14 décembre 2008

Crise pétrolière à l'envers : Air Mauritius dans la tourmente avec les "Hedging Losses"

Le dossier des "Hedging Losses" de la compagnie aérienne nationale, Air Mauritius, et de la State Trading Corporation (STC) avec la baisse du cours du baril de pétrole sur le marché mondial a monopolisé l'attention à l'Hôtel du gouvernement en fin de semaine dernière. Les recoupements d'informations effectués par Week-End auprès des sources autorisées indiquent que si Air Mauritius a conclu des "Hedging Contracts" au prix de 104 dollars le baril sur une relativement longue période, la State Trading Corporation s'est retrouvée avec un "Hedging Price" de 140 dollars le baril pour un volume d'importations pétrolières plus conséquent. Le baril de pétrole était coté à 46 dollars sur le marché international à la clôture pour la semaine écoulée. D'ailleurs, le député Alan Ganoo, et ancien ministre des Utilités publiques, interpellera mardi prochain le ministre Mahen Gowressoo au sujet des "Hedging Commitments" de la STC.

La fin de la semaine a été extrêmement difficile pour la compagnie aérienne nationale, qui a dû solliciter une nouvelle fois l'aide du gouvernement pour satisfaire les exigences d'au moins une institution bancaire internationale engagée dans les "Hedging Contracts" pour l'approvisionnement en carburant. En effet, avec la baisse du cours mondial du pétrole, cette banque, dont le QG est installé à l'étranger, a émis une directive formelle à l'effet que les 100 millions de dollars (Rs 3 milliards), soit la différence entre le cours mondial et le "Hedging Price", devraient être versés en liquide avant la fermeture des transactions internationales vendredi.

Contrairement au précédent de 40 millions de dollars, soit Rs 1,2 milliard (voir Week-End de dimanche dernier), la banque n'était pas disposée à accepter de garantie bancaire de l'Etat comme "Comfort" en attendant qu'Air Mauritius honore ses engagements financiers sur une plus longue échéance. De cruciales négociations furent initiées par l'Hôtel du gouvernement auprès de la banque internationale concernée et d'autres institutions financières en vue d'assurer un montage financier de cette envergure pour garantir la crédibilité de la compagnie aérienne nationale.

Selon des informations glanées de sources autorisées, les exigences de cette banque commerciale, qui a pignon sur rue à Maurice, furent satisfaites suite à des négociations ouvertes avec deux autres banques. Ces dernières ont mis les fonds nécessaires à la disposition d'Air Mauritius contre une nouvelle garantie bancaire de l'Etat dans l'espoir d'une reprise du cours mondial du pétrole avec une réduction des "Hedging Liabilities". La "Hedging Period" s'échelonnerait sur deux ans. Aucune confirmation officielle n'est disponible. Ces derniers arrangements, qui ont été évoqués en haut lieu à l'Hôtel du gouvernement, vendredi, devaient susciter des commentaires frisant la panique.

Pour les spécialistes de l'aviation, les problèmes d'Air Mauritius - la compagnie n'étant pas en mesure de tirer bénéfice de la baisse du cours du carburant en raison du "Hedging", accompagnés de la baisse dans la demande sièges-avion avec la crise économique internationale et le taux de change de l'euro par rapport au dollar américain - constituent des éléments d'une "Perfect Storm". Pour le premier semestre de l'exercice financier se terminant au 31 mars 2009, Air Mauritius a dû payer la somme supplémentaire de 32 millions d'euros, soit quelque Rs 1 milliard.

L'autre grosse appréhension au sein d'Air Mauritius concerne le taux de remplissage des avions à compter de janvier prochain. "Les prévisions au niveau des réservations d'hôtel indiquent que la baisse varierait dans la fourchette d'un minimum de 15 % à un maximum de 40 %. Avec la clientèle touristique constituant les 80 % des passagers transportés par les avions d'Air Mauritius, il ne faut pas être sorcier pour évaluer les répercussions sur les opérations", souligne-t-on dans les milieux autorisés.

