Produits pétroliers

La flambée du prix du diesel: Mécontentements et inquiétudes!

La hausse du prix du diesel et celui de l'huile lourde, qui est intervenue ce jeudi lors de l'exercice de révision des prix des carburants sous l'Automatic Pricing Mechanism (APM), suscite actuellement mécontentements et inquiétudes dans les milieux concernés. Les opérateurs économiques n'écartent ainsi pas des répercussions sur les coûts d'opération et de production, qui devraient logiquement entraîner une flambée des prix dans le secteur de la consommation. Plusieurs produits risquent en effet de coûter plus chers dans les jours à venir. Les opérateurs des autobus individuels, regroupés, eux, au sein des coopératives, ont déjà tiré la sonnette d'alarme. Ils lancent même un ultimatum au ministre des Infrastructures publiques et du Transport, Anil Bachoo, afin de revoir les conditions relatives à l'octroi des subsides sur le diesel dans l'industrie du transport public. L'Institut pour la protection des consommateurs (IPC) réclame, pour sa part, la suppression de la TVA sur les carburants.

"Enlevez la taxe sur les carburants", réclame Mosadeq Sahebdin au gouvernement. Le porte-parole de l'IPC estime en effet que le gouvernement encaissera plus de Rs 700 millions à travers la TVA sur les produits durant ce dernier trimestre. Si les recettes de l'Etat baisseront légèrement à cause d'une baisse de Rs 5% du prix de l'essence, qui est passé de Rs 49,50 à Rs 47,15, par contre, les rentrées d'argent seront encore plus importantes comparativement au troisième trimestre. Sur chaque litre de diesel, le gouvernement percevra Rs 6,67. Ce qui représente des recettes de plus de Rs 400 millions en trois mois.

L'augmentation de prix des produits pétroliers rapporte gros à l'État. Mais pas pour les entrepreneurs et industries qui dépendent largement sur ces produits. En fait, le diesel a enregistré une augmentation de Rs 15,60 entre juillet et octobre de cette année. A deux reprises, le plafond maximal de 20% a été appliqué. Comme analysé dans ces mêmes colonnes en juillet dernier, Week-End avait analysé qu'une nouvelle hausse de 20% n'était pas à écarter et que le diesel coûterait plus cher que l'essence. Cela en raison de la hausse incontrôlée du prix du CIF et la demande croissante pour ces produits pétroliers à travers le monde. Comparativement à quatre ans de cela, le prix du diesel coûte presque cinq fois plus chers. En juin 2004, un litre de diesel se vendait à Rs 11,90!

De son côté, l'huile lourde coûte Rs 5,80 plus cher le litre (Rs 18,97, prix actuel). Une hausse qui pèse lourd dans les coûts d'opération dans les différents secteurs d'activités. L'industrie du textile, qui se remet graduellement d'une crise occasionnée par la dépréciation du dollar et qui se croyait soulagée avec la nouvelle dérogation de l'African Growth and Opportunity Act (AGOA), entrevoit déjà de lourdes conséquences. "Les jours à venir s'annoncent difficiles pour le secteur textile et habillement qui, en sus des dernières secousses, est obligé de maintenir sa compétitivité sur les marchés européen ou américain", fait-on ressortir dans ce milieu.

Les appréhensions se sont également propagées dans le secteur de la consommation. Les opérateurs n'écartent pas un effet domino, vu que les coûts de production connaîtront une montée en flèche. Les premiers à réagir sont les boulangers. Malgré la récente hausse du prix du pain, ils affirment qu'ils feront de nouvelles représentations pour une révision de prix. "Ce sont les consommateurs qui devront payer. Cela ne concerne pas uniquement le pain. Plusieurs produits devraient accuser une augmentation de prix dans les jours à venir. La consommation du diesel et de l'huile lourde est très importante dans le secteur manufacturier", soulignent les opérateurs.

L'industrie du transport semble être la plus affectée par la flambée du prix du diesel. Si les responsables des compagnies d'autobus se montrent prudentes dans leurs analyses, par contre, les opérateurs des autobus individuels, ainsi que ceux qui offrent un service de transport scolaire, se montrent très préoccupés. Les dirigeants des sociétés coopératives se sont réunis d'urgence vendredi pour passer en revue la situation. "L'heure est grave", préviennent-ils, "pa pou kapav continué roule à perte!"

