L'Express du 5 JUIN 2009  Lettre ouverte au Pr Joël de Rosnay

 

 

Malenn OODIAH

 

 

Professeur, vous avez une lourde responsabilité. C’est à la lumière de vos conseils que le gouvernement va prendre une décision sur deux projets – CT- Power et l’incinérateur Gamma- Covanta – dans le cadre de la politique énergétique du pays.

Vous êtes sollicité en tant que conseiller du projet Maurice île durable ( MID). Lecteur de vos nombreux ouvrages depuis prés de trente- cinq ans, j’ai suivi avec intérêt votre plaidoyer en faveur de l’approche systémique pour penser et comprendre la complexité.

Celui- ci est au cœur même du concept de développement durable si clairement résumé dans l’expression « une autre manière de croître, de vivre et de consommer ». Je suis avec beaucoup d’intérêt le débat autour du projet d’incinérateur, tant dans la presse écrite et parlée que sur le Net. J’y ai apporté ma contribution citoyenne sous forme de deux analyses- réflexions dans l’express dimanche : « Péril dans les chaumières » et « Simé lalimiére... » . Aussi, c’est avec un réel soulagement que j’ai appris que le gouvernement fait appel à votre expertise et votre sagesse. Je suis heureux pour mon pays que le Premier ministre , Navin Ramgoolam, ne s’est pas laissé piéger par la campagne sournoise menée par certains pour faire déraper le débat sur le terrain ethno- politique.

Vous m’avez appris au fil des années, que le concept de développement durable est complexe et requiert une vision globale pour penser les rapports développement- environnement dans leurs dimensions économique, sociale et culturelle. Mais restons à la problématique qui nous concerne aujourd’hui : l’énergie.

L’objectif du gouvernement est de réduire de 65 % notre dépendance d’énergies fossiles ( charbon et huile lourde) d’ici 2028. D’où la nécessite de trouver des sources alternatives, dont les renouvelables.

Ouvrant ainsi le champ d’une activité où plusieurs opérateurs veulent se positionner. A côté des compagnies sucrières, il y a des nouveaux, à l’exemple de Gamma- Covanta.

Pour dégager une stratégie énergétique qui tienne la route, il faut être réaliste pour trouver des workable solutions, le temps de rendre productives les sources alternatives d’énergies renouvelables. Gouverner, c’est prévoir. C’est aussi savoir prendre des décisions en situation. Dans le cas précis qui nous occupe, avec le charbon et les déchets comme intrants pour la production d’énergie, quel que soit l’angle sous lequel on l’analyse, il n’y a pas photo.

N’ayant « pas les moyens de nos ambitions » , le charbon serait le moindre mal. Le projet d’incinérateur de déchets, outre la question de l’efficacité vitale des filtres pour la santé publique, soulève toute la question de la gestion des déchets. L’argumentaire des opposants – enrichi par l’apport de Dany Dietmann – à l’option incinérateur conforte la thèse que Maurice a tout pour devenir une référence dans ce domaine en conformité avec le projet MID.

Double problème des engrais

L’année dernière, alors que la planète était sous la menace d’une crise alimentaire sans précédent, le gouvernement mauricien, faisant preuve de vision, a voulu redonner à l’agriculture un rôle central dans la stratégie de développement socioéconomique avec la création d’un fonds stratégique d’un milliard de roupies. La nomination récente de M. Monty va certainement permettre la mise en œuvre du plan d’action.

Parmi les défis que l’agriculture mauricienne doit relever, il y a la transition vers une agriculture biologique et la rentabilité des micro, petites et moyennes exploitations agricoles. Les engrais chimiques dont l’importation était d’une valeur de Rs 500 millions en 2007 présentent un double problème – économique et environnemental.

D’où l’importance du potentiel du recyclage et du compostage à Maurice. Le bon sens veut qu’on ne brûle pas ce qui peut être transformé en engrais naturel ! Les expériences à travers le monde sont autant de preuves concrètes que le compostage n’est pas qu’une vue de l’esprit des écolo- idéalistes. Notre pays a certainement les atouts en termes d’expérience, de compétences et de moyens pour imaginer une politique nationale de compostage des déchets verts – 70 % de nos déchets. Une politique qui, tout en répondant aux impératifs du développement durable dans le domaine agricole, serait aussi conçue comme projet de démocratisation de l’économie.

