Au Sommet de Copenhague hier

Navin Ramgoolam : " Dépendre à 60% des énergies renouvelables d'ici à 2025 "

 

 

" Nous pouvons augmenter notre dépendance sur les énergies renouvelables à 60% d'ici 2025 ", a affirmé hier le Premier ministre, Navin Ramgoolam, dans son discours prononcé au Sommet de Copenhague consacré au changement climatique. " Cependant, a-t-il précisé, cet objectif ne pourra être atteint qu'à la condition que nous puissions obtenir l'aide financière nécessaire à partir du fond que sera institué à compter de janvier prochain et que nous ayons accès aux nouvelles technologies. " Au cas contraire, malgré toutes les bonnes volontés, cette dépendance ne pourra dépasser " le niveau de 25% sur les énergies renouvelables ", a-t-il fait comprendre.

Le Premier ministre a accueilli favorablement la proposition de création d'un fond de 10 milliards de dollars annuellement pour une première période de trois ans.

Il a rappelé qu'il a été convenu à Trinité et Tobago que les petits États insulaires en développement puissent bénéficier d'un minimum de 10% de ce fonds. " We must stop looking at climate change from our own narrow national perspectives. We must act together - with a common purpose in mind. We must act from a global perspective to ensure the survival of our only home - planet Earth ", a-t-il dit.

Navin Ramgoolam s'est appesanti sur la création du fonds Maurice, Île durable avec une dotation de 40 millions de dollars afin de financer des projets et programmes consacrés au développement durable. " Nous encourageons la population à utiliser des ampoules économiques, à acheter des chauffe-eaux solaires hors taxe. "

" As a responsible government, we are creating the necessary awareness so as to reduce our greenhouse gas emissions and our carbon footprint. However, we have no natural resources in Mauritius. We depend on the entrepreneurship and innovation of our people. And we need the disbursement and transfer of technology. We too in Mauritius have a choice. We can only do what we can - if there is no effective help, our effort will not be enough. Right now, we can increase our dependency on renewable fuel by as much as 60% by 2025. But we must not hamper our growth and development. This figure of 60% is only attainable if we can tap the new fund being set up in January 2010 as well as if we can get access to new technology. If not - I cannot stop development and growth in my country. With all the goodwill in the world, that target of 60% would be reduced to 25% only ", a dit le Premier ministre.

Le Premier ministre a affirmé avoir lancé le projet Maurice, île durable, afin de réduire la dépendance des énergies fossiles et pour changer l'état d'esprit de la population. Ce projet tient en ligne de compte les activités quotidiennes allant de la gestion des déchets ménagers à l'utilisation efficiente de l'énergie. " I want to inculcate a more responsible behaviour to my countrymen, especially the youth - towards the environment and the use of scarce resources - use of bagasse, a by-product of sugarcane to lessen our dependency on fossil fuel. "

Il a aussi rappelé qu'aussitôt son arrivée au pouvoir, il avait suspendu un prêt de la Banque Africaine de Développement pour le financement de la construction d'une route dans la forêt de Ferney. " This would have been an environmental disaster ", a-t-il fait comprendre.

Le Premier ministre, Navin Ramgoolam, a par la même occasion annoncé l'organisation d'une conférence internationale sur le développement durable, en 2012. " An international conference on the Maurice, île durable project to show to the whole world if a small island state like Mauritius, with no natural resources - we have no oil, no gold, no diamond, no gas, no minerals - our only resource is our people, if we can so dramatically make the shift to renewable energy and decrease dramatically our reliance on fossil energy, if a small island like Mauritius can do it, then there is no reason why the whole world cannot do it ", a dit le Premier ministre. L'organisation de cette conférence avait été initialemement évoquée par Joël de Rosnay, conseiller du Premier ministre en matière de développement durabl,e et était initialement prévue en 2010. L'organisation de cette conférence a été abordée par le Premier ministre avec Nicolas Hulot, président de la Fondation Nicolas Hulot pour la nature et l'homme.

La possibilité d'un partenariat entre le gouvernement mauricien et la Fondation Hulot, spécialement dans le cadre de la conférence internationale sur le projet Maurice, île durable, a été évoquée.


