Congestion routière Port-Louis au bord de l'asphyxie


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La dégradation de la circulation aux heures de pointe, avec, pour résultante, des bouchons kilométriques - d'une longueur de 20 kilomètres enregistrée cette semaine - a poussé le gouvernement à revoir ses plans. Une des premières causes majeures des goulots d'étranglement enregistrés au niveau des entrées nord et sud de la capitale, selon les analyses des experts, serait la menace de sanctions brandie contre les fonctionnaires en retard au début de l'année. Les experts attribuent ce nouveau phénomène au fait que l'heure de départ initial des fonctionnaires pour Port-Louis coïncide, depuis le début de l'année, avec la période de pointe dans le transport scolaire. Le gouvernement envisage sérieusement d'introduire le Flexi Time à cet effet, en sus de nouvelles mesures qui interviendront sur nos routes à partir de cette semaine. D'autres actions sont envisagées dans le court et moyen terme. En premier lieu, il ressort que le gouvernement étudie sérieusement la possibilité de revoir à la hausse le tarif de parking et d'introduire la réglementation des "parking privés". Ceci en vue de réduire le nombre de véhicules dans le centre-ville. La mise en application d'un Car Restriction Scheme, basée sur la plaque numéralogique, ainsi que la possibilité d'interdire aux poids lourds l'accès au corridor allant du rond-point de Quai D à celui de Caudan, figurent également à l'agenda du gouvernement.

Se rendre à Port-Louis pendant les heures de pointe n'est pas une sinécure. La durée des trajets s'est considérablement allongée depuis ces dernières semaines. L'année dernière, un trajet, qui se faisait entre Rose-Hill et Port-Louis est passé de 45 minutes à une heure et 15 minutes. De Curepipe à Port-Louis, la moyenne est presque la même, à condition qu''il n'y ait aucune panne, aucun accident et surtout qu'il ne pleuve pas. La semaine écoulée a été témoin d'une nouvelle situation difficile démontrant, une fois de plus, que le problème de circulation aux heures de pointe a pris de l'ampleur. Une simple obstruction sur l'autoroute, paralysant une voie pendant un quart d'heure, a, en effet, débouché, lundi matin, sur un bouchon sans précédent, d'une longueur de plus de 20 kilomètres allant de Port-Louis jusqu'au rond-point de Highlands. Mardi matin, les automobilistes des régions de Rose-Hill/Beau-Bassin ou Albion-Pointe aux Sables ont été contraints de patienter près de deux heures pour entrer dans la capitale. La raison : le projet des autorités d'ouvrir une seconde voie à Bell Village, à hauteur de Dry Cleaning sur l'ancienne route, a tout simplement capoté. Pis, vendredi après-midi, un cafouillage monstre engendré par un poids lourd - ses freins ayant cédé - a complètement paralysé l'ancienne route. Conséquence : retard de plus de deux heures sur la durée normale du trajet pour quitter la capitale.

Cela le gouvernement semble l'avoir compris. Car vendredi, quelques heures avant le cafouillage monstre, le ministre des Infrastructures punliques et du Transport, Anil Baichoo, a soumis des propositions au cabinet ministériel., et ce après plusieurs réunions de consultations avec les opérateurs privés et les autorités concernées pour "alleviate the serious problem of traffic congestion". Selon les arguments avancés dans les milieux des autorités concernées, une des causes majeures de cette nette dégradation de la circulation depuis le début de l'année serait le problème d'horaires décalés pendant aux heures de pointes. "Le problème s'est aggravé avec l'entrée en vigueur du circulaire émis par le ministère du Service civil et des Réformes administratives en vue de prendre des actions disciplinaires contre les fonctionnaires en retard. D'après les analyses, il y avait trois

"peak periods" en ce qui concerne l'utilisation du transport public. En premier lieu, il y a les travailleurs d'usines et du privé qui sortent de chez eux très tôt. Puis, il y a le transport scolaire et ensuite les fonctionnaires. Depuis que cette circulaire a été émise, il y a eu un décalage d'horaires. Le fait que les fonctionnaires sortent de chez eux plus tôt coïncide avec les heures de pointe du transport scolaire. Avec une augmentation de véhicules sur les routes en 7h30 et 8h30, le traffic est devenu plus compact", laisse-t-on comprendre au ministère des Infrastructures publiques et du Transport.