D'après les analyses de l'association regroupant des dirigeants des coopératives, ils devraient accuser des pertes variant entre Rs 500 et Rs 600 par jour. "Nous allons maintenir le service normalement jusqu'au 15 octobre. S'il n'y a pas de réaction de la part du gouvernement, plusieurs opérateurs ont annoncé qu'ils n'auront d'autre choix que de mettre un terme à leurs activités", confirme Sunil Jeewoonarain, secrétaire de Mauritius Bus Owners Coopérative Federation (MBOCF).

Ils ont ainsi adressé une lettre au ministre Bachoo en vue de rouvrir les discussions concernant les subsides accordés aux compagnies d'autobus et les opérateurs individuels. "Notre requête repose sur trois points. Nous demandons au gouvernement d'aligner nos subsides sur celles accordées aux compagnies d'autobus, de nous payer dans un délai de 30 jours au lieu de 90 et de reconsidérer la façon dont il calcule notre consommation de carburant", ajoutent-ils.


Jayen Chellum (FKOTAPP): "Choquant!"

Jayen Chellum, porte-parole du Fron Kont Ogmentation ek Tax Abisif Lor Produits Pétroliers (FKOTAPP) qualifie de "choquante" la hausse par près de 20% du prix du diesel et la baisse par seulement un peu plus de 5% du prix de l'essence au terme du dernier exercice d'Automatic Price Mechanism (APM) qui s'est fait, jeudi.

"Dans le cas du diesel, cela a été un coup de massue. Dans le cas de l'essence, la baisse est nettement insuffisante. Les consommateurs ont été pris à contre-pied, car ils étaient, tous, persuadés que, compte tenu de l'évolution des prix sur le marché mondial, il y aurait eu des baisses conséquentes", déclare M. Chellum.

Ce dernier souligne le poids "excessif" des taxes sur le carburant de même que le fait que les augmentations maximales autorisées lors des exercices d'APM ont été portées de 15% à 20%. Jayen Chellum critique ce qu'il considère être le "manque de transparence" dans l'allocation des contrats d'acheminement par voie maritime des besoins nationaux en produits pétroliers depuis 2006. "Il existe, dit-il, beacoup de flou à ce propos".

Concrètement, cette hausse "substentielle" du prix du diesel, soutient M. Chellum se traduira, "inévitablement" par des augmentations en chaîne d'un certain nombre de produits d'utilité courante. Les producteurs et distributeurs, prévoit-il, devant les justifier par la hausse de leurs coûts de transport. Et cela, dit-il, sans compter une possible nouvelle hausse des tarifs d'électricité avec l'augmentation du prix de l'huile lourde.

Le front se rencontre cette semaine en vue, notamment, de décider de la marche à suivre..


Taxe sur les carburants - ICP : " le GM encaissera Rs 2,14 milliards sous l'item de la TVA "

" Le Gouvernement encaissera pour l'année en cours Rs 2,14 milliards sous le seul item de la TVA. " C'est la conclusion de L'Institute for Consumer Protection (ICP) après l'analyse de la structure des prix des carburants et des 15% de Taxe à valeur ajoutée (TVA) appliquée sur chaque litre de carburant vendu, dont l'essence et le diesel. Le montant encaissé pour la période de janvier à septembre s'élève à Rs 1,5 milliards.

Depuis janvier 2008, le montant perçu par le ministre des Finances sur chaque litre de diesel a progressé de Rs 4,49 à 6,92 alors que celui perçu sur chaque litre d'essence a progressée de Rs 5,41 à Rs 6,10, avec un pic de Rs 6,45 en juillet. " Sans la TVA, l'essence serait vendue à Rs 40,70 le litre et le diesel à Rs 44,00. C'est pour cette raison que nous réclamons l'exemption de la TVA sur l'essence et le diesel, afin de soulager les consommateurs ", souligne l'ICP.