 

Khalil Elahee : " Le PM a enfin pris un engagement "

Commentant la déclaration du Premier ministre, l'universitaire Khalil Elahee - qui suit de près le projet Maurice, île Durable - a estimé que les propos du Premier ministre concernant la dépendance sur les énergies renouvelables "vaut son pesant d'or". " C'est la première fois qu'une personnalité au plus haut niveau de l'État affirme ouvertement que 60% de dépendance sur les énergies renouvelables est envisageable. C'est une évolution positive ", a dit Khalil Elahee. S'agissant de l'utilisation de la bagasse pour la production de l'électricité, il considère que cela passe obligatoirement par un re-engineering de l'industrie cannière dans laquelle le Cane democratisation fund aura son rôle à jouer. Il souligne, également, que Maurice a la réputation mondiale d'être à la pointe de la technologie en ce qui concerne l'utilisation de la bagasse pour la production de l'électricité. " Nous pouvons envisager un transfert de technologie vers Madagascar ou le Mozambique. "

Pour sa part Jean Li, directeur de la MSPA, a observé que lors d'un séminaire international organisé récemment à Maurice, des scientifiques brésiliens avaient affirmé que de la même manière que le Brésil est à la pointe de la technologie en ce qui concerne l'éthanol, Maurice peut se vanter d'être un champion mondial en ce qui concerne de l'utilisation de la bagasse. " D'ici 2025 avec les progrès technologiques rapides, il n'est pas impossible qu'on soit en mesure de gazéifier la bagasse ", a-t-il ajouté.

Ashok Subron : " Faire une différence entre la galerie et la réalité "

Ashok Subron de Rezistans ek Alternativ estime qu'il faut faire une différence entre les discours prononcés pour la galerie et la réalité. " La réalité est que 64% d'électricité produite à Maurice vient des IPPs. La bagasse a été utilisée comme un levier pour la privatisation de la production d'électricité. Or ce n'est pas la bagasse qui est le plus utilisée mais le charbon. " Il a rappelé qu'en 2004, 21,7% d'électricité était produite à partir de la bagasse et 21,7% à partir du charbon. En 2008, la part de la bagasse est tombée à 19% et celle du charbon a doublé pour atteindre 44,1%. Ashok Subron a observé que Navin Ramgoolam sait qu'une nouvelle politique énergétique passe par la remise en cause des contrats des IPPs avec le CEB. Dans le même souffle, M. Subron a préconisé que les projets de Gamma Civic et CT Power soient abandonnés. " Finalement toute aide venant d'un fond international doit être canalisée vers le CEB, qui doit être responsable de la production d'électricité à partir des ressources renouvelables. "

 

Le Mauricien 18 décembre 2009

 

 

 

Changement climatique

Sommet de Copenhague : la montagne accouche d'une souris !

Après deux semaines de blocage, de négociations acharnées, seule une déclaration de compromis sur le climat, non contraignante, a été obtenue in extremis vendredi soir par les pays développés et émergents à la conférence des Nations unies sur le changement climatique, à Copenhague. A hier, le texte faisait toujours l'objet de débats, parfois amers, car certains pays menacent de ne pas signer d'accord en l'absence d'objectifs précis et d'engagement formel quant à une réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Le texte doit en effet être approuvé par l'ensemble des 193 Etats participant à la conférence, mais plusieurs d'entre eux ont laissé entendre qu'il n'était pas acceptable. "J'ai le regret de vous informer que Tuvalu ne peut accepter ce document", a déclaré hier matin le délégué du petit Etat insulaire de l'océan Pacifique, menacé de disparaître de la surface du globe par la montée du niveau des eaux. Il avait souligné en début de semaine que l'objectif de limiter la hausse des températures à 2°C par rapport à l'ère préindustrielle était trop vague et signifierait "la fin de Tuvalu". Il a été rejoint dans son rejet du texte par les délégués du Venezuela, de Bolivie, de Cuba ou du Nicaragua, qui ont tous dénoncé avec colère un projet ne permettant pas de répondre au défi du changement climatique.

