Energie alternative

Autobus au gaz naturel: option "verte" pour le transport public

 

 

 

 

Utiliser le gaz naturel produit par les déchets ménagers pour remplacer le diesel dans le transport public est une réalité à notre portée. Grâce aux nouvelles technologies reposant sur des carburants de remplacement, près de 6,5 millions de véhicules au gaz naturel (dont 150 000 autobus) circulent à travers le monde. La viabilité économique de cette énergie de remplacement, de surcroît verte, n'étant plus à douter avec la flambée du prix des produits pétroliers, ils sont de plus en plus nombreux les pays à adopter cette technologie dans le transport public. La firme consultante anglaise, SUSTRACO, présente ce concept comme une aubaine pour Maurice dans le cadre de la modernisation du transport public et dans la mise en oeuvre du projet "Maurice, île durable".

"The whole public transport could be ran by biogas", soutient Clive Hinchcliffe, manager de SUSTRACO Europe (Sustainable Transport Company Ltd) actuellement en visite chez nous (voir plus loin). La firme anglaise, spécialisée dans le transport urbain et pionnier du système Ultra Light Rail, pense ainsi que le pays peut réduire sa dépendance sur les énergies fossiles utilisées dans le transport public en adoptant d'autres sources non-polluantes. Le biogaz produit à partir des déchets pourrait en effet être utilisé pour alimenter les autobus. Cela grâce aux nouvelles technologies favorisant la fabrication des moteurs à combustion à haut rendement énergétique. "En capturant le biogaz émanant des décharges, vous pouvez les convertir en fuel pour le transport public. Ce qui permettrait à votre pays de faire d'importantes économies et aussi de réduire les émissions de gaz à effet de serre et les polluants émis dans le secteur du transport", explique l'expert britannique.

Cette technologie d'autobus au gaz naturel comporte en effet des avantages significatifs pour le pays, car non seulement le transport public pourrait ne plus avoir à dépendre sur les produits pétroliers, mais il produira moins d'agents polluants. Les véhicules au gaz naturel sont reconnus pour donner lieu à une combustion plus propre que les moteurs au diesel. De plus, le taux d'émission de CO2 par ces véhicules de moins de 30g de CO2/km en fait un des combustibles les plus avantageux pour la réduction des gaz à effet de serre. Cet avantage est également amélioré par un faible taux de consommation de carburant. Il existe, par exemple, en Suède plus d'une vingtaine d'installations de raffinage de biogaz servant à alimenter les véhicules à haut rendement énergétique.

De l'énergie dans les déchets

En sus de réduire sa facture pétrolière, le pays peut également tirer avantage des "carbon credits" (fonds à la banque mondiale) misent à la disposition de projets innovateurs et favorisant la réduction des gaz à effet de serre sous le Clean Development Mechanism (CDM) du Protocole de Kyoto. Car non seulement le transport public polluera moins, mais le biogaz récupéré à partir du Centre d'enfouissement de Mare Chicose contribuera à une réduction importante des émissions de "greenhouse gaz" dans l'air. Ce sera également une opportunité de promouvoir la valorisation des déchets et de faire du biogaz une énergie renouvelable.

Les secteurs de l'énergie et des transports sont les deux principales sources d'émission de gaz à effet de serre et d'autres agents polluants. Cela fait près de quatre ans que le gouvernement subventionne le prix du ticket d'autobus et le diesel. Ce qui coûte plus de Rs 500 millions annuellement. Une réduction dans la consommation des produits pétroliers et une réaffectation des subventions vers des technologies durables permettrait, selon les premières analyses, d'économiser des milliards de roupies annuellement sur le long terme. "C'est une solution écologiquement et économiquement viable dans l'optique d'un développement durable", assurent les experts.

