Une étude commanditée sur l'érosion des plages


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Une étude sur l'érosion des plages - Study of Coastal Erosion in Mauritius - et qui coûtera de Rs 14 M a été commanditée auprès d'un joint venture entre deux entreprises canadienne et mauricienne, W. F Baird & Associates Coastal Engineers Ltd et Reef Watch Consultancy respectivement. Parmi ses objectifs, cette étude a pour but de déterminer et évaluer l'ampleur des dégâts sur les zones côtières, d'analyser les diverses causes de l'érosion côtière et de proposer des mesures correctives. D'une durée de quatre mois, cette étude, allouée le 7 octobre dernier, débute le 4 novembre. Dans une déclaration au Mauricien, ce matin, le ministre de l'Environnement, Rajesh Bhagwan, a réaffirmé l'ambition du gouvernement de trouver des " solutions durables " au problème de l'érosion de nos côtes.

" Nous voulons trouver des solutions durables face à ce problème grave et sérieux qu'est l'érosion des zones côtières, notamment à Flic-en-Flac, Trou-aux-Biches, Palmar et Poste-de-Flacq ", a affirmé le ministre Bhagwan. D'après un relevé du ministère de l'Environneemnt, les autres plages touchées par l'érosion sont Trou-d'Eau-Douce, Belle-Mare, Pomponette, Baie-du-Cap, Pointe-d'Esny, Pointe-aux-Piments, Grand-Baie, Pereybère, Quatre-Sœurs, Riambel et Rivière-des-Galets.

Le ministre Bhagwan a souligné que " dans le passé ", des investissements conséquents n'auraient pas donné les résultats attendus. " On a installé ici et là des gabions qui n'ont pas donné des résultats escomptés. Même le directeur de l'Audit, dans son rapport 1999/2000, avait fait de sévères critiques, fustigeant le manque de suivi au niveau des 3 500 mètres de gabions installés dans les six sites les plus touchés ", a déclaré M. Bhagwan - ces sites sont Flic-en-Flac (700 m), Grand-Baie (200 m), Rivière-des-Galets (800 m), Cap-Malheureux (100 m), La Prairie (300 m) et Riambel (1 400 m).

Vu la gravité de cette situation, le ministre de l'Environnement a dit avoir considéré la nécessité de commanditer une étude par des professionnels pouvant, selon lui, préconiser des " solutions durables ".

Rappelant que l'érosion est "un phénomène mondial affectant des zones côtières", M. Bhagwan a souligné que le continent africain serait vulnérable, vu le manque de compréhension quant aux " coastal processes " et l'absence de mesures de prévention appropriées.

L'Île Maurice, petit État insulaire, est également vulnérable face à ce phénomène de l'érosion, a-t-il indiqué. L'érosion en zones côtières est visible sous diverses formes, notamment les racines des filaos dénudées, les escarpements soudains, les plages défigurées… " Il faut dire que l'érosion des plages est liée aux changements climatiques. Nos petites îles sont confrontées à ce problèmes, dont Rodrigues ", a déclaré Rajesh Bhagwan.

Face à la gravité du problème, le ministre a fait état d'un projet identifié et soumis au Sommet sur le développement durable, à Johannesburg, cela par le biais du African Process. Il se dit confiant que Maurice en profitera.

S'agissant de l'étude commanditée, le ministre de l'Environnement précise que le joint-venture W. F Baird & Associates Coastal Engineers Ltd/Reef Watch Consultancy, a été choisi parmi treize soumissionnaires présélectionnés par le Central Tender Board (CTB). Les draft tender documents ont été lancés en décembre 2001 et approuvés par le CTB en janvier 2002. Les appels d'offres ont été lancés en février 2002 et la date limite pour les soumissions était fixée au 10 avril 2002. Après un exercice d'évaluation des treize soumissionnaires entre avril et juillet dernier, le contrat a été alloué à W. F Baird & Associates Coastal Engineers Ltd/Reef Watch Consultancy.

Les autres objectifs de cette étude sont d'évaluer les performances des travaux de protection déjà effectués sur des plages et de proposer des mesures pour atténuer le problème de l'érosion.

 

Le Mauricien 18 octobre 2002