Certains pays n'ont pas caché leur agacement quant à la façon dont les dirigeants des grands pays ont négocié en petit comité. La déclaration politique proposée vendredi soir est issue des discussions menées par 26 pays industrialisés et émergents, mais elle est essentiellement le fait des Etats-Unis et de puissances en devenir : Chine, Inde, Brésil et Afrique du Sud. L'Union européenne, elle-même, a été écartée des ultimes tractations.

Les Organisations non-gouvernementales, pour leur part, sont très remontées. Selon ActionAid, les Etats-Unis sont les principaux responsables du fiasco. "Personne ne sort grandi de ces négociations", a affirmé la directrice d'ActionAid, Anne Jellema. Un avis que partage Greenpeace : "Les Etats-Unis ont traîné les pieds et n'ont montré aucun signe de leadership", alors que pour Kim Carstensen, du WWF International, le document adopté est "seulement une déclaration d'intention qui ne lie personne de manière contraignante".

Le document prévoit en effet de limiter le réchauffement planétaire à 2 degrés par rapport aux niveaux préindustriels. Pour avoir une chance d'y parvenir, les scientifiques estiment qu'il faut réduire les émissions mondiales de gaz à effet de serre d'au moins 50 % d'ici à 2050. Or, le texte ne reprend ni l'objectif global de réduction des émissions de CO2 de 50% d'ici à 2050, rejeté par la Chine et l'Inde, ni l'idée d'une Organisation mondiale de l'Environnement - deux points défendus jusqu'au bout par les Européens. Les pays participants ont accepté de prendre par écrit des engagements sur leurs objectifs de réduction de leurs émissions de gaz à effet de serre d'ici à 2015-2020, qui seront annexés à la déclaration politique.

Faute d'une instance internationale chargée de vérifier leur mise en œuvre, chaque pays s'engage à adapter sa législation nationale pour la rendre conforme à ces engagements. Le président américain Barack Obama qui a réussi, comme la Chine et l'Inde, à faire prévaloir ses positions restrictives sur les ambitions européennes, a estimé que ça n'était qu'une étape. "Il nous faut aller beaucoup plus loin", a-t-il dit. La Commission européenne juge, pour sa part, qu'"un accord vaut mieux qu'une absence d'accord", mais estime que celui de Copenhague n'est pas à la hauteur de ses attentes.

Le projet de déclaration reprend l'idée d'un fonds de 10 milliards de dollars par an en 2010-2011-2012 pour faire face aux besoins des pays pauvres et aborde la nécessité de porter cette aide à 100 milliards de dollars par an à compter de 2020. Les participants, y compris les Etats-Unis, ont reconnu la nécessité de financements innovants.

Seule la Chine, qui a failli quitter les négociations vendredi après-midi, s'est félicitée d'un résultat positif. "Tout le monde devrait être satisfait", a déclaré le chef de sa délégation Xie Zhenhua. La déclaration finale souligne, à la demande de Pékin, la nécessité de protéger la souveraineté nationale. L'Union européenne et les Etats-Unis souhaitent que le projet d'accord de Copenhague soit transformé en traité, un instrument juridique contraignant, en 2010.


Jeudi à Copenhague

Navin Ramgoolam: "Réussir de façon spectaculaire la transition vers des énergies renouvelables"

"...si nous pouvons réussir de façon spectaculaire la transition vers des énergies renouvelables et de diminuer considérablement notre dépendance aux énergies fossiles, si une petite île comme Maurice peut le faire, alors il n'y a aucune raison pour que tout le monde ne puisse le faire. " C'est un des moments forts de l'allocution du Premier ministre, Navin Ramgoolam, alors qu'il prenait la parole, jeudi, à la conférence des Nations unies sur le changement climatique, à Copenhague.

Cette partie du discours du chef du gouvernement mauricien met particulièrement en valeur les actions prises par Maurice pour réduire sa dépendance des énergies fossiles en augmentant la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique du pays. "Right now we can increase our dependency on renewable fuel by as much as 60% by 2025", a assuré le Premier ministre, tout en soulignant l'importance du soutien des pays développés aux petits Etats insulaires et les pays en développement, "this figure is only attainable is we can tap the new fund being set up in January 2010 as well as if we can get access to new technology. With all the goodwill in the world, that target of 60% would be reduced to 25% only."