Ultra Light Rail

Les technologies proposées par le cabinet britannique ne se résument pas uniquement aux autobus. Il propose également le système de "Ultra Light Rail" (ULR) comme solution pour créer un mode de transport alternatif. Le gouvernement envisage en effet de développer un système de transport alternatif sur l'ancienne voie ferrée entre Port-Louis-Curepipe. "L'ULR fournit une alternative non polluante, qui offre un bon rapport coût-performance ainsi que la capacité d'attirer des usagers. Le changement climatique et la sécurité énergétique sont des impératifs environnementaux qui exigent l'introduction de transports en commun propres, populaires, de bon rendement énergétique dans nos villes pour fournir une alternative à l'utilisation de la voiture particulière. Le plus tôt serait le mieux pour le climat et pour l'économie", explique les experts.

Les avantages associés à l'ULR sont entre autres le faible taux d'émissions, la possibilité de rouler au biocarburant, les économies de carburants, la faible consommation d'énergie ou encore le confort. SUSTRACO met également l'accent sur l'aspect économique de l'URL: "Ces trams sont comparables aux coûts d'achats des autobus. Ils ont une durée de stockage d'au moins 30 ans alors que les autobus ont une durée de conservation d'au moins 8 à 13 ans. Du fait de leur efficacité énergétique, les trams ULR ont des besoins relativement bas en énergie. ce qui réduit leur consommation d'énergie et donc les coûts d'exploitation."


C'est quoi le biogaz?

Le biogaz est le gaz produit par la fermentation de matières organiques animales ou végétales en l'absence d'oxygène. Cette fermentation appelée aussi "méthanisation" se produit naturellement (dans les marais) ou spontanément dans les décharges contenant des déchets organiques, mais on peut aussi la provoquer artificiellement dans des digesteurs (pour traiter des boues d'épuration, des déchets organiques industriels ou agricoles, etc.). Les déchets verts dits organiques représentent plus de 50% de la composition des déchets à Maurice. Le biogaz est un mélange composé essentiellement de méthane (typiquement 50 à 70%) et de gaz carbonique, avec des quantités variables d'eau, d'hydrogène sulfuré (H2S) et d'oxygène. La récupération du biogaz produit par les décharges est d'autant plus intéressante que le méthane est un gaz à effet de serre bien plus puissant que le dioxyde de carbone (CO2) produit par sa combustion. Le biogaz s'obtient à partir de déchets putrescibles. Les boues étant beaucoup plus riches que dans le cas précédent, il y a généralement un excès de gaz qui peut être valorisé commercialement. La méthode la plus courante est de le brûler dans un moteur à gaz ou une petite turbine pour produire de l'électricité injectée sur le réseau. Dans d'autres projets, il est utilisé comme carburant pour véhicules.


Avec le Manager de SUSTRACO Europe

Clive Hinchcliffe: "The whole public transport could be run by biogas"

"The whole public transport could be run by biogas". C'est l'avis du Manager de SUSTRACO Europe, Clive Hinchcliffe, qui, durant sa visite a Maurice, a présenté au secteur privé les nouvelles technologies désormais disponibles dans le secteur du transport. Il faut dire que l'île Maurice ne lui est pas tout à fait étranger, car, d'une part, son épouse est d'origine mauricienne, et d'autre part, cela fait presque vingt ans qu'il suit l'ascension du pays en matière de développement. "Vous avez fait des progrès énormes. Avec les nouveaux enjeux économiques, énergétiques et environnementaux, il est temps que vous adoptiez des solutions plus durables dans les différents secteurs économiques. Vous avez le potentiel et les opportunités de devenir une île durable", confie-t-il.

Le Manager de SUSTRACO s'intéresse particulièrement au secteur du transport public. Durant son passage à Maurice, il a eu l'occasion de rencontrer les opérateurs du secteur privé pour proposer les nouvelles solutions dans le secteur. "Les opérateurs du privé sont très intéressés par nos solutions alternatives, dont l'Ultra Light Rail et les autobus pouvant rouler au biocarburant. Ces produits sont économiquement viable aujourd'hui. Leur coût est accessible. Il faut maintenant voir qu'elle est la politique du gouvernement, car le plus important est de venir avec un "scheme" qui encouragera le secteur privé de bouger vers différentes formes de transport solution", explique-t-il.

