Etude commanditée auprès de l'université de Maurice


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Erosion

Etude commanditée auprès de l'université de Maurice

Le ministère de l'Environnement a commandité une étude sur l'érosion auprès de l'université de Maurice. Affirmant que Maurice possède les compétences pour traiter du problème d'érosion, M. Bhagwan se dit déterminé à agir, vu que, selon lui, l'érosion des plages et des montagnes a atteint un seuil alarmant. Le ministre a indiqué au Mauricien qu'outre les plages de Grand-Baie et de Trou-aux-Biches, celles de Flic-en-Flac et de Palmar sont également affectées. M. Bhagwan affirme qu'aucun "suivi n'a été assuré sur les 3 500 mètres de gabions installés sur les six sites les plus touchés; installations qui avaient coûté Rs 18,4 M".

"La situation s'aggrave de jour en jour à Flic-en-Flac et dans le nord du pays. Ces dernières années, nous avons agi trop de manière piece meal. Le problème ne se pose pas seulement au niveau du littoral, mais aussi à l'intérieur du pays, notamment dans les environs de Grande-Rivière-Sud-Est et des montagnes qui s'y trouvent", affirme M. Bhagwan, avant d'ajouter que son attention sur l'érosion du Sud-Est a été attirée par le PPS Rajesh Bhowon et le responsable du Mouvement pour l'autosuffisance alimentaire (MAA), Eric Mangar. Ces derniers avaient expliqué au ministre comment planteurs et habitants de la région sont affectés par l'érosion.

Pour M. Bhagwan, cette étude sur l'érosion demeure "la priorité des priorités" et elle couvrira également la situation à Rodrigues. "Une somme de Rs 18,4 M a été dépensée dans l'installation de 3 500 mètres de gabions sur six sites considérés comme critiques, mais il n'y a eu aucun suivi systématique", se plaint M. Bhagwan, avant d'ajouter que son ministère ne possède pas de données sur les problèmes d'érosion et les travaux de recherche entrepris. "Il y a un manque d'expertise technique au sein de mon ministère pour effectuer un contrôle sur la performance des gabions", révèle-t-il.

L'initiative du ministère de l'Environnement en vue de redresser la situation dans les sites les plus affectées - Grand-Baie, Rivière-des-Galets, Cap-Malheureux, Flic-en Flac, La Prairie et Riambel - remonte à 1995, avec l'installation de 3 500 mètres de gabions - projet toujours en cours et bénéficiant de l'expertise sud-africaine. Au ministère, l'on affirme que ce projet a permis de "renverser la situation et d'arrêter l'érosion".

Les sites suivants ont été réhabilités suite à l'installation de gabions: Grand-Baie (200 mètres); Rivière-des-Galets (800 mètres); Cap-Malheureux (100 mètres); Flic-en-Flac (700 mètres); La Prairie (300 mètres) et Riambel (1 400 mètres). Les critères pour l'identification des parties du littoral nécessitant des travaux de réhabilitation sont les suivants: a) la profondeur des escarpements (l'étendue des racines dénudées des filaos); b) l'érosion de la route côtière à Grand-Baie et La Prairie; c) l'érosion des zones résidentielles, notamment à Rivière-des-Galets; d) la sensibilité des sites où l'érosion fait des dégâts, notamment aux cimetières de Cap-Malheureux et Souillac; et, e) l'érosion des plages publiques, notamment à Flic-en-Flac, où il y a une hausse constante de pique-niqueurs.

Pourquoi l'option gablions? Le ministère motive son choix, vu que "a) It is flexible and hence can take up unexpected and localised loads; b) It is permable and hence drain water efficiently; c) It is an energy dissipator; d) It helps in accreting sand; e) It is ecologically safe and could be easily melted in the landscape; f) It is easy to construct; and, g) It is robust and durable". Les prochains sites identifiés pour des travaux de réhabilitation sont Trou-d'Eau-Douce (750 mètres); Flic-en-Flac/Wolmar (250 mètres); Poste-de-Flacq (650 mètres); Pomponette (400 mètres); Le Morne (1 500 mètres); et Rivière-Noire (1 000 mètres).

Le mauricien, 16 Fevrier 2001