Ce dernier a d'ailleurs exprimé sa satisfaction par rapport à la proposition de débloquer un fonds d'aide de 10 milliards USD par an, et ce à partir de janvier 2010 pour soutenir les pays en développement. "Je dois rappeler que lors de la réunion des chefs de gouvernement du Commonwealth au Trinité-et-Tobago le mois dernier, nous avons convenu à ce que des 10 milliards USD, au moins 10% doit être accordé aux petits Etats insulaires en développement", a-t-il déclaré.

Hormis son plaidoyer en faveur des petits Etats insulaires lors du Sommet de Copenhague, le Premier ministre a souligné la nécessité que les 192 pays participants aient un objectif commun au nom de la survie de notre planète. Dans ce contexte, il a fait une comparaison intéressante entre la planète mars et celle de la Terre. "Compare planet Mars to planet Earth and you must immediately see the difference between the two planets. It makes you realise what a wonderful home planet we have", a-t-il déclaré avant d'insister plus loin que "we need to put aside our national concerns and act with a common purpose."

Ce dernier n'a pas manqué de citer comme exemple sa décision de renverser une décision de l'ancien gouvernement lorsqu'il a accédé au poste de Premier ministre en 2005. Il s'agit du projet d'autoroute traversant la Vallée de Ferney: "I cancelled a loan from the African Development Bank which the previous government had contracted for a huge road project through a valley endowed by the most unique biodiversity and would have involved felling of many trees as well. This would have been an environmental disaster."

Par ailleurs, lors de son passage à Copenhague, Navin Ramgoolam, a eu l'occasion de s'entretenir avec Nicolas Hulot, président de la Fondation Nicolas Hulot pour la nature et l'homme. Les discussions ont porté sur la possibilité d'un partenariat entre le gouvernement mauricien et cette même fondation dans le cadre de la conférence internationale sur le projet Maurice, île durable que le pays prévoit d'organiser en 2012. Vendredi, le Premier ministre s'est également entretenu avec Hilary Clinton, Secrétaire d'Etat des Etats-Unis et le Premier ministre anglais, Gordon Brown.


Les points saillants du texte

Une hausse des températures globales limitée à 2 °C

Les dirigeants prévoient de limiter le réchauffement planétaire à 2 °C d'ici à 2050 par rapport aux niveaux préindustriels, l'objectif affiché de la conférence sur le climat. C'est moins ambitieux que ce ne réclament les petits États insulaires, représentés par Grenade et les Maldives, qui militaient avec les pays les moins avancés pour une hausse maximale de 1,5 °C. Selon un calcul des Nations unies, l'addition des promesses faites à ce jour publiquement par les différents pays conduirait à une hausse de la température moyenne de la planète de 3 °C. Une proposition annexée à l'accord appelle la communauté internationale à conclure un traité contraignant d'ici la fin de l'année prochaine.

Pas d'objectifs de réduction des émissions de CO2

L'accord ne fixe pas d'objectifs chiffrés de réduction d'émissions de gaz à effet de serre à l'horizon 2050. Pour les pays industrialisés, les objectifs de réduction d'émissions de CO2 d'ici à 2020 ne seront fixés qu'en janvier, après que chacun des pays industrialisés "aura donné par écrit" ses propres engagements. L'Union européenne maintiendrait son objectif de réduire ses émissions de 80 % d'ici 2050. Cependant, elle ne reverra pas à la hausse son objectif de réduction à l'échéance 2020, qui sera de 20 % et non de 30 %.

Aide à l'adaptation des pays en développement

Les chefs d'Etat ont accepté de consacrer 100 milliards de dollars par an d'aide aux pays en développement à compter de 2020 et d'examiner pour ce faire des financements innovants. Les Etats-Unis se sont engagés à verser 3,6 milliards de dollars d'aide aux pays les plus vulnérables d'ici 2012 pour les aider à s'adapter aux impacts du changement climatique. "L'engagement collectif des pays industrialisés est d'apporter des ressources nouvelles et supplémentaires d'un montant total de 30 milliards de dollars", précise le texte. L'Union européenne avait déjà promis de verser 10,6 milliards de dollars sur les années 2010, 2011 et 2012 et le Japon a annoncé à Copenhague 11 milliards de dollars sur les trois ans.

