Energie propre: de l'herbe utilisée pour produire de l'électricité


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La Grande-Bretagne, qui s'est donnée pour objectif de réduire de 60% ses émissions de gaz à effet de serre d'ici 2050, mettra bientôt en opération sa première centrale électrique utilisant de l'herbe comme combustible. Cette première station fonctionnant à l'herbe et qui fournira de l'électricité à 2.000 foyers se trouvera à Staffordshire (centre de l'Angleterre). Elle coûtera près de Rs 200 millions.

Connu comme "l'herbe éléphant" ou le "napier", cette plante, qui ressemble à la canne à sucre, représente une véritable alternative à l'énergie fossile. Dans la région de Staffordshire, le lancement de ce projet est considéré comme un événement majeur pour les agriculteurs en particulier. Ce projet "est d'une importance majeure pour l'industrie rurale", a déclaré Amanda Gray, directrice de l'usine. "Nous croyons que la biomasse offre une véritable alternative à l'énergie générée par les éoliennes", a-t-elle poursuivi.

La construction de cette usine coûtera 9,4 millions d'euros. Selon les différentes sources d'information, la quantité de CO2 rejetée n'excédera pas la quantité absorbée par la plante lors de sa croissance. Comparée à une centrale classique, cette usine, qui fonctionnera 8 000 heures par an, fera l'économie d'une tonne de dioxyde de carbone rejetée par heure.

Ce projet de centrale électrique à l'herbe est considéré comme une étape majeure dans la production de l'énergie propre. Selon le Guardian, l'usine représente une alternative pour créer de l'énergie propre, alors que le changement climatique constitue une priorité de la présidence britannique du G8 (Royaume-Uni, Allemagne, France, Italie, États-Unis, Canada, Japon et Russie) et l'un des thèmes majeurs du sommet de Gleneagles, en Ecosse, en juillet prochain. A titre d'information, la Grande-Bretagne produit 3% des gaz à effet de serre alors qu'elle ne représente que 1% de la population mondiale.

La diversification des sources d'énergie dans nombre de pays est devenue source de priorité depuis ces dernières années, surtout avec les appels internationaux aux pays industrialisés de réduire les émissions de gaz à effet de serre. L'utilisation d'énergies renouvelables étant donc d'actualité puisque plusieurs pays ont démontré un certain intérêt par rapport à ce projet.

Maurice: l'herbe ou l'énergie océanique ?

Les pays à vocation agricole ou les Etats considérant la biomasse comme une alternative fiable pour éviter la combustion des énergies fossiles. Ils y voient des intérêts environnementaux aussi bien qu'économiques. Et aussi de nouvelles possibilités pour les populations locales. En attendant les premiers résultats de la centrale électrique à l'herbe, le cas de Staffordshire est cité en exemple. Cette idée a germé il y a deux ans dans le cadre de la mise en oeuvre d'un Biomass and Renewable Energy Project, initié grâce à un partenariat entre une coopérative de fermiers et la Staffordshire Chamber of Commerce. Le but était d'aider les fermiers à se lancer dans la diversification agricole. Aujourd'hui, les fermiers de Staffordshire, Shropshire and Cheshire se sont regroupés pour exploiter une plantation de 200 hectares de "l'herbe éléphant."

Ce projet est-il envisageable à Maurice ? La question ne se pose pas pour l'instant, indiquent les hauts responsables au ministère des Utilités publiques. Mais, l'on précise que l'utilisation des énergies renouvelables reste d'actualité, surtout pour les petits Etats insulaires. L'Etat mauricien est en négociation avec le gouvernement du Japon, avons-nous appris, pour le financement d'une étude de faisabilité pour la mise en opération d'une centrale thermique utilisant l'énergie océanique pour produire de l'électricité. Cette nouvelle technologie (OTEC: Ocean Thermal Energy Conversion) a été développée le professeur Haruo Uehara, scientifique japonais et Directeur de l'Université de Saga au Japon.

Environnement

Plastique: et c'est reparti !

Quelle surprise ! La réalité du terrain a déjà pris le pas sur le respect de l'environnement et le souci de l'esthétique. Si, selon la formule consacrée, "banderoles ek oriflammes pa voté", les partis politiques de tous bords avancent l'argument de "l'impact visuel" pour justifier l'usage de kilomètres de plastiques pendant cette campagne électorale. Même du côté de l'alliance MSM-MMM - qui avait pourtant, donné l'exemple, en bannissant cette matière depuis les élections de 2000 - le plastique refait à faire son come-back. Mais… il sera dégradable, promet le parti. Par ailleurs, dans un communiqué publié cette semaine, le ministère de l'Environnement et la NDU rappellent aux partis en lice, à observer certaines règles de sécurité, de civisme et de l'environnement. Pas de peinture et de graffitis sur les routes, les arbres, les bâtiments publics et les monuments; pas d'installation de banderoles ou d'oriflammes à la sauvage, et enfin pas de plastique non-dégradable…

"Les partis politiques et les candidats pour les besoins de la campagne électorale de 2005, procéderont à la décoration aux couleurs de leurs partis respectifs. Ces décorations font évidemment partie de notre folklore électoral, cependant, il est nécessaire de rappeler à tous ceux concernés certaines règles à respecter", fait ressortir ce communiqué en date du 1er juin. En matière de sécurité, le ministère de l'Environnement invite les activistes sur le terrain à faire attention aux fils électriques lors de l'installation des banderoles et autres oriflammes. Celles-ci ne devraient pas être placées "dans des endroits non appropriés" afin de ne pas gêner les piétons ou le trafic routier "et ainsi éviter des accidents", soulignent les autorités.

