Sécurité dans le lagon: Un comité de coordination pour des actions concertées


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Deux semaines après un incident impliquant un speed boat et un nageur à Trou aux Biches, la Beach Authority a réuni les différentes autorités concernées par la sécurité dans le lagon - National Coast Guard, Tourism Authority, ministère du Tourisme, Ports Authority, Local Government, ministère de la Pêche. Un comité de coordination a été mis sur pied en vue de favoriser des actions concertées sur le terrain. Si aucun modus operandi n'a été défini à ce stade, plusieurs points ayant trait à la sécurité des baigneurs ont été passés en revue à la première réunion, dont l'administration des plages, la démarcation des swimming zones, la distance réglementaire pour les bateaux, l'installation des panneaux de dangerous bathing, et… une possible remise en utilisation du mirador de Flic en Flac.Qu'est-ce qu'une zone de baignade ? Selon le GN 90 de 2004 de la Beach Authority Act 2002, il s'agit de la démarcation d'un "reasonable space within a public beach" par des "yellow coloured floats and buoys". Signe particulier: aucune activité nautique n'est autorisée à l'intérieur de la swimming zone. Il en est de même pour la buffer zone, qui se trouve à une distance de 10 mètres de la zone de baignade et qui sera signalée par des bouées rouges, stipule par ailleurs ce règlement. Si la nouvelle loi désigne clairement la Beach Authority comme l'autorité responsable de la démarcation des zones de baignade sur les plages publiques, c'est le plus souvent le ministère de la Pêche qui en prend l'initiative.Après la démarcation des plages de Pereybère et Flic en Flac, une équipe technique du ministère de la Pêche planche en ce moment sur la délimitation des zones de baignade à La Cambuse et à Mon Choisy. Toutefois, lorsqu'il s'agit du remplacement des bouées disparues - comme à Pereybère, notamment -, c'est une tout autre histoire, où les autorités n'ont de cesse de se renvoyer la balle… Alors que la Beach Authority dit attendre un nouvel exercice de démarcation du ministère de la Pêche pour remplacer les bouées, celui-ci soutient qu'il n'y a pas lieu de procéder à un nouvel exercice de démarcation pour le faire. Faute de budget, sans doute, ce n'est donc pas demain la veille que les bouées jaunes flotteront de nouveau dans le lagon de Pereybère…En revanche, les signaux d'avertissement devraient désormais être plus visibles sur les plages jugées dangereuses à la baignade. À la suite d'un relevé entrepris par le National Coast Guard, une vingtaine de panneaux dangerous bathing ont été aménagés par la Beach Authority, au cours du dernier mois. Les sites concernés sont: Baie du Tombeau, Le Goulet, Pointe aux Piments, La Preneuse, Tamarin, Le Morne, Poste Lafayette, GRSE, La Cambuse, Le Bouchon, Gris-Gris, Riambel et Pomponette.À noter enfin que l'avis du commissaire de police a été sollicité sur le sort du watch tower de Flic en Flac. Ce mirador appartenant à la force policière est actuellement dans un état de délabrement. "Il faudrait soit l'enlever, soit le restaurer", estime la Beach Authority. Dans le deuxième cas, les autorités pourraient envisager la remise en activité du watch tower pour la surveillance du lagon et la sécurité des baigneurs. Un dossier à suivre…L'administration des plages publiques - terme qui comprend également le lagon - relève, rappelons-le, de la responsabilité de plusieurs départements de l'État. La Beach Authority est responsable, d'une manière générale, de la gestion des plages publiques; le ministère de la Pêche, des activités des pêcheurs dans le lagon; le ministère du Tourisme, des hôtels et des opérateurs de bateaux de plaisance. Quant à la police et le National Coast Guard, ils sont tenus de faire respecter les dispositions du Pleasure Craft Act, en ce qui concerne, entre autres, la distance réglementaire des bateaux de plaisance - pas moins de 100 mètres de la plage -, la validité des permis et des équipements à bord et la vitesse autorisée.

Le Week End 13 fevrier 2005