Conjoncture et perspectives sur le Sucre

Retour: Nouvelles Locales

Sucre: L'heure est grave mais pas de panique !

Le Premier ministre, Paul Bérenger, s'est appesanti sur l'urgence de la situation dans l'industrie sucrière avec la confirmation de la menace de la réduction de l'ordre de 37% du prix du sucre par l'Union Européenne. Il a également fait état des derniers développements dans le dossier de la souveraineté de Maurice sur l'archipel des Chagos et a annoncé qu'il compte écrire à son homologue britannique, Tony Blair, suite à la lettre de ce dernier en date du 9 juillet. Il a aussi passé en revue le problème dans l'industrie de la pêche hauturière, commenté les conclusions de la commission d'enquête sur les portiques de la Cargo Handling Corporation Limited et fait part de sa sympathie suite au drame survenu au Tamil Nadu (Inde) où quelque 80 enfants ont péri lors d'un incendie en fin de semaine.

Prix du sucre : Avec les propositions de réforme du Régime Sucre de l'Union Européenne, le Premier ministre a fait état de l'intensification de la campagne de lobbying et la préparation d'un plan d'urgence pour l'industrie sucrière avec des mesures Tailor-Made. Il a félicité les représentants des petits planteurs et des employés de l'industrie sucrière pour leur lucidité et leur sens de responsabilité.

" L'heure est grave, très grave. Mais pas de panique. Je garde bon espoir que le travail de lobbying engagé aura pour conséquence une diminution du taux de réduction du prix du sucre et une plus longue période. Le Case de Maurice est bien solide. Maurice est le pays qui a utilisé le mieux les retombées du Protocole-Sucre pour le développement du pays. Nous sommes aussi le pays le plus affecté par la baisse du prix prévue " a-t-il déclaré.

Paul Bérenger note deux aspects positifs dans les propositions de réforme, notamment la référence aux garanties au sujet des accords de préférence dans l'Accord de Cotonou et la possibilité de Tailor-Made Measures en faveur des pays producteurs de sucre des ACP. " Nous prenons note de ces développements positifs ", a-t-il dit.

Le Premier ministre met en garde contre les répercussions de l'entrée des nouveaux Etats membres au sein de l'Union Européenne. " Nous besoin empêche qui l'attention de l'Union Européenne Distracted. La baisse du prix du sucre ine faire surface avec l'intégration à l'Union Européenne de dix autres Etats membres. La Commission a été obligée de présenter un budget en hausse de 25% pour accommoder les nouveaux adhérents, qui sont moins développés et plus pauvres que les 15 autres. Plusieurs pays européens s'opposent à cette démarche. Une Budget War est à prévoir de même que des tiraillements ", a-t-il déclaré en faisant ressortir que le contexte est encore plus difficile pour les ACP en vue d'obtenir l'aide d'accompagnement méritée.

l L'affaire de Diego Garcia : Le Premier ministre a rappelé que suite aux consultations avec les conseils légaux britanniques, dont Me Ian Brownlie, Maurice peut saisir la Cour Internationale de Justice en passant par l'Assemblée générale des Nations unies de l'affaire de souveraineté de Maurice sur l'archipel des Chagos sans retrait du Commonwealth. Il a annoncé pour jeudi une nouvelle séance de travail de la cellule spéciale sur les Chagos, présidée par lui et comprenant le vice-Premier ministre, le ministre des Affaires étrangères, l'Attorney General, le Solicitor General et le secrétaire au Cabinet. L'objectif est de planifier les prochaines étapes de cette démarche diplomatique et politique.

" Nous pe alle de l'avant. Mais nous garde espoir qui pou énan bann développements positifs venant de Londres qui pou évite nous prend bann mesures, dont alle la Cour Internationale de Justice ", a-t-il déclaré. Il a annoncé qu'au cours de la semaine prochaine, il compte écrire à Tony Blair suite à la lettre qui lui a été transmise à Londres juste avant le tête-à-tête avec le secrétaire général du Commonwealth, Don McKinon.