Différentes options, dont l'élaboration d'un plan de sauvetage marqué par la rigueur et l'austérité à tous les niveaux, sont actuellement à l'étude au sein de la compagnie. "Nous aborderons en début d'année la phase active de la préparation du budget pour l'exercice financier 2009/2010 à compter du 1er avril prochain. Des scénarios doivent être mis en place en tenant compte du fait que tous les "Pundits" de l'économie prévoient que 2009 sera pire que 2008. Dépendant des choix qui s'opéreront, Air Mauritius devra adopter un programme de dessertes avec un nombre déterminé d'aéronefs et d'effectifs. Nous revoyons notre réseau et des décisions seront annoncées au moment opportun pour toutes les liaisons mono fréquence", laisse entendre, de son côté, Donald Payen, l'Executive Vice-President, Communications and Corporate Affairs en attendant que les décisions soient avalisées officiellement.

Par ailleurs, la compagnie aérienne nationale doit prendre livraison d'un nouvel Airbus A 330 en octobre prochain selon le calendrier agréé avec le constructeur. L'inclusion de ce nouvel aéronef au sein de la flotte dans une configuration de crise internationale pose déjà problème. Mais aucune décision n'a encore été prise à ce stade.


Sithanen confirme : "Air Mauritius a approché le GM pour des garanties"

Le vice-Premier ministre et ministre des Finances, Rama Sithanen, a confirmé que la compagnie aérienne nationale, Air Mauritius, a effectivement approché le gouvernement pour des garanties bancaires au cours de ces dernières semaines. C'était en guise de réponse aux points soulevés par le leader de l'opposition, Paul Bérenger, lors du point de presse d'hier matin. Il devait soutenir que la compagnie aérienne nationale, qui est engagée dans une politique de "Hedging", a été prise de court par la rapidité de la baisse du cours mondial du pétrole.

"Effectivement, dans sa politique en vue de se protéger contre la flambée du cours mondial du pétrole, Air Mauritius est engagée dans une politique de Hedging. Cette décision est prise indépendamment du gouvernement. Elle a été prise de court par la rapidité de la baisse du cours mondial et ses Hedging Partners exigent que la différence soit payée en cash pour la période. Vu le montant élevé et les risques pour la trésorerie de la compagnie aérienne, la direction d'Air Mauritius a approché le gouvernement pour des garanties nécessaires", a soutenu Rama Sithanen en début d'après-midi d'hier.

"Le gouvernement a pris les décisions qui s'imposent en tenant en ligne de compte l'importance d'Air Mauritius pour le secteur touristique, pour les entreprises tournées vers l'exportation et pour le désenclavement du pays. Il faut faire une distinction : Air Mauritius dispose des fonds nécessaires mais une ponction de cette envergure aura des répercussions sur la trésorerie", a conclu le vice-Premier ministre et ministre des Finances sans entrer dans les détails des conditions de ces garanties financières de l'Etat.

D'autres sources à l'Hôtel du gouvernement rappellent que dans la conjoncture de nombreuses compagnies aériennes et autres entités économiques passent par des situations extrêmement difficiles. "Prenons le cas d'Air India, qui est dans l'attente d'une Cash Injection de 650 millions de dollars de la part du gouvernement indien. Il y a encore les cas des compagnies aériennes en Afrique du Sud ou encore en Nouvelle-Zélande, qui se retrouvent avec des béquilles financières de leurs gouvernements respectifs. Il ne faut pas oublier que la IATA parle de Worst Environment pour les compagnies aériennes au cours de ces 50 dernières années", avance-t-on pour mettre en perspective l'intervention financière du gouvernement.


STC : l'impact des "Hedging Commitments"

Air Mauritius n'est pas la seule entité à se retrouver avec des "Hedging Losses" dans la conjoncture. La State Trading Corporation (STC) se retrouve dans une situation similaire sauf que le "Hedging Price" est encore plus élevé que celui de la compagnie aérienne nationale, soit environ $ 140 le baril, pour un volume de produits pétroliers plus important mais sur une période plus courte que les deux ans d'Air Mauritius.