Pas d'Organisation mondiale de l'environnement

L'accord ne prévoit pas la création d'une Organisation mondiale de l'environnement qui aurait pu vérifier la mise en œuvre des engagements de chacun, les contraignant légalement. Cette déclaration politique sera à nouveau débattu lors de négociations à Bonn (Allemagne) dans six mois pour préparer la prochaine conférence sur le climat de Mexico, fin 2010. La partie du texte sur la vérification internationale du respect des engagements pris est la plus longue du projet d'accord. Elle précise que les économies émergentes doivent faire le bilan de leurs efforts et en rapporter aux Nations unies tous les deux ans. Des contrôles internationaux sont prévus pour répondre aux exigences occidentales de transparence mais le texte garantit le "respect de la souveraineté nationale". Une manière d'écarter tout contrôle contraignant.

Protection des forêts

Le texte reconnaît l'importance de réduire les émissions dues à la déforestation et à la dégradation des forêts, et la nécessité d'améliorer l'élimination de gaz à effet de serre par les forêts. Il prévoit des mesures "incitatives" pour financer la protection des forêts avec des fonds des pays développés.


Quelques réactions

Ban Ki-moon (SG de l'ONU)

"Finalement, nous avons scellé un accord. L'accord de Copenhague ne répondra peut-être pas aux espoirs de tous, mais cette décision (...) est un premier pas important."

Greenpeace

"Cette déclaration ne vaut pas la feuille de papier sur laquelle elle est écrite. Et les coupables le savent bien, qui se sont vite enfuis en avion, chez eux, la honte au front."

Mohamed Nasheed (président des Maldives)

"Il existe un vrai danger de voir ces discussions (sur le climat) subir le même sort que les négociations commerciales et d'autres discussions multilatérales."

Commission européenne

"Mais il maintient en vie nos objectifs et nos ambitions. Il prend en compte les besoins des pays en développement. C'était le seul accord possible à Copenhague."

Gordon Brown (PM britannique)

"Je suis venu ici à Copenhague en souhaitant l'accord le plus ambitieux possible. C'est un début. Je crois qu'il nous faut maintenant continuer pour assurer rapidement une issue juridiquement contraignante."

Djamila Sonzogni (Les Verts et les écologistes)

"Le résultat est aussi désespérant que les enjeux étaient d'importance. La Chine et Obama sont les coupables numéro un, mais l'Europe a péché par sa désunion et son absence de leadership."

Nicolas Hulot

"C'est de l'improvisation, cela faisait deux ans qu'on travaillait pour arriver à ce résultat. C'est consternant et affligeant"

John Lanchbery, Birdlife International (ONG)

"Cela semble très vague. Il n'y a pas d'étape suivante, ni rien qui indique comment parvenir à un accord final."

John Ashe (ONU)

"Vu le point de départ et les attentes qui pesaient sur la conférence, tout autre issue qu'un accord légalement contraignant n'atteint pas l'objectif. D'un autre côté, je me rends bien compte que la barre était peut-être placée un peu haut, et le fait qu'il y ait à présent un accord (...) nous donne peut-être un point d'appui."

Fredrick Reinfelt (Premier ministre suédois)

"Ce n'est pas un accord parfait, il n'est pas de nature à répondre à la menace climatique."

Nnimmo Bassey (Friends of the Earth)

"Copenhague a été un désastre pour les plus pauvres de la planète. En retardant leur action, les pays riches ont condamné des millions de gens à la faim alors que le changement climatique va s'accélérer."

Bruno Sekoli (Lesotho)

"1,5 degrees is non-negotiable. More than that means death to Africa. It will cause unmanageable consequences. It will leave millions of people suffering from hunger, diseases, floods and water shortages."

Le Week End 20 décembre 2009