Economie Seafood Hub: Perspectives nouvelles


Retour: Nouvelles 2006

Des perspectives nouvelles se profilent à l'horizon. Avec la volonté affichée par le gouvernement de catalyser la croissance du secteur privé dans le secteur seafood, les premiers effets ont été ressentis lors de la conférence sur le Seafood Hub, qui s'est tenue pendant deux jours au Labourdonnais Hotel, Port-Louis. L'intérêt manifesté par les participants par rapport aux opportunités et les mesures d'incitation pour maintenir une croissance durable laisse entrevoir, pour bientôt, la signature de nouvelle alliance stratégique ou l'implantation de nouvelles entreprises spécialisée dans le traitement ou la distribution de produits de mer dans le paysage local.

"La Conférence internationale a été couronnée d'un franc succès", note le communiqué de presse émis à l'issue de cette conférence, organisée par le Board of Investment (BOI), le Joint Economic Council (JEC), Centre de développement de l'entreprise et Pronvest. Les discussions portant sur les possibilités d'investissements, révèlent les participants, ont en effet été fructueuses. Les filières suscitant un intérêt croissant, la pêche, l'aquaculture, le traitement des produits de mer ou la commercialisation de produits à valeur ajoutée. Avec la participation de l'Union européenne, une volonté de développer une plate-forme régionale, regroupant les pays de l'océan Indien, a également été ressentie.

Il reste cependant que le secteur seafood devrait se doter les moyens pour renforcer sa capacité et sa compétitivité pour faire face à la compétition internationale, la hausse des produits pétroliers et l'érosion des préférences commerciale sur le marché européen ou au niveau de l'Organisation mondiale du Commerce. Mais les participants sont unanimes à reconnaître que Maurice dispose des infrastructures et des ressources nécessaires pour faire décoller seafood industry. "Le potentiel est là, il ne reste plus qu'à l'exploiter", égrènent-ils.

L'expérience et le savoir faire des entreprises locales, telles que le Sea Food Hub Ltd ou la ferme marine de Mahébourg, qui ont réussi une percée dans le secteur, sont cités comme des exemples pour souligner les perspectives dans le secteur. "The Seafood industry will have to be a major contributor to our economy. Its contribution to GDP must double in short term", avait déclaré le Premier ministre Navin Ramgoolam, lors de l'inauguration de Froid des Mascareignes, jeudi soir. Le gouvernement s'est ainsi fixé comme objectif de doubler le volume d'exportation, et de favoriser des investissements de l'ordre de Rs 1,5 et de créer 5000 emplois additionnels durant ces deux prochaines années. Cela, tout en veillant à ce que les ressources marines ne soient pas surexploitées et que les pêcheurs et les petits entrepreneurs en profitent.

Brève-Le Sea Food Hub et la MBC au menu

Lors de sa conférence de presse hier, Paul Bérenger a, une nouvelle fois tourné en ridicule le fait que le gouvernement défende le "seafood hub" comme si c'était son projet alors que cette idée du secteur privé a été lancée par le précédent gouvernement. Après toute la campagne contre les IRS qui équivalait à vendre le pays aux grands blancs, ils se sont appropriés le projet et "ils n'ont même pas la décence de reconnaître que c'était nos décisions" a-t-il commenté. En fait, a-t-il dit, il n'y a pas une seule nouvelle idée de développement que le gouvernement de l'Alliance sociale ait proposée, tout ayant été repris de l'ancien gouvernement.

Le dernier mot a été consacré à la MBC qui "est une honte nationale et donne une mauvaise image de Maurice, celle d'une république bananière, par la faute de Navin Ramgoolam" alors que le pays est respecté pour sa démocratie, sa manière de pratiquer l'alternance. Il a dit espérer qu'en attendant la télévision privée, la MBC changera pour être une station digne de ce nom.