La troisième voie ouverte plus tôt

Le gouvernement étudie sérieusement de mettre en application un Flexi-time Scheme, donnant ainsi la possibilité aux fonctionnaires de prendre leurs postes entre 8h30 et 9h15 avec possibilité de terminer entre 15h45 et 16h30. Selon les informations recueillies, le ministre du Service Civil aurait agréé à la demande de son collègue dans ce sens. "Ceci devrait allonger la période de pointe, mais la circulation pourrait être moins compacte. Reste à voir comment cela va fonctionner dans la pratique", soutient-on, du côté du ministère.

La montée des déplacements en voiture particulière fait également craindre que le phénomène de congestion ne continue à se généraliser. Ceci est expliqué par le fait que la voiture particulière est le mode de transport le mieux adapté et que d'autre part, les transports en commun sont mois efficaces en matières de confort et de rapidité. Mais le gouvernement n'est pas de cet avis. Il compte ainsi venir avec des solutions à court et moyen terme. Selon les informations obtenues, de nouvelles mesures devraient intervenir dès cette semaine au niveau des principales entrées de la capitale. Il ressort qu'à l'entrée nord, les autorités envisagent d'ouvrir la voie liant Roche Bois à ABC Motors pour faciliter la circulation du nord de l'île vers la capitale. La possibilité que les poids lourds venant du nord soient interdits d'accéder au corridor du rond-point du Quai D à celui du Caudan est également envisagée. Les autorités pensent d'abord ouvrir la troisième voie à partir de la Montagne Ory 15 minutes plus tôt, soit à 6h45 au lieu de 7h. La possibilité que les véhicules empruntant la troisième voie puissent utiliser l'autopont de Bell Village est également envisagée. Sont également à l'étude, le prolongement de la troisième voie sur une distance de 150 mètres en direction du rond-point de Caudan et la possibilité que priorité soit accordée aux véhicules empruntant Monseigneur Leen Street une fois auront-ils atteint les jonctions de Mère Barthelemy, Edith Cavell et Saint Georges. Les frais étaient passés de Rs 1 à Rs 10 pour une heure de stationnement.

Entrée dans la capitale : chiffre pair ou impair ?

Les autorités pensent également à durcir leur position par rapport aux véhicules circulant vers la capitale et à l'intérieur. La mise en application d'un Car Restriction Scheme est actuellement à l'étude. Une des points majeurs évoqués dans le cadre de la préparation de ce nouveau plan consiste à contrôler l'entrée des véhicules dans la zone délimitée par rapport à leur plaque numéralogique. "Il se pourrait que les entrées dans la capitale soient définies par rapport aux chiffres des véhicules. cela se fait à l'étranger. Par exemple, si nous interdisons tous les véhicules portant un chiffre impair à enter dans la ville les lundis, cela nous permettrait de réduire le nombre de véhicules à 50%. Le lendemain, ce sont les véhicules aux chiffres pairs d'être interdits d'accès. C'est à l'étude", indique-t-on.

Au niveau du gouvernement, l'on insiste qu'il faudrait encourager les automobilistes à avoir recours au transport en commun. "Il faudra travailler en concertation avec les opérateurs d'autobus en vue de dégager une nouvelle politique de transports en commun. C'est en améliorant la qualité du service de transport en commun que nous arriverons à encourager les automobilistes à se tourner vers ce mode de transport", fait-on comprendre. Il ressort toutefois qu'un nouveau plan sera dégagé en vue d'encourager les véhicules à stationner hors de la capitale. Les autorités travaillent sur un "additional incentive schemes for the Park and Ride". Dans ce contexte, une révision à la hausse des "parkings payants" n'est pas à écarter. Les tarifs de parking dans le centre-ville avaient été été revus en novembre 2002 dans le cadre de la mise en application d'un plan de décongestion. Les frais étaient passés de Rs 1 à Rs 10 pour une heure de stationnement. Alors que les lois avaient été rendues plus sévères faisant du parking illégal une offense passible d'une amende de Rs 1,000 au lieu de Rs 500.