L'ICP estime également que la hausse de 20% du prix du diesel entraînera une hausse de prix de nombreux produits de consommation, dont les légumes, les fruits, le poulet et d'autres produits transportés par des camions. " Cette vague d'augmentations aura un impact direct sur le pouvoir d'achat des consommateurs avec une hausse du taux d'inflation ", analyse-t-il.

" La surtaxe des produits pétroliers écrase les utilisateurs, notamment les chauffeurs de taxi, les pêcheurs, les opérateurs de transport scolaire ainsi que les propriétaires de camions. Par extension, ce sont les consommateurs et utilisateurs des services de transport qui seront pénalisés. Si l'on tient en compte que le consommateur contribue aussi à la caisse des opérateurs d'autobus, il est évident que le ministre des Finances puise des poches des consommateurs pour financer les déficits budgétaires, et cela, au détriment des petits opérateurs et de l'industrie locale ", indique le communiqué.


Légère baisse de l'essence et augmentation de 20% du diesel

Le MMM: "Dimoune bien révolté!

Les consommateurs paieront plus de Rs 2 milliards pour les subventions sur le riz et la farine et Rs 500 m supplémentaires de TVA, dénonce-t-il.

Réforme électorale: "il est possible de la réaliser avant la fin de l'année", affirme Paul Bérenger qui dit "apprécier que le PM ait pris la peine de faire savoir que les discussions reprendront à son retour de mission"

"La colère gronde de manière forte de par le pays, péna logique, dimoune bien révolté". C'est le constat du leader de l'opposition et du MMM après la récente hausse de 20% du prix du diesel et la légère baisse de celui de l'essence. Paul Bérenger a, hier, estimé que les dernières variations dans les prix du carburant sont "révoltantes et inacceptables" mais aussi "dangereusement inflationnistes" et que cela représentera plus de Rs 2 milliards, que paieront de leurs poches les consommateurs pour subventionner le riz et la farine et, Rs 500 millions aditionnelles de TVA pour Rama Sithanen.

Paul Bérenger a dit que tout le monde sait que, depuis la dernière augmentation des prix de juillet dernier, les cours mondiaux du pétrole sont passés de 147 dollars américains (USD) à 90 USD ces jours-ci, soit une baisse de 40%. Il a dénoncé les hausses successives de 20% qui ont frappé le diesel en juillet et en octobre et a aussi soutenu que la baisse de seulement 5% du prix de l'essence est, elle aussi inacceptable. Rappel également que, depuis juillet, tous les pays du monde ont baissé les prix de leur carburant. Il a cité l'Inde et l'Afrique du sud soulignant que cela relève de la logique. Il a évoqué le cas, cette semaine même, de la Zambie qui a baissé ses prix par 20% alors qu'ici on augmente les prix de 20% en octobre après les 20% de juillet. Tout cela fait souffrir les consommateurs. Évoquant la politique monétaire, le leader de l'opposition a estimé que " zoué ar difé koté textile, tourisme et industrie sucrière. Il a relevé que Manou Bheenick se bat pour rehausser le taux d'intérêt et soi-disant combattre l'inflation mais, lorsqu'il ne réussit pas à le faire, il a recours à d'autres mesures y compris l'appréciation de la roupie. Cette appréciation, a-t-il dit, fait beaucoup de tort à nos secteurs d'exportation.

"Appréciation manipulée de la roupie"

