Fin des travaux pour contenir l'érosion côtière


Retour: Nouvelles Locales

Les travaux entrepris à Rivière-des-Galets, au coût de Rs 3,5 M, pour contenir l'érosion de cette zone côtière, sont presque complétés. Ces travaux ont débuté en juillet et il a été constaté qu'il était nécessaire de procéder à la mise en place de pierres additionnelles sur la première couche des gabions, comme mesures de protection. Dans une déclaration au Mauricien, le ministère de l'Environnement, Rajesh Bhagwan, estime que " les problèmes d'érosion à Rivière-des-Galets nécessitaient des actions urgentes ". Par ailleurs, le rapport final sur l'érosion côtière qui vient d'être déposé officiellement à l'Environnement, sera examiné au Conseil des ministres, vendredi prochain.

" Le problème d'érosion de notre zone côtière constitue un de nos principaux soucis. C'est ce qui nous a poussés à commanditer cette étude ", affirme Rajesh Bhagwan. Il souligne que, parallèlement, le ministère de l'Environnement ne pouvait pas rester insensible à la situation dangereuse à Rivière-des-Galets.

Sur la partie est de ce petit village côtier du Sud, il y a une petite baie, plus précisément à l'embouchure de la Rivière-des-Galets. Cette plage sablonneuse est protégée par des fringing reefs. Toutefois, la partie à l'embouchure de la Rivière-des-Galets est recouverte de galets. Les récifs se trouvent à quelque 100-150 mètres du rivage, à l'exception de la partie ouest, où ceux-ci sont plus rapprochés de la plage.

La plage est exposée aux vents du Sud-Est. Alors même que les fringing reefs assurent une protection, il est établi que là où les récifs sont proches de la plage, il y a davantage de vagues déferlent. Pour ce qui est du problème d'érosion affectant cette zone côtière, une étude entreprise en 1994 après le passage du cyclone Hollanda pour évaluer l'ampleur de l'érosion côtière, la région de Rivière-des-Galets figurait parmi les régions les plus touchées.

Des gabions sur une distance de 800 mètres étaient installés une première fois en 1995, à l'initiative du ministère de l'Environnement, au coût de Rs 1,1 M.

Gabions endommagés

Le 18 avril 2001, une lettre en provenance du bureau du Chief Whip, José Arunasalon, faisant mention de dommages causés aux gabions était reçue à l'Environnement. C'était à la suite d'un raz de marée causée par le cyclone Ando. Il était établi que 36 mètres de gabion étaient endommagés. Par la suite, lors d'une question parlementaire posée par le député Jean-Claude Armance, le ministère de l'Environnement a décidé d'allouer un contrat à la DWC pour que les réparations nécessaires y soient effectuées.

En septembre 2001, une visite conjointe techniciens de l'Environnement/DWC y était organisée en vue d'évaluer l'état des gabions et le volume de travaux de réparation à être effectués.

C'est alors qu'un nouveau contrat était accordé à la DWC. Mais avec la non-disponibilité de matériaux, la mise en place d'autres gabions fut retardée. Cela fut soulevé à l'Assemblée nationale par la députée Danielle Perrier, le 28 mars 2002. Après une visite sur le site à Rivière-des-Galets, la DWC a fait ressortir que les cotations soumises antérieurement concernaient seulement des réparations mineures et que celles-ci n'incluaient pas le remplacement des gabions près du cimetière, ainsi que ceux complètement abîmés en face du village.

La DWC soumit alors une nouvelle cotation de Rs 2,2 M. En mars 2003, il était demandé à la DWC de soumettre de nouvelles cotations, vu que la conception de travaux a été amendée par rapport aux recommandations faites par des consultants spécialisés dans le domaine de l'amélioration de la zone côtière. Ces nouvelles cotations se chiffraient à Rs 3,5 M.

Contrôle continu

Le 1er avril 2003, la DWC a reçu sa Letter of Awards et il était demandé à celle-ci de commencer le travail dans un délai de sept jours. Les travaux étaient échelonnés sur cinq mois. Compte tenu des difficultés à trouver de matériaux, selon les spécifications prescrites, les travaux ont accumulé un nouveau retard.

Un contrôle continu était assuré durant les travaux. La nouvelle conception du projet comprend la mise en place de grosses pierres en face des gabions, pour faire office de première barrière. La première couche de rochers installée a été soulevée et charriée par les vagues violentes en cet endroit alors que certaines pierres ont été ensevelies sous le sable. Des pierres additionnelles furent mises en place sur la première couche des gabions comme mesures de protection.

" Nous avons assuré à travers ces travaux, qui se terminent à la fin de septembre, la sécurité du public et des habitants de Rivière-des-Galets. Mon ministère a répondu aux nombreuses sollicitations des élus et des forces vives ", maintient Rajesh Bhagwan.

Interrogé, Yvon Fany un des responsables des forces vives de Rivière-des-Galets exprime sa satisfaction : " Une mer démontée en 2002 a causé des dégâts aux gabions. Notre député Mico Arunasalon nous a donné un coup de main. " L'Environnement y a dépêché une équipe pour prendre des photos. Yvon Fany fait état d'une visite de Mme Soogun, responsable du département de l'Integrated Coastal Zone Management (ICZM), mardi dernier, pour constater l'évolution des travaux.

" Mme Soogun dire moi qui ena un peu travay encore pou faire. Li dire pou met disab du côté la terre plein ", déclare M. Fanny. Selon lui, un tel projet est inutile. " Dimoune allé vini, disab là pour marché ", pense-t-il.

S'agissant des pierres, Yvon Fany note avec satisfaction qu'elles ont été installées alors que le ministre a promis que les gabions seront étendus jusqu'à la rivière.


Le Mauricien 7 octobre 2003