Première réunion préparatoire au Gold Crest

 

GREEN FESTIVAL Le jeudi 26 février

 

 

Les altermondialistes mauriciens sont invités à la toute première réunion préparatoire du tout premier Green Festival de Maurice, qui se tiendra en août/septembre prochain. Organisée par l'ONG environnementale Institute for Environmental and Legal Studies (IELS), cette réunion préparatoire aura lieu au Gold Crest Hotel, Quatre-Bornes, le jeudi 26 février. Au cours de ce Green Festival, les organisations altermondialistes mauriciennes pourront venir présenter leurs projets de société nouvelle, en alternative à la mondialisation.

Le porte-parole de l'Institute for Environmental and Legal Studies (IELS ; voir encadré), Karim Jauferally, indique que l'idée centrale de ce Green Festival émane du slogan du Sommet social mondial, " Un autre monde est possible ". " Cela implique que des alternatives pour la société sont non seulement désirables, mais aussi indispensables si la société civilisée doit continuer sous une forme ou une autre ", ajoute-t-il.

Karim Jauferally estime que ces alternatives à la mondialisation en cours ne vont pas surgir du vide, mais devront au contraire être inventées, conceptualisées, nourries, puis disséminées partout dans le monde. " Dans une large mesure, la plupart de ces alternatives émaneront du petit peuple, et puis deviendront des exemples vivants à petite échelle ça et là, mais invisibles et ignorées par tous, dans un premier temps ", affirme-t-ilCe Green Festival, poursuit notre interlocuteur, a pour objectif, entre autres, de rendre visibles ces alternatives à la mondialisation et d'en discuter, avant même qu'elles soient adoptées par les décideurs convaincus de leur pertinence.

" En clair, nous sommes en train de dire aux ONG altermondialistes mauriciennes que si ou kwrar enn lot lemond posib, vinn dir nou ki li ete, kouma li ete ek kifer li pli bon. Vinn explik nou ou rev ", précise encore Karim Jauferally.

Pour l'heure, sept principaux thèmes ont été arrêtés autour desquels ce Green Festival pourrait s'articuler : un style de vie durable et écologique ; le travail social ; le bon travail religieux ; l'alternative en politique et la réforme sociale ; l'éducation pour les citoyens du XXIe siècle ; la création artistique à Maurice ; le commerce équitable et la nouvelle économie.

Ces thèmes n'ont pas été choisis au hasard. " Chaque thème représente un aspect fondamental de toute société humaine. Vu leur dimension fondamentale, il est évident que toute alternative crédible pour la société devra aborder l'un de ces thèmes. C'est inévitable ". Pour le porte-parole d'IELS, il est par conséquent important de rechercher des organisations ou des individus qui actuellement sont en train d'expérimenter ces alternatives, qui pourront s'avérer utiles à l'avenir pour la République de Maurice.

Pour Karim Jauferally, impliquer ces organisations ou individus altermondialistes mauriciens dans l'organisation de ce Green Festival est l'unique façon de rendre ces alternatives visibles et concrètes aux autres Mauriciens. " L'organisation de ce festival doit par conséquent être une affaire collective, dans laquelle chacun a son mot à dire et où les décisions sont prises de façon démocratique ", conclut-il.

 

 

 

 

 

" Sensibiliser les Mauriciens "

L'Institute for Environmental and Legal Studies (IELS) a été fondé en avril 1997 par un petit groupe de personnes préoccupées par les problèmes environnementaux qui affectaient et continuent d'affecter Maurice. Outre Karim Jauferally, ces personnes sont Clifton Wade, Khalid Fakim, Salim Pokun et Vivek Treebhoobun, entre autres.

Cette ONG se donne pour mission non seulement d'étudier les causes et effets de ces problèmes environnementaux, mais surtout de disséminer autant que possible des informations au sujet de ces problèmes afin d'y sensibiliser autant de Mauriciens que possible. C'est d'ailleurs dans cette optique que l'IELS lance dès janvier 1998 son site internet (http://www.intnet.mu/iels).

Pour les membres de l'IELS, protéger l'environnement est d'abord " une manière de vivre ". C'est ainsi que ses membres se sont engagés, par exemple, dans des expériences de compostage à partir de déchets de cuisine.

L'ONG possède également un jardin endémique à Moka, dans un effort de propager des plantes endémiques à Maurice.

Outre la publication régulière de ses analyses dans des revues spécialisées, l'institut tient également des archives, les plus fournies sur l'environnement à Maurice.

Depuis 2003, l'IELS est membre du comité gouvernemental sur la gestion intégrée des zones côtières.

 

Le Mauricien 16 février 2009