Ils ont dit
Patrice d'Hotman de Villiers:"Le terminal FDM accessible aux largest purse seiners de l'OI"
"Froid des Mascareignes, établi en 1997, est devenu un leader en matière de fish handling et de cold storage à Maurice. Lorsque nous avons fait l'acquisition de cette compagnie en 2004, elle avait, à l'époque, une chambre froide d'une capacité de 4 500 tonnes métriques et un quai long de 142 mètres. Les travaux d'extension sur le site font que la chambre froide dispose d'une capacité de 11 500 tonnes et que le quai fait 369 mètres de long et a une profondeur de 9,5 mètres, permettant aux navires allant jusqu'à 9 mètres de profondeur de s'y accommoder en période de marée haute. Le terminal de Froid des Mascareignes (FDM) est, ainsi, accessible aux largest purse seiners opérant dans l'océan Indien."
(Inauguration de Froid des Mascareignes, jeudi 2 mars)
Erik Rotsaerk (CDE):"Consolider l'industrie seafood à Maurice"
"Les pays situés dans l'océan Indien ont un avantage que les autres régions n'ont pas. Vous avez une image intégrée que les consommateurs lient souvent aux pays de la région, dont Maurice, Seychelles et Madagascar. Nous avons récemment discuté sur le seafood à Madagascar en vue de renforcer les assises des petites et moyennes entreprises. Et comme Maurice veut jouer la carte seafood à fond, il faut développer un catalyseur pour la consolidation de l'industrie mauricienne et favoriser les projets ACP de la région s'ils respectent, bien entendu, les conditions nécessaires."
Raj Makoond (JEC):"Mettre en place une stratégie de follow-up"
"Le response est favorable. La conférence a attiré des participants de qualité et de niveau. Les sessions de travail ont été intéressantes et fructueuses sur de nombreux points, permettant en même temps aux participants de comprendre le contexte international et les activités dans le secteur seafood et surtout de voir, à travers les visites, les infrastructures et les facilités disponibles. L'objectif était de positionner Maurice sur la carte internationale du seafood et de déboucher sur les alliances stratégiques. Il s'agit maintenant de continuer le travail déjà commencé et mettre en place une stratégie de follow-up. Il y a également le seafood Committee que je préside qui se rencontre chaque mois."
(Conférence Seafood, Port-Louis, vendredi 3 mars)
Rama Sithanen:"Exportations: Rs 10 milliards dans 2 ans"
"Les exportations de poisson ont augmenté de 6%. Pour les trois premiers trimestres de 2005, les exportations indiquent une augmentation de 39% en termes de valeur et 13% en termes de volume, par rapport à la même période l'année précédente. La contribution de ce secteur au PIB est estimée à 1% et notre objectif est de doubler les recettes d'exportations durant les deux prochaines années pour atteindre Rs 10 milliards." Concernant la pêche illégale dans les zones territoriales, il a déclaré : "We value our reputation as a genuine and reliable exporter to European Union and we will therefore not condone any ill practices that might tarnish our image"
(Ouverture Conférence Seafood, Port-Louis, jeudi 2 mars)


Success story

Sea Food Hub Ltd ou le"leader" des Mascareignes

Le Sea Food Hub Ltd, compagnie regroupant Thon des Mascareignes (FDM) et Froids des Mascareignes (TDM), reste la référence dans l'industrie thonière, allant de la pêche au traitement en passant par la mise en boîte. L'inauguration officielle de cette compagnie, au sein de laquelle Ireland Blyth Ltd (IBL) détient 75% des parts, jeudi soir, confirme le parcours couronné de succès faisant d'elle, aujourd'hui, "leader" dans le domaine. Et aussi un fournisseur qui a su se forger une réputation sur le marché américain et espagnol. La preuve est que le volume d'exportation est évalué à Rs 2 milliards cette année.

"Froid des Mascareignes was established in 1997 and has become a leader in fish handling and cold storage in Mauritius", déclarait avec fierté le Chief Executive d'IBl, Patrice d'Hotman de Villiers, lors de l'inauguration officielle de Sea Food Hub Ltd et la présentation de nouvelles facilités offertes par Froid des Mascareignes, jeudi soir, en présence du Premier ministre, Navin Ramgoolam. En s'associant avec Pesqueras Echebastar S.A, compagnie de pêche espagnole opérant une des plus importantes flottes de bateaux de pêche dans l'océan Indien, IBL a conforté sa position de "leader" dans cette industrie, au sein de laquelle elle avait fait ses débuts en 1972, à travers un joint-venture entre Mitsubishi in Mauritius Tuna Fishing & Canning Enterprises Ltd.