Cependant, l'absence des "wardens" de la National Transport Authority (NTA) pour assurer un contrôle à travers la ville n'a pas aidé à faire avancer le projet de dissuader les automobilistes à se stationner à l'intérieur de la capitale. La recrudescence des parkings privés est également citée comme un sérieux obstacle au plan de dissuasion. Le ministre Baichoo a ainsi formulé une demande pour que les postes vacants à la NTA soient remplis dans les meilleurs délais pour assurer le contrôle et le respect du "paid parking legislation". Le ministère compte également travailler avec celui des Administration régionales pour introduire une nouvelle réglementation pour la mise en opération des parkings privés. Valeur du jour, aucun permis n'est nécessaire pour aménager et opérer un parking privé. 4,000 parkings privés - souterrains et de surface confondus - ont été recensés à Port-Louis. Les tarifs mensuels varient entre Rs 1000 et Rs 2000.


Projets d'investissement

Décongestion routière: beaucoup d'intentions, peu de réalisations

Le problème de trafic routier reste entier. Les mesures prises par les autorités se sont jusqu'ici révélées palliatives face à l'ampleur du problème. À part les mesures restrictives, telles que l'augmentation des tarifs de parking ou les déviations routières, l'ouverture d'une nouvelle voie et le déploiement d'un plus grand nombre de policiers sur nos routes, les projets d'infrastructures susceptibles d'enrayer les bouchons en période de pointe ne sont pas légions.

Pourtant, les décideurs qui se sont succédé à l'hôtel du gouvernement au cours de ces 30 dernières années n'ont pas manqué d'idées. Les études de faisabilité, de même que des analyses économiques sur l'impact des bouchons n'ont également pas manqué - des pertes de Rs 3 milliards annuellement selon le rapport d'audit 2002. Mais dans le concret, force est de constater que les "grands projets" annoncés, nécessitant des investissements importants, sont jusqu'ici restés au stade de déclarations d'intention. À part la création d'un auto pont et un parking pour 400 véhicules à Les Salines…

Ci-dessous, les projets qui ont été concrétisés durant ces dix dernières années et ceux annoncés et qui attendent toujours d'être mis en chantier.

Les projets annoncés

Métro Léger

Annoncé depuis le début des années 90, le projet de métro léger ou mode de transport alternatif tiendrait… toujours la route. Après les nombreuses consultations et études - soutenant qu'elle est la solution contre le problème de congestion routière - l'actuel Premier ministre a décidé de prendre le dossier en main en présidant un High Powered Policy Committee, composé également de ministres et d'experts. Le projet de mode alternatif de transport, si jamais, il se concrétise, remplacera l'ancienne voie ferrée; un tracé long de 24,9 kilomètres. Il comprendra treize stations allant de Curepipe à Port-Louis en passant par Floréal, Vacoas, Cora, Quatre-Bornes, Rémy Ollier, Rose-Hill, Beau-Bassin, Chebel, Richelieu, St Louis, Victoria et Place Immigration (Port-Louis). La durée du trajet sera de 32 minutes. Selon les indications fournies, le métro léger pourra transporter près de 450 passagers. Le prix du ticket devrait être 10% supérieurs par rapport à un ticket d'autobus au moment où il sera opérationnel.

Port-Louis Ring Road

Ce projet de route circulaire a été évoqué pour la première fois en 1975 par Raymond Rivet, député de la circonscription de Beau-Bassin/Petite Rivière. Près de 29 ans après, le projet est toujours d'actualité. Le gouvernement travailliste, à travers le ministre Sidick Chady avait tenté de le réactiver en 1997, mais en vain. Aujourd'hui, le gouvernement actuel n'a pas pour autant abandonné, un porte-parole de la Road Developement Authority (RDA) ayant annoncé que les documents pour l'appel d'offres étaient en préparation. Selon les indications obtenues, le projet est évalué à plus d'un milliard de roupies. Le tracé, comportant plusieurs options, devrait être long de 9 kilomètres. Dotée d'un tunnel, la voie périphérique, qui devrait déboucher sur des agglomérations stratégiques, avant de relier le rond-point de Quai D, est considérée comme la "solution" à l'encombrement routier à Port-Louis.