Pour l'expert britannique, une des "biggest options" qui s'offrent au pays est la possibilité d'introduire des autobus au gaz naturel dans le transport public. "En capturant le biogaz émanant des décharges, vous pouvez les convertir en fuel pour le transport public. Ce qui permettrait à votre pays de faire d'importantes économies et aussi de réduire les émissions de gaz à effet de serre et les polluants émis dans le secteur du trasport.The whole public transport could be runed by biogas", ajoute-t-il.

Citant les grandes villes anglaises ou françaises ayant réussi un programme de modernisation durable du transport public, il se dit d'avis que le pays a tout gagner sur le plan économique et écologique en s'engageant dans les énergies renouvelables. "Les nouvelles technologies que nous proposons sont non seulement propres, mais il sont économiquement viable. Le retour sur l'investissement est de six ans au maximum. Avec les dernières technologies dans le secteur du transport, Maurice a la possibilité de réussir en matière de développement durable et aussi de rendre plus attractif son secteur du transport. Ces autobus aussi bien que l'URL représentent des solutions majeures afin de réduire l'utilisation de la voiture particulière en encourageant le public à se tourner plus vers le transport public. C'est aussi un moyen pour le pays de réduire sa facture pétrolière", déclare-t-il.


Changer les modes de consommation et de production

Un défi difficile, mais pas impossible !

Produire et consommer plus en réduisant la pression sur nos ressources naturelles et en polluant moins notre environnement, est un défi difficile à relever, mais pas impossible. Cela implique toutefois un changement radical de chacun de nos gestes quotidiens, de notre mentalité et de nos modes de consommation et de production qui, en ce faisant, peut aussi faire de l'île Maurice un modèle en matière de développement durable. Et aussi de permettre au pays de s'engager activement dans la lutte contre le réchauffement planétaire. Sommes-nous prêts à prendre le pari ?

Ce qui est sûr, c'est que le gouvernement a fait un premier pas dans cette voie en adoptant à cet effet un programme national réalisé au terme de plusieurs mois de consultations entre les différents partenaires et acteurs économiques du pays. La mise en œuvre de ce programme intégré constituera une première dans la région d'autant que Maurice a été sélectionnée comme " pays pilote " par le United Nations Environment Programme (UNEP) en vue de promouvoir un concept de production et de consommation durables à travers la planète pour contrer le phénomène de réchauffement climatique. Un protocole d'accord a ainsi été signé entre le PNUE et le Ministère de l'Environnement en mai de l'année dernière pour l'élaboration de ce programme. Le projet, piloté par le professeur Tulsiraj Ramjeawon, agissant également comme consultant pour le compte de l'UNEP, est aujourd'hui prêt à être implémenté.

C'est lors du Sommet mondial sur le développement durable (SMDD) à Johannesburg en 2002 que la question de "changer les modes non viables de production et de consommation" a été évoquée comme un des principaux éléments du développement durable. Le concept " Getting more well-being from less " se décline ainsi en un véritable pari, voire une opportunité de rectifier le tir, de préserver ce que nous n'avons pas encore détruit et d'apporter notre contribution, aussi minime soit-elle, dans la réduction des émissions de gaz à effet de serre.

L'objectif consiste ainsi à réduire les impacts négatifs sur l'environnement à travers des stratégies visant à modifier les modes de consommation et de production. Combien sont ceux qui ont tiré des bénéfices en détruisant la nature, et ce sans avoir à verser des indemnités ? Combien de fois avons-nous réutilisé un sac en plastique ou acheté des boissons dans des logements en verre, donc réutilisable ? Pendant combien de temps avons-nous continué à dilapider les richesses de la nature - comme nos lagons ? Combien sont-ils les automobilistes qui convergent à Port-Louis seuls dans leurs véhicules à Port-Louis -, un comportement qui implique un gaspillage d'énergie, la dégradation de la qualité de l'air et l'aggravation de la congestion routière ? Ou encore combien sont ceux qui oublient de fermer le robinet quand ils se brossent les dents ? La liste d'exemples est loin d'être exhaustive quant aux comportements et gestes qui, souvent de manière inconsciente, ont pourtant un effet sur notre environnement, notre qualité de la vie ou les ressources naturelles dont nous disposons.