La situation de la STC devait être mise au jour lors du "Question Time" de mardi prochain à l'Assemblée nationale. Le député du MMM Alan Ganoo interpellera le ministre Gowressoo au sujet des "Hedging Commitments" de la STC. Ce député de l'opposition demandera au ministre de confirmer l'existence de tels engagements, de divulguer les termes et conditions agréées en indiquant le volume de produits pétroliers aussi bien que les répercussions financières de ces décisions sur le bilan de la STC.

Alan Ganoo voudrait aussi savoir par qui la décision de "Hedging" avait été prise, si le feu vert du conseil d'administration de la STC avait été obtenu au préalable et si le ministère des Finances avait été informé de ces initiatives. Les informations que fournira le ministre Gowressoo pourraient être édifiantes à plus d'un titre, supputait-on à l'Hôtel du gouvernement en fin de semaine.


Transport aérien

L'aviation bat de l'aile

Le ciel s'obscurcit pour les compagnies aériennes si l'on en croit les prévisions de l'Association internationale du transport aérien (IATA). "L'avenir est sombre et la crise chronique de notre industrie continue, alors que nous devons faire face au pire environnement en termes de chiffre d'affaires depuis cinquante ans", indique le directeur général de l'IATA, Giovanni Bisignani. Selon les prévisions rendues publiques la semaine dernière, à Genève, l'industrie du transport aérien devrait perdre 5 milliards de dollars cette année et quelque 2,5 milliards de dollars en 2009. Cette situation internationale affecte également Maurice. La compagnie d'aviation nationale, Air Mauritius, a déjà annoncé des pertes de 11 millions d'euros pour le premier semestre de l'année. Elle indique d'ailleurs qu'elle n'est pas à l'abri de tous les dangers qui affectent le secteur. D'autres entreprises aériennes desservant Maurice anticipent également la situation pour 2009. Certaines ayant même préférés "suspendre" leurs activités chez nous. Les bruits courent que d'autres emboîteront le pas…

L'annonce de Virgin Airlines de suspendre ses vols sur Maurice est une douche froide pour notre secteur de l'aviation. Après avoir démarré en grande pompe ses opérations sur Maurice en octobre 2007, au rythme de deux vols par semaine entre Maurice et Londres, Virgin Airlines "semble aujourd'hui filer à l'anglaise". C'est du moins les sentiments qui émanent d'autres opérateurs avertis, ces derniers rappelant que les autorités mauriciennes comptaient sur Virgin Atlantic, connu pour sa clientèle d'hommes d'affaires, pour attirer davantage de touristes britanniques considérés comme des touristes haut de gamme pour le secteur hôtelier. Selon un communiqué publié sur son site, le 10 décembre, Virgin Airlines indique qu'elle suspend ses dessertes sur Maurice à partir du 25 avril 2009 pour ne reprendre qu'en novembre 2009 et ce jusqu'à avril de l'année suivante. Cette décision apparaît comme un retrait en douceur de Virgin sur Maurice, d'autant plus que dans son communiqué, Virgin annonce plus de vols vers d'autres destinations, en l'occurrence aux Barbades, à Orlando et Montego Bay… Une situation pour le moins paradoxale, alors même que lors de sa visite en mai dernier à Maurice, Sir Richard Branson, le fondateur de Virgin Airlines, s'était aventuré à évoquer la possibilité que Virgin Airlines assure la desserte Maurice-Londres une fois par jour au lieu de deux vols par semaine. Jusqu'à nouvel ordre, c'est Air Mauritius, qui assurera le transport des passagers ayant réservés sur Virgin Airlines durant la période avril/novembre 2009. Donald Payen, Executive Vice-Président, Communications & Corporate Affairs d'Air Mauritius indique que depuis la publication de la nouvelle, MK a été en communication avec les officiels de Virgin Atlantic, à Londres. Les discussions se sont enchaînées, jeudi et vendredi dernier, débouchant sur un accord entre les deux compagnies aériennes pour que MK accommode les passagers que Virgin avait en portefeuille. Une situation confortante pour notre compagnie aérienne nationale qui voit réduire la marge de concurrence dans le secteur…