" perdi boukou l'argent à travers appréciation manipulée de la roupie à enn moment kot l'Euro dégringolé face au dollar, perdi deux côtés avec textile ki importe en dollar et exporte en euro" a expliqué Paul Bérenger en soulignant que la majorité des exportations de textile se fait en Europe où l'Euro s'est affaibli tandis que les importations de matières premières et d'équipements se font en dollar qui s'apprécie par rapport à l'Euro. Il a aussi rappelé qu'un telle politique monétaire intervient à un moment où la situation est très grave avec un ralentissement des activités et une crise financière en Europe, une zone franche déjà en difficulté et que les revenus de l'industrie sucrière sont doublement affectés par un Euro faible et la baisse du prix du sucre""Ki senla souffert plus ki tout, c'est ti planteurs ki déjà de plus en plus acculé à quitte la terre sous canne et kouma dir pas ti assez, ine frappe zot d'enn augmentation prix diesel" a déploré le leader de l'opposition. Tout cela constitue une "recette pour le désastre" a observé Paul Bérenger qui a ajouté qu'il ne serait pas étonné que les petits planteurs de cannes surtout manifestent leur colère contre le gouvernement. A des questions de la presse sur la politique monétaire, il a dit que "Maurice fait les frais des tiraillements entre Manou Bheenick et Rama Sithanen et que ce qu'il faut c'est une politique qui assure un juste équilibre entre la croissance et l'inflation. Or, lorsque le Gouverneur ne peut augmenter les taux d'intérêts "li pousse so vengence ailleurs". Invité à commenter l'attitude Rama Sithanen face à la crise financière internationale, Paul Bérenger a dit "qu'il se rend ridicule et qu'il se décrédibilise" et qu'il essaye maintenant de changer de langage quant à ses répercussions sur le pays. Il a de nouveau évoqué les chiffres du tourisme qui sont dissimulés et du mois de septembre qui sera pire que celui d'août. Interrogé sur l'obtention d'une dérogation du "third country fabric" sous l'AGOA, le leader du MMM a dit qu'il s'agit d'une bonne chose à un moment où les carnets de commande de la zone franche auprès de ses marchés traditionnels y compris les États Unis s'amenuisent. Il a néanmoins rappelé que les quotas imposés sur les produits textile chinois par les États Unis seront bientôt levés. S'agissant du vote par la chambre des représentants américains du plan Paulson de 700 milliards de dollars, il a dit avoir la même position que Barack Obama l'effet qu'une absence de décision risque d'être une catastrophe et provoquer un krach pire que 1929 et qu'il s'agissait de sauver les meubles. Il n'a pas manqué de dire que Ram Sithanen devrait tirer des leçons de ce qui se passe, lui qui croit encore dans le "libéralisme à outrance!"

"Premier ministre ek leader l'opposition fine kozé çà semaine-là"

S'agissant de la réforme électorale, il a révélé que "Premier ministre ek leader l'opposition fine kozé çà semaine-là" et a expliqué que Navin Ramgoolam aura un assez long déplacement durant le mois courant et qui devrait se terminer avec le sommet de la Francophonie au Québec vers le 20 et que les discussions devraient, sur proposition du PM, reprendre à la fin du mois. Répondant à des questions de la presse, le leader du MMM a dit être conforté dans sa conviction qu'une bonne réforme électorale est réalisable, si volonté politique il y a, étant donné le consensus qui existe sur le maintien du système actuel avec un dose de proportionnelle. Paul Bérenger a tenu à ajouter que "mo apprécié le fait ki le Premier ministre ine prend la peine fer koné ki banne discussions pour reprend kan li retourné". Quant au sort du Best Loser System, il a dit préférer que tout la question soit prise lors des prochaines discussions et "ki éna enn bon débat entre nous" avant que la chose ne soit évoquée dans le public, a déclaré le leader du MMM ajoutant que c'est souhaitable que cet aspect du dossier soit publiquement débattu après. Quel type de discussion à prévoir? "Mo easy avec n'importe quelle formule, que ce soit le tête à tête, les discussions élargies ou avec les autres partis, péna problème, mo laisse li dan so la main, mo souhaité ki nou pas perdi le temps. N'importe ki formule pourvu ki nou progressé!" a répondu le leader de l'opposition qui a pris le soin d'ajouter que les positions du gouvernement et du MMM sont "proches" et qu'une bonne réforme est envisageable avant la fin de l'année.

Produits contaminés: le GM doit agir avec plus de sérieux

Quant à sa déclaration de la semaine dernière indiquant qu'il ne souhaitait pas que la réforme du système soit mélangée avec d'autres dossiers comme le financement des partis politiques ou encore l'organisation des élections, Paul Bérenger a dit n'avoir pas évoqué cet aspect avec le Premier ministre lors de leur conversation puisqu'il avait déjà eu l'occasion de le faire lors de la première rencontre sur la réforme électorale il y a quelques mois.