Quelques règles de civisme aussi: respecter les signes "Défense d'afficher", les clôtures, les abribus, ou encore, demander l'autorisation des propriétés privées avant d'y placer une quelconque décoration électorale… Sur le plan de l'environnement, les autorités appellent à privilégier des matériaux environment friendly que sont des toiles ou du plastique dégradable. Enfin, les partis politiques sont vivement invités, après les élections, à "enlever les banderoles, oriflammes et affiches" et de "collecter les matières en plastique utilisées" et les renvoyer chez des collecteurs de plastique pour être recyclées." Nous comptons sur la compréhension et la collaboration des partis politiques, les candidats ainsi que le public en général pour qu'ils adoptent des pratiques qui respectent pleinement l'environnement", conclut le communiqué du ministère de l'Environnement et de la NDU. Faut-il croire aux miracles ?

S'il n'y a aucun chiffre officiel sur les déchets plastiques produits au cours des campagnes électorales, on estime qu'il y aurait plus de 5 tonnes de banderoles déployées lors des dernières élections générales.


Mise en opération du Saint Martin Sewerage Treatment Plant

Objectif: traiter les eaux usées 223 000 habitants

Avec sa mise en opération, la Saint Martin Sewerage Treatment Plant devrait assurer le traitement d'eaux usées produites par 223 000 habitants et industries des Plaines Wilhems d'ici 2015. Ce projet représente en fait une étape dans le programme de gestion des eaux usées pour le pays. Et ce pour les cinq prochaines années, des investissements de 8,5 milliards seront nécessaires pour la mise en place d'un système de tout-à-l'égoût dans différentes parties de l'île, ainsi que pour le raccordement des maisons à ce même réseau.

C'est ce qu'a déclaré le Premier ministre, Paul Bérenger, vendredi après-midi, lors de l'inauguration de la station de Saint Martin. Soutenant que le secteur des eaux usées a connu un développement sans précédent durant ces quatre dernières années avec des investissements massifs, il a indiqué qu'il y a encore un long chemin à parcourir avant que tout le pays ne soit doté d'un "good waste water disposal system. "Le Premier ministre a ainsi lancé un appel pour que tous ceux concernés s'assurent que le système, une fois en place, bénéficie de l'entretien nécessaire pour que" nos efforts ne partent pas dans les drains."

Le projet de Saint Martin, qui a coûté Rs 1,1 milliard, a été financé par l'Union européenne et le gouvernement mauricien. Pour Paul Bérenger, l'élaboration d'un Sewerage Master Plan en 1994, et ce pour une période de 20 ans, a été suivie par un National Sewerage Programme (NSP) en 1998 avec pour but d'atténuer le problème de pollution et d'améliorer les conditions d'hygiène et de santé de la population. "It will also provide a welcome relief to inhabitants of this region and to the hundreds of people, including tourists, using daily the Flic en Flac road linking the southern and western parts of the island to the capital," a-t-il souligné.

Ainsi, l'objectif sera d'assurer que 223 000 personnes récensées dans les Plaines Wilhems et les usines concernées soient connectées au système de tout-à-l'égout en 2015. Le contrat au niveau du réseau du Plaines Wilhems Trunk a déjà été alloué à la compagnie Jan de Nul pour une somme de Rs 886 millions. Le Premier ministre a également cité les projets en cours dans d'autres régions pour atteindre les objectifs du NSP, notamment le projet de Montagne-Jacquot, celui de Grand-Baie, de Port-Louis-Nord et de Baie-du-Tombeau. Hormis, la réhabilitation du système de tout-à-l'égout au niveau des ex-CHA et des complexes de la NHDC, 3 000 maisons ont été raccordées au réseau.

Intervenant lors de cette cérémonie, le ministre des Services publics, Alan Ganoo, a mis l'accent sur les efforts du gouvernement et l'aide de la Commission européenne dans ces projets d'assainissement. Il a indiqué que le gouvernement a "scrupuleusement" respecté le programme mis au point, ainsi que les procédures dans l'allocation des contrats. "Ce secteur a connu un développement sans précédent", a-t-il ajouté, tout en précisant que la station de Saint Martin pourra également produire de l'électricité à partir du "biogas".

Les eaux usées, une fois traitées, seront utilisées pour les besoins d'irrigation. Dans ce contexte, le vice-Premier ministre et ministre des Finances, Pravind Jugnauth, a annoncé qu'un accord était en passe d'être signé dans ce sens avec l'Irrigation Authority. Le vice-Premier ministre et ministre des Finance a soutenu que les projets initiés pour assurer une gestion efficace des eaux usées traduisent la politique du gouvernement en matière de développement durable.

 

Le Week End 6 juin 2005