MK pas à l'abri des dangers

Néanmoins, la crise qui touche l'aviation inquiète les opérateurs du secteur. Les anticipations pour 2009 ne sont guère réjouissantes, d'autant que, selon les prévisions de l'IATA, le nombre de voyageurs devrait se contracter de 3 % en 2009, après la légère croissance de 2 % observée en 2008. A Maurice, à en croire l'analyses des hôteliers, la situation est incertaine pour les trois premiers mois de 2009. Air Mauritius fait, elle aussi, état d'une situation extrêmement difficile et sans précédent. "Après la crise du carburant ayant causé beaucoup de dommage, dont la conséquence directe a été une demande décroissante dont l'impact a commencé à se faire sentir dès le mois d'août, la situation s'est détériorée avec la crise financière et monétaire sans précédent. Les compagnies aériennes ont donc aujourd'hui, à faire face non seulement à un problème de coût - car même si le prix du carburant a baissé sur le marché international, les contrats couverture carburant ne permettent pas à l'industrie d'en bénéficier immédiatement, mais aussi à un problème de recettes - car le voyage est un des premiers postes sacrifiés en temps de crise", indique Donald Payen. MK, ne serait pas à l'abri des dangers qui ébranlent l'aviation et anticipe une année financière 2009-2010 encore plus difficile. Son partenaire, Air France, entrevoit également difficilement les perspectives de 2009. Cela, même si elle s'attend à une haute saison au moins aussi profitable que l'an dernier. Si Air France termine l'année avec un taux de réservation satisfaisant, l'heure est aussi à la lucidité et à l'évocation des difficultés à venir. Le groupe Air France-KLM a ainsi déjà pris des dispositions face à la crise, assurait récemment, Erik Fouquart, délégué de la société Air France à Maurice. Parmi les mesures préconisées, la réduction de croissance du nombre de sièges de l'entreprise aérienne. Même précautions prises du côté de British Airways (BA) qui effectue un contrôle minutieux des coûts en dépit des bons résultats pour le dernier semestre et un objectif envisagé de break-even à la fin de mars. Thierry Arekion, Country Manager de BA indique que "si les vols Maurice-Londres sont quasi remplis pour ce mois-ci, historiquement, la visibilité n'est pas claire pour les trois premiers mois de 2009. Nous sommes une des rares entreprises aériennes à bien se porter en ce moment, mais les choses peuvent changer. Et sur Maurice, cela pourrait être différent". Comme les autres acteurs du secteur, BA note un phénomène de réservation de dernière minute et estime que plusieurs possibilités se dessinent dès lors. "Nous analysons la situation de près et sommes conscients que les données peuvent changer l'année prochaine. Il nous faudra nous adapter par rapport à la demande du marché", indique-t-il. À ce stade, précise-t-il, les trois vols hebdomadaire assurés par BA seront maintenus, dépendant de l'évolution de la situation. C'est également ce qu'avance Emirates Airlines qui assure un vol quotidien entre Maurice et Dubai. La direction d'Emirates soutient que "malgré la conjoncture internationale, nos plans restent inchangés sur Maurice".