Corriger nos erreurs

Comment donc développer une approche qui corrigerait nos erreurs et qui permettrait de promouvoir un modèle de production et consommation respectueuses de l'environnement ? Comment parvenir ? Le premier constat du rapport est que les tendances actuelles en matière de consommation et les activités de production ont augmenté de manière significative au cours des deux dernières décennies et devraient, selon les projections, s'intensifier dans les prochaines années d'après le même schéma. Notamment une tendance à réduire les ressources naturelles, à accroître la pollution de notre environnement et à multiplier les menaces que cette pollution représente sur la santé des êtres humains... Les facteurs inhérents à cette situation : la hausse du revenu par habitant, la démographie, les changements dans le mode de vie, les nouvelles technologies, les institutions et les infrastructures qui, est-il souligné, ont une incidence directe sur nos comportements de tous les jours.

Le comité en charge du projet s'est ainsi aligné sur les lignes directrices de l'UNEP pour l'élaboration et la mise en œuvre de ce plan d'action pour l'île Maurice. En identifiant tous les secteurs clés de l'économie mauricienne, en particulier les petites et moyenne entreprises (PME), les auteurs du programme notent également l'absence de paramètres pour promouvoir au niveau industriel un concept de production propre et moins polluant. Ce qui leur fait dire qu'il reste encore "un long chemin à parcourir avant que ce genre d'approche ne soit largement adopté et pleinement intégré comme une pratique quotidienne dans toutes les entreprises locales".

Au chapitre de la consommation, le document soumis au ministère de l'Environnement analyse que les intérêts du jour des consommateurs portent actuellement - et uniquement - sur les prix, la qualité et la sécurité des consommateurs. Pour renverser cette situation, est-il soutenu, les principes de consommation durable devraient faire partie intégrante des actions des organisations des consommateurs, tout en leur procurant les outils nécessaires pour assurer leur promotion.

Volonté et leadership

C'est dans cette optique que plusieurs ateliers de travail avaient été constitués pour débattre sur des thèmes centrés sur l'énergie, l'eau, les infrastructures et les styles de vie et d'examiner les problèmes clés qui s'opposent au développement durable. Le rapport souligne ainsi que "la consommation et la production durable" sont directement liées aux secteurs et questions socio-économiques tels que la croissance économique et la compétitivité, la création d'emplois, la protection de l'environnement, l'eau et la sécurité énergétique, la réduction de la pauvreté, la santé et l'éducation. Ce qui totalise 44 projets, qui seront initiés, pour atteindre les objectifs précis dans les secteurs identifiés (voir plus loin).

La mise en œuvre du programme SCP dépendra dans une large mesure des synergies entre les secteurs clés de développement pour atteindre les objectifs tels que la création d'emplois, la promotion de la qualité dans le domaine de l'environnement, la santé publique, l'énergie, la gestion des ressources naturelles et la réduction de la pauvreté. L'implémentation du programme reste toutefois une étape cruciale sur laquelle le rapport s'y attarde, car un suivi continu est une des conditions sine qua non de son succès. C'est pour cela qu'il est recommandé que des indicateurs de performance - 30 au total - soient mis en place pour assurer l'évolution des progrès accomplis dans ces différents secteurs. Il est également recommandé qu'un comité consultatif soit mis en place pour examiner sur une base régulière les progrès accomplis une fois le programme mis en application.

C'est dire que la réalisation d'un tel projet relève d'un véritable défi, qui nécessitera non seulement la participation de tout un chacun, mais aussi d'un véritable leadership.