La restructuration et la modernisation de cette entreprise fait qu'elle porte, depuis novembre 1998, le nom de Princes Tuna (Mauritius) Ltd. Une année auparavant, soit en 1997, Froid des Mascareignes entrait en opération. Et depuis deux ans, Froid des Mascareignes et Thon des Mascareignes opèrent sous le chapeau de Sea Food Hub Ltd. Deux projets qui ont nécessité, à eux seuls, des investissements de plus de Rs 1 milliard, et qui misent, actuellement, sur une main-d'œuvre de 1500 personnes.

Le parcours de cette entreprise est cité comme le "success story" dans le seafood industry. Thon des Mascareignes, qui a lancé officiellement ses activités en juin de l'année dernière sur un site de 21 000 mètres carrés et en misant sur les dernières technologies et "quality standards", fait déjà parler de sa force de frappe: 220 tonnes métriques de "round fish" par jour d'ici avril de cette année. Le volume global des exportations pour 2006 est estimé à 26 000 tonnes métriques.

Malgré la montée du coût des opérations sur le marché thonier, Sea Food Hub Ltd a misé gros. Une des raisons évoquées: la zone ouest de l'océan Indien se place en deuxième position en matière de zone de pêche thonière dans le monde, après le Pacifique Sud. De plus, cette zone a pour réputation d'être le vivier des espèces de thon les plus prisés sur les marchés d'exportation. Pour soutenir la stratégie de Sea Food Hub Ltd, Patrice d'Hotman de Villiers a expliqué la tendance de cette industrie lors de son allocution jeudi soir. "Rising production costs in Europe, more specifically labour costs, are prompting industrialists in this part of the world to delocalise their activities to countries nearer to the main tuna fishing grounds, where production costs are also significantly lower. Our clients being industrialists themselves are extremely demanding concerning quality, punctuality and safety. We have therefore fitted our factory with state of the art equipment and operate under strict sanitary conditions in line with E.U. and FDA regulations. Modern water treatment and desulphurization plants control waste water and emission of gas so as to minimize the possible negative impacts on the environment. "

Les mêmes arguments avaient été repris à la conférence internationale sur le Seadfood Hub vendredi matin, par le Managing Director de FDM et TDM, Joël Bruneau, qui intervenait lors d'une session de travail ayant pour thème" Case studies-Success stories ". Il devait ajouter que le success de TDM et FDM, malgré le fait qu'elle soit une jeune entreprise, demeure un" local leader in fish handling and cold storage ". "Nous avons la volonté, un réservoir de personnes et les infrastructures pour avancer dans notre projet ", devait-il ajouter.

En deux ans, cette compagnie a développé ses capacités en matière de production et de stockage. La chambre froide d'une capacité de 4 500 tonnes métriques est passée à 11 500 tonnes métriques. Le quai de 142 mètres a été allongé jusqu'à 349 mètres avec une profondeur de 9,5 mètres." The Froid des Mascareignes terminal is, therefore, accessible to the largest purse seiners currently operating in the Indian Ocean ", fait ressortir le CEO d'IBL.

Les ambitions d'IBL et ses partenaires ne s'arrêtent pas là. Un projet d'expansion et d'alliance stratégique avec un opérateur et distributeurs des produits de mer de renom aux États-Unis a déjà été enclenché. Présent lors de la cérémonie marquant l'inauguration de Froid des Mascareignes, le Premier ministre a salué la percée d'IBL dans ce secteur qui, dit-il, dispose d'un gros potentiel économique. Il a réitéré sa volonté de faire de Maurice un centre de traitement de produits de pêche, tout en exploitant notre zone économique exclusive et en encourageant l'investissement local et étranger dans l'industrie marine.


Services portuaires

Port de pêche "moderne" à Bain-des-Dames

Avec une croissance du trafic maritime occasionnée par l'arrivée d'un plus grand nombre de bateau de pêche à Port-Louis, la Mauritius Port Authority (MPA) songe déjà à construire à nouveau port de pêche dans la région de Bain des dames. Ce projet, qui fera au préalable l'objet d'une étude de viabilité technique et financière, devrait démarrer en 2007. Le nouveau port devrait être doté d'un quai, de chambres froides et d'autres facilités pour les activités de traitement de poissons. Cette partie de Port-Louis devrait également être transformée avec le projet de nouveau Bulk Terminal à Les salines.