D'autres compagnies envisagent la voie de sortie

Toutefois, selon nos informations, d'autres compagnies aériennes préfèrent, elles, battre en retrait. Certaines sources indiquent ainsi qu'Air Europe devrait emboîter le pas à Virgin Atlantic à partir du 23 décembre prochain. D'autres avancent que Comair serait aussi sur la même voie de sortie. Rappelons que depuis octobre dernier, la compagnie allemande LTU a cessé ses dessertes sur Maurice. Et TUI Noordic, le transporteur scandinave, même s'il est irrégulier dans ses opérations sur Maurice, ne desservira plus l'île à partir de mars 2009. Face à ces données, la situation dans le secteur de l'aviation donne à réfléchir à d'aucuns. D'autant plus que l'IATA prévoit "d'inévitable suppressions d'emploi l'année prochaine". Du côté de MK, on fait ressortir qu'"aujourd'hui, plusieurs compagnies étrangères se retirent et nous nous retrouvons avec une économie de ligne dégradée et cela prendra du temps avant de rétablir l'équilibre". Donald Payen rassure, toutefois, indiquant que "nous avons un rôle national et devrons être vigilant afin d'accompagner intelligemment l'industrie du tourisme tout en assurant notre viabilité à long terme". Air Mauritius rappelle que bien avant la crise, elle a pris des mesures qui lui permettent aujourd'hui d'éviter la catastrophe. Néanmoins, "ces mesures, y compris celles prises pour réduire notre facture carburant aident mais ne sont pas suffisantes vu l'importance de la crise internationale", explique Donald Payen. De ce fait, ajoute-t-il, "nous revoyons notre réseau et allons annoncer très bientôt les décisions", notamment pour toutes les liaisons mono fréquence. Air Mauritius concède qu'elle revoie en ce moment son plan de flotte ainsi que son effectif pour être en adéquation avec la baisse de la demande. Par ailleurs, la compagnie d'aviation nationale a déjà mis en place les premières mesures. Le maître mot, soutient Donald Payen, est la rigueur à tous les niveaux, à commencer par le haut. Il rappelle ainsi qu'outre le gèle des recrutements, les salaires des hauts cadres ont déjà été suspendus depuis le début de l'année. Soucieuse de sa survie, MK travaille sur d'autres mesures qui seront annoncées prochainement.

 

 

 

14 décembre 2008 - Développement touristique - L'île aux Bénitiers Island Resorts : île durable

 

Les travaux en marge du projet hôtelier l'Île aux Bénitiers Island Resort (Mauritius) devraient démarrer en août 2009. S'appuyant sur les principes de développement durable, ce projet, à l'initiative de Conrad Hotels & Resorts (la marque de luxe du groupe hôtelier international Hilton) en collaboration avec son partenaire local, Sooleiman Nubheebuccus Co. Ltd (SNCL), détenteur du bail de l'île aux Bénitiers, a été structurée selon les normes écologiques et environnementales.

Les promoteurs ont effectué une présentation à la presse, la semaine dernière, indiquant que ce projet, estimé à Rs 3,3 milliards prévoit la construction de 145 villas individuelles, dont une suite présidentielle et trois suites de luxe, couvrant la superficie de cet îlot de 72 hectares.

Construites sur un seul niveau, ces villas qui seront recouvertes de gazon naturel, seront harmonieusement réparties sur l'îlot de façon à privilégier au maximum leur intégration à l'environnement naturel, indiquent les promoteurs. Ces derniers ont ainsi assuré leur ambition et vision de transformer l'île aux Bénitiers en île durable. Outre un Eco Label pour ces 145 villas destinées à une clientèle de qualité et sensible à la préservation de l'environnement, ce projet comprend également l'aménagement d'un espace public pour barbecues et pique-niques, ainsi que la création de facilités d'accostage et délimitation d'une zone de baignade surveillée pour public visiteur. Cet espace, accessible tous les jours aux visiteurs aussi bien mauriciens qu'étrangers, jouxtera un ECO Park comprenant entre autres un jardin de corail, une ferme bio, une pépinière d'essences endémiques et indigènes qui seront également ouverts au public. Selon eux, une des innovations majeures dans ce registre, l'ECO-Park, a pour vocation d'assurer la préservation et la protection de la flore et la faune endémiques de l'île. L'hôtel doit être mis en service en 2011, au terme d'un chantier s'étalant entre août 2009 et décembre 2010, pour un investissement estimé à Rs 3, 3 milliards. Ce projet prévoit le création de 1500 emplois directs et indirects et des mécanismes de solidarité et d'empowerment (à l'étude) afin que les habitants de la région du sud-ouest, puissent bénéficier de manière optimale au plan socio-économique. Les promoteurs affirment que les consultations dans cette direction sont déjà en cours avec les responsables des Ong et forces vices de la région.