Rs 35 millions pour sa mise en œuvre

Le coût total du SCP programme est estimé à environ Rs 35 millions. Les mécanismes de financement identifiés dépendra de laide des organisations gouvernementales et du secteur privé. Le Maurice île Durable Fund (MID) est aussi identifié comme une source de financement qui a été introduite par le gouvernement dans son budget 2008-09. Alors que le centre de l'UNEP sur la consommation durable et de la production fournira un appui technique pour les différents projets. Le rapport indique également que le soutien des agences de coopération sera recherché, en sus des actions qui devront être enclenchées par le ministère de l'Environnement pour la mise en œuvre des projets pilote.


Les mesures recommandées en fonction des secteurs clés

Consommation d'énergie

- Développer des standards pour les principaux appareils ménagers

- Remplacer les lampes à incandescence par des lampes dites économiques

- Renforcer les capacités des fournisseurs d'énergie et promouvoir les sociétés offrant des services énergétiques

- Identifier les équipements consommateurs d'énergie

- Conduire un audit énergétique obligatoire pour les gros consommateurs d'énergie

- Aider les PME à mener à bien Audits énergétiques

- Exiger des organismes publics d'acheter seulement de l'énergie efficace pour les systèmes d'éclairage

- Accroître les connaissances sur la consommation durable (conduite de véhicules et véhicules économes en énergie)

- Conduire une enquête sur les émissions de véhicules et renforcer les capacités mesurer les d'émissions

- Changer le comportement des usagers de la route et les encourager à opter pour d'autres modes de transport

- Formulation d'un programme stratégique et de recherche sur l'énergie

Consommation d'eau

- Mettre en place un des codes et des règlements dans le domaine de la plomberie

- Rendre obligatoire les "audit" d'efficacité concernant la consommation de l'eau

- Encourager l'utilisation et le stockage de l'eau de pluie pour l'arrosage

- Maintenir une campagne nationale de sensibilisation sur les économies d'eau

Infrastructures, bâtiments et construction

- Développer une vision commune et élaborer les lignes directrices d'un plan d'action pour un système de construction durable

- Modification du règlement de la construction et introduire des incitations financières

- Promouvoir un programme de bourses et des projets de démonstration

- Lancement d'un programme d'étude pour assurer le développement et la formation des professionnels de l'industrie ; et promouvoir des campagnes d'éducation et de sensibilisation

- Promouvoir le concept de recherche et développement dans le domaine de la construction

Gestion des déchets

- Promouvoir le recyclage des déchets en mettant l'accent sur cartons et plastiques

- Lancer un programme de récupération des déchets organiques générés par le secteur hôtelier

- Promouvoir le compostage

- Elaboration d'une stratégie de gestion intégrée des déchets dans toutes les collectivités locales

Service public

- Assurer un suivi en matière de consommation d'énergie dans le secteur public et exiger des rapports annuels

- Économiser l'eau dans le secteur public et encourager une utilisation durable

- Recycler les équipements informatiques usés en vue d'être réutilisés

- Sensibiliser les différents ministères et département public en ce qui concerne les rapports, normes et standards du ministère de l'Environnement

Consommation et services

- Développement d'un système national d'éco-étiquetage avec accent sur l'agriculture et produits alimentaires

- Promotion de produits durables grâce à des incitations financières et l'amélioration de leur visibilité

- Renforcement des capacités des industries quant à une meilleure gestion du cycle de vie et de durabilité des produits

Éducation, communication et styles de vie

- Maintenir une campagne nationale de sensibilisation sur les économies d'énergie

- Développer des ressources éducatives sur des matériaux conformes aux principes de consommation et de production durables

- Renforcement des capacités des ONG sur le développement durable

- Mettre au point un matériel éducatif ciblant les PME sur les avantages et l'utilisation des ressources

- Lancement des concours et des projets reconnaissant et récompensant les efforts vers des modes de vie durables.