On pourrait aller plus loin en l’articulant avec le programme d’éradication de la pauvreté absolue qui touche quelque 7 157 familles réparties dans 119 localités du pays.

Il est possible, en partant de la situation actuelle en termes de système de ramassage, de lieux de stockage et de traitement enfouissement et en tenant compte des désavantages d’un système centralisé ( coût de transport, pollution, congestion routière) de dégager un plan- système de compostage décentralisé. Une fois l’idée retenue, il appartiendra à des experts- techniciens – et je suis certains que nombreux contribueront bénévolement – de dégager ce plan.

Déjà en 1975 dans Macroscope, Vers une vision globale, vous plaidiez pour un nouvel instrument, le macroscope, pour succéder au microscope et au télescope afin de comprendre l’immense complexité de la vie et de la société. La république mauricienne, à un moment crucial de l’histoire de son développement, a une grande chance de vous avoir comme conseiller en matière de développement durable. Pour aider nos décideurs à intégrer les trois principes de la pensée systémique: « s’élever pour mieux voir » , « relier pour mieux comprendre » et « situer pour mieux agir » . En décembre 1974, vous écriviez en conclusion d’un texte : « Et pourquoi ne prendrait- on pas ses rêves pour des réalités ? (…) juste le temps de construire un monde. » Nous pouvons faire du rêve MID une réalité. Merci Professeur pour votre acte de foi dans notre pays !

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Defending the indefensible

Y. M.

IT is regrettable to have to write once more to answer Mr Shaun Knight on the facts about incineration and Gamma Covanta’s project. Nor is it surprising that Gamma Covanta feels the need to justify its project in Mauritius but, Mr Knight, you are defending the indefensible. In your article, you speak of the “ unfounded attacks on your reputation”. Do you wish to contend that the many violations of regulations on labour law and excessive emissions for which Covanta was fined and reported in the South Wales Echo in Feb 2009 are unfounded? It is disturbing that you “ aim to bring the same level of excellence to Mauritius”. Concerning the new facilities being built in the UK, I give you the following quote from Ken Livingstone, Mayor of London, who said in 2006 that allowing the incinerator to be built in London’s Borough of Bexley on the River Thames would undermine the battle against climate change: “ Thousands of tons of London’s rubbish, which could be recycled or turned into renewable gas will instead be burnt. Climate change is at the top of my agenda and an incinerator is a backward step in the battle to cut emissions and increase recycling.” It also makes sense to mention that, in France, one of the EU countries having the biggest number of incinerators, this number has dropped from 300 in 1990 to 130 now. It’s interesting to know that the recent European Directive ( 19 th November 2008) has established an hierarchy in waste management.

The first priority is the reduction of waste at source; then various recycling practices as well as composting have to be implemented and then the residual waste might be burnt or land filled. As far as I am aware, we haven’t, in Mauritius, implemented mass recycling, composting and all the environmental- friendly solutions prior to engaging the country in 25 years of incineration.

How can Gamma Covanta argue that, in Mauritius, with an incinerator needing to be fed with 300,000 tons of our valuable waste per year out of 400,000 tons produced, there could still be place for recycling and composting? As you may know, our waste composition is made up of 65% of organic waste. These 260,000 tons of green waste should be composted and given to planters instead of being burnt.

Finally, Mr Knight, how can you say that your facilities are environmentally responsible while more than 2,000 molecules are released with only 50 being controlled: a 300,000 tons/ year incinerator respecting EU standards will release each year into the Mauritian atmosphere: • 260,000 tons of CO 2 • 360 tons of nitrogen oxide • 90 tons of sulfur oxide • 15 tons carbon monoxide • 18 tons of hydrochloric acid • 900 kg of heavy metals • 300 kg of hexafluorhydric acid • 180 kg of cadmium and mercury gas • 180 mg of dioxin • And so many others… not yet even identified or studied.

These are the facts, Mr Knight. Please stop arguing. We don’t want your incinerator in Mauritius. Keep your outdated technology to burn waste in Covanta’s country of origin, the United States of America.

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Incinération, un procédé nuisible

 

 

Par Dominique BELPOMME

 

 

Il m’est demandé un avis sur le projet d’implantation d’un incinérateur d’ordures ménagères à l’île Maurice. C’est en tant que médecin et chercheur, professeur de médecine à l’université Paris- Descartes, expert auprès de différentes instances françaises et européennes, que je vous adresse ce message, compte tenu de l’expérience acquise en Europe et plus particulièrement en France.