"Notre vision est de faire de Port-Louis un" world class "port , offrant les mêmes services que ceux proposés par les plus grands ports internationaux." Cette déclaration est celle de Shekar Suntah, Deputy Director de la MPA, alors qu'il intervenait lors d'une session de travail ayant pour theme "Port strategy for seafood hub". Le projet de mettre opération d'un nouveau port d'exploiter à fond la care seafood.

Le projet de Bain-des-Dames permettrait ainsi de soutenir la croissance envisagée dans ce secteur, tant en matière de transbordement de poissons ou d'exportation de produits. Selon une première ébauche du projet, le port de Bain-des-Dames sera aussi doté de chambres froides occupant une superficie totale de 30 000 m2, d'entrepôts et de bâtiments pour abriter des usines pour les activités de traitement. La réalisation se fera avec la participation du secteur privé. "Ce port de pêche sera doté de facilités modernes. Le projet est en deux phases, mais il faudra toutefois attendre les résultats d'une étude technique et économique pour prouver sa viabilité. Il s'agira d'étudier l'aspect environnemental, car ce type de projet nécessite la création d'un chenal, donc des travaux de dragage. Si tout se passe bien, les travaux devraient débuter en 2007", soutient Shekar Suntah.

Pour le Deputy Director de la MPA, l'industrie seafood est un secteur prometteur et il prévoit un "trafic énorme" dans les années à venir. "C'est un secteur en pleine croissance. Avec l'initiative du Gouvernement d'interdire le transbordement en haute mer ou en dehors du port, tous ces bateaux vont devoir venir à Maurice. On doit s'attendre à un trafic encore plus important", dit-il.

Cependant, la mise en opération du nouveau port de pêche ne serait pas urgente. Dans son exposé à la conférence sur le seafood hub, Shekar Suntah devait indiquer que Port-Louis dispose des installations et facilités nécessaires, à ce jour, pour accueillir quatre fois plus du volume de poissons qui y transitent tous les jours. Les statistiques indiquent que ces activités ont connu une évolution constante au cours de ces deux dernières années.

Entre 2000 et 2005, le volume de poissons le "fish traffic" est passé de 79 959 à 96 970 tonnes métriques. L'arrivée d'un nouvel opérateur dans le secteur, en l'occurrence Thon des Mascareignes a largement contribué à cette hausse dans les exportations du thon en boîte. Les exportations de cette nouvelle usine et Princess Tuna, au combiné, porte les exportations à 61 907 tonnes l'année 2005. La barre des 100 000 tonnes devrait être franchie en 2006, selon les projections.

Selon les chiffres disponibles, 99% des exportations passent par Port-Louis. "Le service portuaire a un rôle vital à jouer dans le développement du seafood hub à Maurice", ajoute-t-il. Il a évoqué les autres facilités et services offerts par les autres partenaires privés, notamment Taylor Smith, pionnier dans le domaine de chantier naval à Maurice; le Chantier naval de l'océan Indein (CNOI), qui est en opération depuis 2004, Casamar, spécialisé dans l'assemblage et les réparations. Pour les activités de transbordement, Port-Louis dispose de deux quais longs de 315 mètres. Il peut également compter sur deux "packing halls" de 816 mètres carrés, un cold store de 800 mètres carrés - sous la responsabilité de l'Agricultural Marketing Board - et d'un "Bunkering Pipeline."


Fermes marines à Maurice

Un Master Plan pour développer l'aquaculture

L'aquaculture est un secteur porteur. Le gouvernement misera ainsi sur un Master Plan pour développer son potentiel à travers l'investissement privé. Un appel d'offres international sera lancé bientôt pour recruter un consultant en vue d'une étude sur le potentiel des différents sites susceptibles d'accueillir des fermes intégrées et de mettre en place un plan stratégique. À ce jour, une seule entreprise aquacole est en opération dans l'île, la Ferme marine de Mahébourg. Un deuxième promoteur a soumis une demande au Board of Investment (BOI) pour le développement d'une ferme à Petite-Rivière.

