundi dernier, la Grande-Bretagne a fait savoir qu'elle va encourager la communauté internationale à mettre plutôt en place un système d'alerte global pour prévenir les catastrophes naturelles comme les tsunamis, les éruptions volcaniques, les tremblements de terres et autres chutes d'objets spatiaux, tels les astéroïdes et les comètes.
Selon le professeur David King, conseiller scientifique du gouvernement britannique et qui dirige aussi un groupe de travail composé de volcanologues, de sismologues et d'astronomes, "alors que le public est très sensibilisé par les catastrophes naturelles, c'est le moment de mettre en place non seulement un système d'alerte aux tsunamis dans l'océan Indien mais quelque chose de plus global. Nous devons mettre en place un système d'alerte rapide n'ayant pas de frontière et couvrant tous les risques physiques et naturels et Londres devrait profiter cette année de sa présidence du Groupe des pays les plus industrialisés (le G8) pour imposer un tel projet", affirme le professeur en faisant référence tant aux tsunamis du 26 décembre qu'au tremblement de terre de lundi dernier.
Le professeur King, a précisé le Premier ministre britannique M. Tony Blair, a manifesté beaucoup d'intérêt pour les travaux de son comité d'experts. Toutefois, le coût d'un système global se situera entre 70 et 140 millions de livres, soit entre 100 et 200 millions d'euros).


Alerte au tsunami lundi soir

Rajesh Bhagwan: "Nous avons des leçons à tirer"

Nuit mouvementée à Maurice et à Rodrigues lundi dernier. L'annonce sur les chaînes de télévision qu'un tsunami pourrait toucher des îles de l'océan Indien suite au tremblement de terre à l'ouest de la côte indonésienne de Sumatra a provoqué une panique générale, principalement dans les villages côtiers et dans les établissements hôteliers. Le gouvernement et les hôteliers (voir plus loin) pensent à la nécessité de mettre en place un système d'alerte locale pour éviter les "cafouillages", comme ceux que le pays a vécus lundi soir. "Nous avons des leçons à tirer", déclare le ministre de l'Environnement, Rajesh Bhagwan, qui indique que le gouvernement table sur la prochaine réunion de Grand-Baie pour élaborer un plan d'urgence contre ce type de catastrophe naturelle.

Le Second International Coordination Meeting, placé sous l'égide de l'UNESCO, prévu à Maurice du 14 au 16 avril, sera ainsi une étape importante dans la mise en place d'un système d'alerte dans l'océan Indien et également l'élaboration d'un plan d'urgence pour parer à de telles éventualités dans les pays menacés. Ces deux questions figureront au sommet des discussions lors de cette réunion, où plus de 200 délégués représentant 27 États membres de Intergovernmental Oceanographic Commission (IOC) seront présents.

"Le gouvernement est conscient du problème. Il y a des leçons à tirer et nous allons le faire. Le Premier ministre compte d'ailleurs rencontrer toutes les parties concernées, de même que le secteur privé et la société civile pour en discuter. Nous avons déjà commencé à travailler dans ce sens et la menace au tsunami est arrivée entre-temps. Le travail continue et la réunion de l'IOC devrait nous permettre de voir comment mettre sur pied un système d'alerte dans l'océan Indien et permettre aux États concernés de renforcer leurs capacités techniques et logistiques pour faire face à ce genre de situation. Il est définitif que le gouvernement viendra avec un plan d'urgence bien rodé, avec une distribution précise des responsabilités pour éviter tout cafouillage à l'avenir", a déclaré le ministre.

Cafouillage, il y en a toutefois eu, dans la soirée de lundi. L'expérience a même été traumatisante pour bon nombre de personnes habitant les villages côtiers. Si la direction de la majorité des établissements hôteliers avait pris les dispositions nécessaires pour évacuer les clients, par contre un vent de panique a soufflé dans certaines parties de l'île. À l'est, à l'ouest et au nord, des milliers de personnes ont déserté leurs maisons pour chercher refuge ailleurs. Si certains avaient préféré se mettre à l'abri chez des parents, d'autres se sont dirigés vers des lieux publics, à l'instar du stade Anjalay Coopen ou la municipalité de Quatre-Bornes ou celle de Beau Bassin/Rose-Hill.