L’incinération des déchets est un procédé nuisible au plan sanitaire et environnemental, cela d’autant plus lorsqu’on prévoit d’implanter une unité d’incinération dans une île qui, par définition, possède des ressources limitées en terre arable et en eau douce. Le procédé est de plus absurde au plan socioéconomique car il est coûteux et destructeur d’emplois.

Je rejoins donc parfaitement au plan médical et scientifique le combat mené par le collectif d’associations opposé à l’incinérateur à l’île Maurice et je le soutiens sans réserve. Il convient à tout prix que le projet d’incinérateur n’aboutisse pas, et cela d’autant plus qu’il existe des méthodes alternatives, beaucoup moins polluantes – présentant donc un risque sanitaire moindre – moins coûteuses et génératrices d’emplois, donc rentables au plan socioéconomique.

L’ensemble des Mauriciens doit donc se mobiliser car, au cas où le projet d’incinérateur aboutit, la facture à payer pour les habitants de l’Ile Maurice risquerait d’être lourde, au plan de leur santé et même de l’avenir de leurs enfants et petits- enfants dans l’île.

1. L’incinération, procédé polluant

Même mis aux normes technologiques actuelles, les incinérateurs sont tous toujours polluants. En effet, que la combustion des déchets soit complète ou non, il en résulte la diffusion dans l’environnement de très nombreux polluants organiques et non organiques, tels que poussières minérales et métaux lourds, dans l’air, par le biais de panache, mais aussi dans les cendres et les mâchefers, donc dans les sols et dans l’eau, en raison des processus de lixiviation.

La mise aux normes pour les dioxines et quelques- uns des autres polluants est dérisoire par rapport aux milliers de substances polluantes résultant de la combustion. L’utilisation de filtres n’est en aucun cas une mesure de protection suffisante, en raison de leur efficacité insuffisante, de leur usure et des pannes techniques qui peuvent survenir à tout moment. Ce n’est pas l’utilisation de cigarettes avec filtre qui permet de se protéger de l’apparition d’un cancer. Or, il faut se représenter l’incinérateur comme un immense brûlot correspondant à des milliards de cigarettes!

2. L’incinération, procédé toxique pour la santé

Les données scientifiques actuelles montrent clairement que le risque de leucémie aiguë et de cancer est plus élevé à proximité d’un incinérateur. C’est ce qu’ont établi, en particulier en France, les deux rapports de l’Institut national de veille sanitaire . Rien n’indique, sur le plan scientifique, que la mise aux normes pour les dioxines diminuera ce risque. Etant donné la nature CMR ( C: cancérigéne, M: mutagéne, R: reprotoxique) de trés nombreuses substances polluantes résultant de la combustion, un risque majoré de malformations congénitales chez les enfants et de stérilité, lié à l’incinération, ne peut- être écarté, en l’état actuel des connaissances scientifiques.

3. L’incinération, procédé toxique pour l’environnement

La pollution de l’air, de l’eau et des sols sera la conséquence inéluctable de l’implantation de cet incinérateur, si le projet aboutissait.

Or les îles sont extrêmement vulnérables à toute forme de pollution, compte tenu de leur ressources limitées en eau douce et terres arables.

Il y va en réalité de la survie même à long terme de la population des îles, car les méfaits de toute pollution y sont ici considérables et quasi irréversibles, compte tenu des ressources limitées, de la faiblesse et de la lenteur des processus de détoxification naturelle.

C’est ce qu’envisagera en octobre 2009 un colloque international, sous obédience européenne, concernant les Régions ultrapériphériques ( Les 4 es assises de l’énergie et du développement durable dans les Régions ultrapériphériques): l’environnement des îles est extrêmement fragile et vulnérable à toutes formes de pollution, celleci pouvant se révéler à terme mettant en jeu la survie même des habitants.

Il faut noter enfin que l’incinération contribue au rejet dans l’atmosphère de gaz à effet de serre.

4. L’incinération, procédé illogique

Alors que les ordures ménagères contiennent de nombreux déchets verts en provenance de la terre et qu’ils peuvent être recyclés en humus, alors que la quantité d’humus est limitée dans les îles, et alors que les déchets verts sont humides et de ce fait ont un pouvoir calorifique faible, en les incinérant; on les sacrifie.