21 décembre 2008  - Noël 2008 - Le défi écologique, thème du message conjoint des évêques catholique et anglican

Le défi écologique sera le thème du message de Noël que l'évêque de Port-Louis, Mgr Maurice Piat, et l'évêque de Maurice, Mgr Ian Ernest adresseront en commun. Ce message qui sera diffusé jeudi prochain, 25 décembre à 20h15 sur MBC 1 prendra la forme d'un dialogue entre l'évêque catholique et l'évêque anglican avec M. Michaël Atchia, docteur en biologie, comme modérateur.

Justifiant le choix du thème 2008 du message de Noël, Mgr Piat explique que la responsabilité écologique, grand défi mondial, est "une des exigences morales importantes de notre temps". Le réchauffement accéléré de la planète, la dégradation de la couche d'ozone et la problématique du traitement des déchets seront, entre autres questions abordées lors de ce dialogue entre les deux responsables d'églises chrétiennes.

Par ailleuurs, c'est en direct de l'Eglise St Joseph, Surinam que seront retransmises à la télévision la veillée et la messe de Noël mercredi, 24 décembre à 20h00 sur MBC 3. Cette célébration sera présidée par le père Jean-Claude Véder. Jeudi, le jour de Noël, la messe dite le matin à 8h00 par le père Jacques Harel en l'Eglise St Michel, Grand-Gaube sera retransmise en direct sur Radio Maurice.

Dans la soirée du 25 sur MBC 2 à 20h30, des membres du Conseil Pastoral des Jeunes de St François d'Assise, Pamplemousses présenteront une émission intitulée "Noël, Espérance des Chrétiens". Notons, enfin, que le site internet du diocèse catholique - www.dioceseportlouis.org - consacre une rubrique spéciale à la fête de Noël où l'on peut, notamment, prendre connaissance des horaires des différentes célébrations dans les paroisses pour le 24 et le 25 décembre.

28 décembre 2008 - Message de Noël des évêques catholique et anglican - Message de Noël des évêques catholique et anglican

 

Pour leur premier message de Noël radiotélévisé en commun diffusé dans la soirée du 25 décembre, l'évêque de Port-Louis, Mgr Maurice Piat et l'évêque de Maurice, Mgr Ian Ernest ont lancé un appel à un réveil des consciences face aux menaces à l'écologie, "conséquence de la gourmandise et de l'irresponsabilité des hommes".

Dans ce message qui a pris la forme d'un dialogue, les évêques catholique et anglican ont expliqué que la planète Terre est une création de Dieu "donnée en cadeau aux hommes". Un cadeau qu'il convient, conséquemment, estiment-ils, de préserver de la dégradation. Ils expliquent que la terre est "la maison commune des hommes" qui doivent, en substance, la léguer continuellement à d'autres hommes d'une génération à l'autre.

Pour les chefs des deux églises chrétiennes locales, c'est par cupidité que des hommes pèchent contre l'écologie. Ils rappellent que notre planète connaît, aujourd'hui, un réchauffement accéléré dû à une consommation toujours plus importante d'énergie, particulièrement, par les pays les plus développés. Une situation qui favorise des risques de montées des eaux, de survenus de violentes tempêtes ou de sécheresses et de disparition d'espèces.

Comme pour nous rappeler, plus concrètement, à nos responsabilités sur le plan local, la pollution des plages et des jardins publics par des ordures jetées n'importe où, la dégradation des lagons et le déversement de solvants industriels dans des cours d'eau susceptible de contaminer les réservoirs et les nappes d'eau phréatiques ont été, notamment, évoqués.

Face à ce péché écologique, conséquence, disent-ils, de la gourmandise et de l'irresponsabilité des hommes, les évêques catholique et anglican ont appelé à un réveil des consciences pour préserver de la dégradation cette "maison commune des hommes" qu'est la planète terre.

 

Le Week End