De par l'intérêt que suscite l'aquaculture - cela s'est vérifié lors de la conférence sur le seafood hub -, le gouvernement espère donner une "perspective plus cohérente" à ce secteur, considéré comme une composante non négligeable dans l'industrie du seafood. Le ministère de l'Agro-industrie et celui des Finances travaillent déjà sur un projet d'appel d'offres international en vue de conduire une étude, dont les recommandations serviront de guidelines pour le développement futur de l'aquaculture à Maurice. Six sites ont été identifiés pour accueillir des fermes marines, notamment dans la région de Pointe-aux-Feuilles (Mahébourg), à Tamarin et dans la zone sud-ouest de l'île.

"L'étude devrait permettre aux consultants de confirmer le potentiel de ces sites et aussi d'étudier les autres possibilités à travers l'île. Les recommandations des experts seront des outils importants pour le développement futur de cette activité à Maurice. Avec l'expérience des promoteurs de la Ferme marine de Mahébourg et le Master Plan qui sera préparé, nous serons plus éclairés sur la question. Il permettra aux nouveaux opérateurs de promouvoir le développement de techniques aquacoles durables tant sur le plan économique qu'environnemental", explique un haut cadre du ministère de l'Agro-industrie. Le gouvernement estime également que l'aquaculture peut devenir un secteur de production porteur, qui devrait être bénéfique à l'industrie du seafood et aux populations rurales.

Les activités de la ferme marine de Mahébourg ont intéressé plus d'un lors de la dernière conférence sur le seafood hub. Bon nombre de promoteurs locaux et étrangers ont montré un intérêt par rapport à l'aquaculture. La ferme de Mahébourg, opérationnelle en 2002, semble avoir déjà atteint sa vitesse de croisière puisqu'elle ambitionne de produire 500 tonnes de poissons cette année. Valeur du jour, elle produit ses poissons à partir des bassins installés à l'aide d'ancrage sous l'eau Avec son projet de mettre en opération un processing plant, elle ambitionne de produire jusqu'à 10 000 tonnes de poissons par an d'ici quatre ans.

La Ferme marine de Mahébourg, opérant à Pointe-aux-Feuilles, se concentre actuellement sur l'élevage de gueules-pavées et de cobias. Le cobia est une espèce importée des États-Unis. Claude Michel Jory, Managing Director de la ferme de Mahébourg, indique qu'une nouvelle espèce, le cordonnier, sera mise dans quelques mois sur le marché local, tout en poursuivant les exportations sur le marché international. "We are going to set our own distribution network", a-t-il déclaré lors de la conférence sur le seafood hub vendredi matin.

Élevage de barramundi à Canot

Une deuxième ferme se prépare par ailleurs à entrer en opération. Elle produira une espèce portant le nom de barramundi. Une demande dans ce sens a été formulée au BOI. La ferme devrait opérer à Canot, non loin de Petite-Rivière. Le promoteur, qui compte développer sa ferme sur un terrain de 10 arpents, projette, dans un premier temps, d'écouler ses produits sur le marché mauricien avant de se lancer dans l'exportation. Pour sa première année, elle prévoit de produire 45 tonnes de barramundi, avant de passer à 120 tonnes annuellement l'année suivante.

Pour rappel, barramundi est un mot indigène qui signifie poisson de rivière à larges écailles. Typique de l'Australie, c'est un poisson très ancien appartenant à la famille de la perche, qu'on retrouve depuis la rivière Ashburton, en Australie occidentale, jusqu'à la rivière Noosa, dans le Queensland. Il aime les régions tropicales et subtropicales. Ceux qu'on pêche dans les eaux très salines sont plus longs, avec la partie dorsale gris-vert, le ventre gris argenté et les nageoires un peu jaunâtres. Ceux qui fréquentent les étangs, les petites criques, les rivières un peu saumâtres sont plus dorés, plus larges, avec une forte queue. Le barramundi devient un mâle à l'âge de 3 ans et peut mesurer jusqu'à 60 cm de long.

Le Week End 5 mars 2006