Alors que les ordures ménagères contiennent des substances précieuses sous la forme de matières secondaires recyclables ( métaux, plastiques, verres, papier...) ou de composants réutilisables ( matériels électriques, électroniques...), alors que le prix à la tonne de ces matières ou composants ne cessera à l’avenir d’augmenter, compte tenu de la raréfaction des matières premières à l’échelon de la planète, on les détruit pour en faire de l’énergie.

L’incinération est donc un procédé illogique tant au plan calorifique qu’économique.

5. Des méthodes alternatives existantes

Les méthodes alternatives reposent sur la diminution de production des déchets, la collecte et le tri sélectif, le recyclage des déchets et la réutilisation des composants, la valorisation énergétique par méthanisation, enfin le stockage sécurisé des déchets ultimes.

Il convient fondamentalement de distinguer les déchets secs ( verre, papier, carton, métaux...) toujours recyclables, des déchets organiques humides et donc fermentescibles. Pour ces derniers, deux types de procédés alternatifs sont à considérer: • Pour les déchets organiques propres, c’est- à- dire eux- mêmes non pollués, la meilleure solution est de les recycler par compostage en humus, qui sera réutilisé pour les terres arables.

• Pour les déchets organiques sales, c’est- à- dire pollués, tels que les boues d’épuration, la meilleure solution est, par contre, la valorisation énergétique par méthanisation.

Ainsi peut- on concilier de façon raisonnable, le recyclage et la valorisation énergétique en tant que méthodes alternatives à l’incinération.

Quant à la réutilisation des composants électriques ou électroniques, celle- ci est bien sûr économique, rentable et génératrice d’emplois.

6. L’incinération, procédé non rentable au plan socio- économique

Des estimations économiques récentes ont montré que les méthodes alternatives permettraient de réduire les coûts de fonctionnement du traitement des déchets de 30 à 50 % par rapport à l’incinération et que le coût des investissements était beaucoup plus faible. En outre, le nombre d’emplois générés par la mise en place des méthodes alternatives est le double des emplois liés à l’incinération.

7. Conclusion

La décision finale qui sera prise, sera donc purement politique, car au plan scientifique, technologique et économique, les avantages des méthodes alternatives par rapport à l’incinération ne font aucun doute. Aux Mauriciens de se mobiliser ! *

Dominique Belpomme est professeur de cancérologie au Centre Hospitalier Universitaire Necker- Enfants malades.

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ENVIRONNEMENT
Waste- to- energy, one of the promising
renewable energy technologies

 

 

Municipal Solid Waste- to- energy will be one of the eight renewable energy sources that will contribute to a low- carbon energy system by 2050. This statement is contained in areport released by The World Economic Forum at Davos in January 2009. Extracts from the report are published below.

No one can describe with certainty what the world’s energy system will look like in 2050. A substantial proportion of our energy will undoubtedly still be supplied by fossil fuels, but we can now be fairly certain that a future low- carbon energy system will include a meaningful contribution from the following eight renewable energy sources: 1. Onshore Wind; 2. Offshore Wind; 3. Solar Photovoltaic ( PV); 4. Solar Thermal Electricity Generation ( STEG); 5. Municipal Solid Waste- to- Energy ( MSW); 6. Sugar- based Ethanol; 7. Cellulosic and Next Generation Biofuels; 8. Geothermal Power.

… No- one can predict with any certainty what the energy mix will look like in 2030, let alone 2050. Fossil fuel generation will undoubtedly still be a substantial part of the equation. However, it is clear that any future low carbon energy infrastructure will have to include a significant proportion of energy generated from renewable sources – most scenarios showing the proportion of primary energy having to reach 40- 50% by 2050.

Some of the leading technology contenders are emerging and have begun to build significant experience. In this section, we highlight eight renewable energy technologies which look particularly promising in terms of two factors: abatement potential and current state of competitiveness.

Onshore Wind

The most mature of the renewable energy sectors, the onshore wind industry saw 21GW built in 2007, bringing installed capacity to over 100GW. In Germany, Spain and Denmark wind power now supplies 3%, 11% and 19% respectively of total electricity production during the course of the year, and in Denmark up to 43% of the country’s electricity demand at times of peak wind supply.

Electricity from onshore wind can be generated at prices of 9- 13 c/ kWh, making it only 32% more expensive than natural gas CCGT, even without a carbon price.