La panique a surtout été ressentie dans les villages côtiers du sud-ouest. Les habitants des différents villages avaient mis en place un plan d'évacuation d'urgence pour aller trouver refuge dans les hauteurs de Chamarel. Des milliers de personnes s'étaient retrouvés dans les hauteurs de Chamarel en parcourant près de 5 kilomètres à pied dans la nuit de lundi à mardi.

Les Rodriguais ont également appréhendé le pire. L'île a en fait connu deux séries de vagues vers 3h. Mais aucun dégât n'a été noté.


Deux touristes français témoignent

"Nous nous sentions en sécurité malgré la peur…"

"Nous avions peur. Mais nous étions tout de même sécurisés", témoignent Olivier Burot et Géraldine Dumon, qui ont vécu l'alerte au tsunami lundi soir à peine leur deuxième nuit de vacances entamée au Trou aux Biches Hotel. Les deux Parisiens relatent la manière dont ils ont été informés de la menace du tsunami et la longue soirée vécue loin de la plage de Trou aux Biches.

Géraldine Dumon, responsable au sein d'une agence de voyages, se dit impressionnée par le dispositif mis en place pour évacuer les clients de l'hôtel pendant la soirée. L'ironie de l'histoire est qu'ils avaient initialement prévu leurs vacances en Thaïlande avant de choisir Maurice après le séisme du 26 décembre. "D'abord, nous nous sommes dits: Même ici, il y a des tsunamis ! Mais on s'est rendu compte que même s'il y a un risque, Maurice reste une destination sûre. Nous allons revenir !"

C'est aux environs de 21h15 que le couple français, qui se préparait pour le dîner, apprend avec stupeur sur la chaîne CNN qu'il y a eu un nouveau séisme non loin de l'île de Sumatra. "Nous sommes très sensibilisés par rapport à ce type de problème parce que nous voyageons beaucoup. Sur le coup, nous avons commencé à nous poser des questions avant que les chaînes de télévision ne commencent à citer l'île Maurice parmi les pays pouvant être affectés. Nous avions peur. Nous nous sommes dit que l'hôtel devait faire quelque chose. Quelque temps après, un jeune homme, très calme, est venu frapper à notre porte pour nous dire qu'il fallait quitter l'hôtel par mesure de précaution. Nous avons pris quelques affaires et nous avons rejoint les autres clients de l'hôtel sur le parking avant d'embarquer dans le bus", raconte Olivier Burot.

Les deux ressortissants français ne cachent pas leur appréciation de la manière dont la direction de l'hôtel a réagi pour sécuriser les clients. Ils estiment que cela relevait de la responsabilité de l'hôtel. "Si nous avions appris la nouvelle le lendemain matin, nous ne l'aurions pas apprécié. Mais je dois dire que la direction de l'hôtel a été à la hauteur de ses responsabilités. Tout avait été très bien organisé. C'était impressionnant de voir cette quantité de monde ce soir-là. Mais malgré la peur, nous nous sentions sécurisés", confie Géraldine Dumon.

Les deux vacanciers racontent que le lendemain de l'alerte au tsunami, les plages étaient presque désertes. "Il y avait définitivement moins de monde sur la plage et moins de bateaux en mer", disent-ils. "Nous avons tous eu peur en fait. Mais la question qui reste posée est comment ont fait ou feront les touristes qui ont loué une villa ou un bungalow dans l'éventualité d'une menace au tsunami ? Ce qui s'est passé lundi, à notre avis, devrait faire beaucoup plus de bien que de mal à votre pays. La façon dont l'hôtel a réagi vous a fait gagner des points sur le plan touristique. Nous ne pensons pas que les événements de lundi soir risquent de perturber l'image paradisiaque de l'île Maurice", ajoutent les deux Français.

 

Le Week End 3 Avril 2005