Dans cette lettre à Tony Blair, Paul Bérenger vise à rétablir les trois dimensions du dossier des Chagos, soit les volets de la souveraineté, du drame humain et de la dimension stratégique et militaire. " Lors de son intervention à la Chambre des Communes cette semaine, Tony Bliar a parlé uniquement de l'aspect base. Tony Blair semblait ne pas être au courant que durant la Guerre froide, des pays comme Maurice, l'Inde et Madagascar avaient protesté contre la base militaire à Diego. Mais depuis la fin de la Guerre froide, cette opposition s'est arrêtée. La vocation de Diego Garcia a changé. Elle a une vocation régionale. Je compte lui rappeler ce fait dans la lettre en réponse à la sienne en date du 9 juilet, " a-t-il dit.

Commission d'enquête Glover : " Navin Ramgoolam et Rama Valayden ine gagne tort dans rapport Glover. Tous les deux ine condamné par rapport. C'est ène véritable volet de bois vert. C'est ène lahonte. C'est dégoûtant de la part de Rama Valayden, qui ine même pas fini so déposition divant commission. Li confirme qui li ène voyou politique de bas étage. Li encore plus grave pour Navin Ramgoolam. Le leader de l'opposition doit des excuses au Pralement pour so déclaration lors banne bribes. Le public conné qui valeur banne palabres l'opposition. L'opposition c'est ène véritable machine à palabres. Zotte coupables de lâcheté ", a trouvé le Premier ministre sur l'affaire des portiques. Il a ajouté que sur cette affaire, Navin Ramgoolam avait engagé sa crédibilité personnelle avec sa déclaration à l'Assemblée nationale.

A l'heure des questions, Paul Bérenger a souhaité qu'il n'y ait pas d'Overreaction de la part du Central Tender Board suite aux commentaires de la commission d'enquête. Il n'a pas tari d'éloges pour le président du CTB, Madhukarlall Baguant.

Tout en félicitant le ministre Sangeet Fowdar et les responsables de la Cargo Handling Corporation et de la Mauritius Ports Authority, le Premier ministre a dit que " quand mo ti dire zotte ine fané, c'est qui zotte pas ti alle dimande Legal Advice lors Operational Lease et Financial Lease. Zotte ine fané en négligeant pou alle prend Legal Advice. La commission d'enquête ine institué lors danne allégations de bribes de Navin Ramgoolam ".

l Sale by Levy : Avec le prochain démarrage des travaux de la commission d'enquête sur les problèmes découlant du Sale by Levy, le Premier ministre a rappelé la fin de règne des casseurs avec les mesures prises par le gouvernement MSM/MMM. Il a trouvé que " l'ICAC est une institution permanente pour lutter contre le blanchiment d'argent et la corruption. Si énan dimoune qui ine rapporte banne cas sérieux, li le devoir de l'ICAC de faire l'enquête. Si banne dimounes éna bann preuves de banne Conspiracy dans banne zaffaire Sale by Levy ou bann zaffaire de blanchiment d'argent, zotte capave alle rapport soit la police, soit l'ICAC ".

D'autre part, le Premier ministre a fait état du " succès retentissant de la réunion du G-90 ". Il a parlé du prestige de Maurice à l'Organisation mondiale du Commerce (OMC), aux Nations unies, auprès de l'Union Européenne et des États-Unis. " Mo tenir à félicite Jayen Cuttaree pour travail qui ine accompli. Nous énan droit d'être fier que Maurice aura tout fait pour que le Doha round débouche sur un succès dans les quelques jours à venir ", a-t-il déclaré.


Réunion Bérenger/Jugnauth/Ramgoolam
Le Premier ministre, Paul Bérenger, a confirmé qu'au cours de la semaine, il convoquera une séance de travail réunissant également le vice-Premier ministre et ministre des Finances, Pravind Jugnauth, et le leader de l'opposition, Navin Ramgoolam. Les principaux dossiers à l'ordre du jour de ces échanges au plus haut de la politique seront la menace de baisse du prix sous le Protocole Sucre et la souveraineté de Maurice sur l'archipel des Chagos et toute autre question d'importance nationale.
Interrogé sur la possibilité d'un front commun gouvernement et opposition sur des questions d'importance nationale, Paul Bérenger a déclaré que " l'expression front commun li pas adapté. Mo d'accord place banne sujets d'importance nationale au-dessus de la politique partisane. Le leader de l'opposition occupe ène poste constitutionnel et li énan rang de ministre ". Il devait reconnaître que cette rencontre - même s'il l'avait souhaitée - n'a pu intervenir plus tôt que prévu parce que la semaine écoulée était chargée.

Le week end 18 juillet 2004