Il s'est déclaré, par ailleurs, inquiet des articles de presse qui indiquent que les inspecteurs sanitaires ne font pas leur travail soit par corruption soit par laxisme à un moment où ils sont supposés faire un travail en vue de vérifier de la qualité de produits contaminés. Il a demandé au gouvernement d'agir vite au lieu de faire des déclarations qui n'ont aucune suite sur le terrain pour protéger les consommateurs d'autant que cette crise de produits contaminés en Chine a frappé de grandes marques comme Cadbury en Australie, Nestlé à Taiwan et Heinz à Hong Kong. Le gouvernement doit agir avec plus de sérieux, a-t-il dit, invitant les ministers Jeetah et Tang à prendre des mesures en vue de rassurer la population. Le leader de l'opposition a aussi commenté le dernier sommet des ACP à Accra sur les Accords de Partenariat Économique avec l'Union Européenne. Il a déploré que le Soudan ait amené cette conférence à discuter des problèmes de son président avec le Tribunal Pénal International mais a néanmoins salué le fait que ce forum ait décidé de constituer une équipe de cinq représentants de haut niveau pour une tournée de l'Europe.

S'il a salué l'apport de Glynnis Kinnock, présente à Accra, il s'est également réjoui que Peter Mandelson le Commissaire Européen au Commerce, "qui a fait beaucoup de tort aux ACP" quitte son poste pour rejoindre le gouvernement de Gordon Brown et qu'il sera remplacé par la Baroness Ashton.


Produits pétroliers

Vishnu Lutchmeenaraidoo pour une taxe fixe

Le président de la Commission Économie et Finances du MMM a, au lendemain de la hausse de 20% du prix du diesel préconisé une taxe fixe sur les produits pétroliers quel que soient leur prix au lieu d'une TVA qui s'applique à chaque augmentation et qui grossit démesurément les recettes de Rama Sithanen. Il l'a dit, vendredi, lors d'une rencontre avec la presse pour évoquer la crise financière internationale laquelle, dénonce-t-il, est toujours minimisée par le ministre des Finances.

Vishnu Lutchmeenaraidoo a déclaré que Maurice consomme 360,000 tonnes de diesel contre 90,000 tonnes pour l'essence et que la dernière augmentation de 20% qui a frappé ce produit est hautement inflationniste. Les coûts de production et du transport augmenteront. C'est lorsqu'il a rappelé que le ministre des Finances récolte des sommes substantielles, Rs 8 milliards sur l'ensemble des produits pétroliers et Rs 500 millions additionnelles au titre de la TVA qu'il a suggéré une taxe fixe, ce qui serait à l'avantage du consommateur.

Sur la crise financière internationale, il a suggéré au Premier ministre qu'il invite le Gouverneur de la Banque de Maurice pour qu'il fasse un exposé au conseil des ministres, Manou Bheenick étant, dit-il, étant plus à même d'en mesurer la portée et les effets sur le pays.

Le président de la Commission du Tourisme, M. José Arunasalom a parlé spécifiquement de ce secteur pour dénoncer Xavier Duval qui a "l'obsession de faire du chiffre". Il l'a accusé de s'être départi de la politique de destination haut de gamme développée par Maurice depuis de nombreuses années et d'avoir fait venir des "charters", ce qui a "banalisé l'image de marque" du pays.

Il a expliqué que les touristes que le ministre a fait venir sont les premiers touchés par la crise et que ce sont ceux-là mêmes qui vont arrêter de voyager alors que pour les plus fortunés cela ne pose pas de problème. José Arunasalom a aussi critiqué la politique de "all inclusive" qui empêche les touristes à voir en dehors de leur hôtel et à faire vivre les activités annexes et a profité pour dire que l'objectif de deux millions de touristes suscite de sérieuses réserves.

Il est également revenu sur les derniers chiffres d'août ajoutant que ceux de septembre seront plus mauvais, les réservations d'avion et d'hôtel pour les mois suivants n'étant guère plus rassurants. Il a invité XLD a un débat sérieux sur le tourisme.

Présents à la conférence de presse de la commission économie du MMM, vendredi, Vijay Makhan, Seilendra Gokhool, Ananda Rajoo, respectivement présidents des commissions affaires étrangères, technologies nouvelles et environnement de même que Sham Mathura, comptable qui est actif sur le terrain au No 5.

Le Week End 5 octobre 2008