Offshore Wind

When the best sites for onshore wind have been snapped up, the next place to look for large quantities of renewable energy is offshore. Offshore wind offers enormous potential, with stronger more predictable winds and almost unlimited space for turbines.

Planning permission can be easier to obtain than onshore, farms can be built at scales impossible on land, and the availability of space is almost unlimited if deep waters are mastered. At present, the cost of electricity from offshore wind is high – around 16- 21 c/ kWh – but this will come down rapidly as more project experience is gained.

Solar Photovoltaic

Power Photovoltaic ( PV) technology has made very rapid strides in the past four years, in terms of reducing the cost of crystalline silicon ( its main component) and commercializing thin film technology, with investment volume growing to US$ 50 billion in 2007- 2008.

Although there has been a bottleneck in the production of solar grade silicon, new capacity is coming on line and costs should drop rapidly from US$ 4/ W to US$ 2.60/ W by the end of 2009, making unsubsidized solar PV generation costs comparable to daytime peak retail electricity prices in sunny parts of the world.

Solar Thermal EG

While PV is ideal for smaller projects and integrated into buildings, the technology of choice for big solar plants in the world’s deserts looks set to be Solar Thermal Electricity Generation (STEG): concentrating the heat of the sun to generate steam, which can be used in conventional and highly efficient turbines. There are relatively few projects up and running yet, but with costs already in the 24- 30 c/ kWh range, this technology is shaping up to be part of the solution in the sunniest places.

MSWaste- to- Energy

The use of municipal solid waste to generate energy is increasing, led by the EU countries. Waste has traditionally been deposited in landfill sites, a practice which is becoming increasingly expensive and constrained by shortage of sites. Landfill also creates methane, a powerful greenhouse gas. Waste that cannot be recycled, however, can be used to generate electricity by a variety of technologies at costs starting at 3 to 10 c/ kWh. Government support for the development of MSW plants is increasing, for example through the Private Finance Initiative ( PFI) in the United Kingdom. The US MSW sector is seeing a resurgence, with specialist operators planning several new plants.

Sugar- based Ethanol

The period 2004- 2006 saw US investment in biofuels soar, with investors pouring US$ 9.2 billion into the sector. But most of this flowed into corn- based ethanol, which is more expensive to produce than sugar- based ethanol, subject to volatile prices and controversial because its feedstock is a food staple around the world. By contrast, Brazilian sugar cane- based ethanol is competitive with oil at US$ 40 per barrel; it grows well in many southern hemisphere countries ( and far from the Amazon); and there is no shortage of land to increase production substantially without jeopardizing food production.

C& N Generation Biofuels

The argument over food vs fuel is an emotive one. In most regions, there is sufficient land to increase biofuels production from the current 1% of transport fuel to 3% or even 5% without impacting on food availability ( as long as we can quickly return to increasing annual agricultural productivity).

But after that the only way to increase production of biofuels will be to source feedstock that does not compete with food. Luckily, the cost of producing Cellulosic and Next ( C& N) Gene- ration biofuels from agricultural waste through cellulosic conversion and algae is coming down rapidly, and the future fuel system is likely to include a proportion of fuels from these sources. Future technologies could include artificial photosynthesis and synthetic genomics.

Geothermal

Geothermal power is very attractive as a renewable energy source because of its predictable base- load power in a way wind and solar power cannot be.

Until now, geothermal power has been used in limited regions, but new approaches have helped make it economically viable across a wider area.

Besides, all countries can exploit geothermal resources for ground source heat pumps or district heating, if not for large- scale electricity generation.

Conclusion

It must be emphasized that these are by no means the only clean energy sectors of promise. There are many other emerging technologies – a wide range of biomass based power generation approaches, wave and tidal power, ground source heat pumps, ocean thermal and osmotic power – each with substantial potential and its fervent admirers. Nuclear power is also set for a renaissance in many countries.

Nuclear energy’s share of total electricity production has remained steady at around 16% since the 1980s, when 218 reactors were built around the world.

However, nuclear power will clearly be part of any future system, although its contribution will be limited by cost, storage, safety and public resistance. We do not consider it in detail in this paper.

Although the eight key technologies highlighted are not yet fully cost- competitive on a levelized basis, i.e. without subsidies, the economics of experience curves and fossil fuel depletion are working powerfully to level the playing field. Faster than most expected.