Pont ou tunnel sous la rade

Pour alléger le corridor entre le rond point du quai D et celui du Caudan, deux projets d'envergure ont jusqu'ici été évoqués. La construction d'un pont métallique sur la rade ou l'aménagement d'un tunnel sous la rade. Peu d'informations ont jusqu'ici transpirées au sujet de ces deux projets, si ce n'est que des consultants sud-africains étaient à Maurice l'année dernière pour réaliser une étude sur le sujet. Il ressort toutefois que la route devrait prendre sa source à hauteur de la station thermique de Saint-Louis pour rejoindre les salines, où démarrera le pont. La structure métallique devrait traverser la rade de Port-Louis et la Rivière Latanier avant d'aboutir sur l'autoroute du nord, à Abercrombie. Le projet du tunnel qui passerait sous la rade devrait également être relié à l'autoroute du nord. Les deux projets sont évalués à plus de Rs 1,5 milliards.

Les projets concrétisés à ce jour

Le parking Les Salines

Le parking de Les salines a été conçu dans un but précis: décourager les automobilistes à entrer dans la capitale. Ce projet, lancé en novembre 2002, n'aurait jusqu'ici pas eu les résultats escomptés, le taux de remplissage affichant moins de 50% pendant toute l'année 2003. L'aire de stationnement a coûté au gouvernement près de Rs 10 millions. Elle dispose d'une capacité d'accueil de 400 places et propose des navettes à ses clients pour se rendre dans le centre-ville.

L'auto pont de Bell-Village

L'auto pont de Bell-Village, relié à l'autoroute de Pailles est un des projets ayant apporté des résultats dans la démarche des autorités en vue d'alléger le trafic sur l'autoroute de Pailles. Construit depuis huit ans, ce pont permettant de relier la route de jonction de Bell Village entre l'ancienne et la nouvelle route et celle de Monseigneur Leen, est aujourd'hui une voie privilégiée pour accéder rapidement au Ward 4 de Port-Louis.


Chaque matin entre 7h et 9h

215 véhicules entrent dans la capitale chaque minute

Un total de 25 770 véhicules entre dans la capitale chaque matin entre 7h et 9h. Entre 7h et 17h, 67 000 véhicules transitent par Port-Louis. Ces chiffres ont été obtenus à l'aide d'un détecteur, doté d'un nouveau logiciel et baptisé SIDARA (Signalised and unsignalised Intersection Design and Research Aid), installé au niveau des cinq principales voies accédant au centre-ville.

Les statistiques indiquent ainsi que pendant les heures de pointe, le matin, 215 véhicules pénètrent dans la capitale chaque minute qui passe. Un chiffre révélateur et qui confirme les goulots d'étranglement notés à l'entrée nord et sud de Port-Louis, de même qu'à Bell-Village et Vallée-des-Prêtres. A titre d'exemple, entre 7h et 9h, 6450 véhicules passent par le rond-Point de Terre-Rouge pour entrer à Port-Louis, alors que du côté du rond-Point de Caudan, un total de 7400 véhicules a été dénombré. Au niveau de l'autopont de Bell-Village, en passant par l'autoroute de Paille, le nombre de véhicules comptabilisé se situe à 1990 entre 7h et 9h. Par contre, l'afflux de véhicule est beaucoup plus important à partir de Grande-Rivière Nord-Ouest (GRNO). Ainsi, il a été établi que 5780 véhicules traversent cette zone chaque matin pendant la même tranche d'heure contre 4150 qui empruntent le tronçon de Vallée-des-Prêtres.

Autre élément important à signaler : 8 326 des 67 000 véhicules transitant par Port-Louis traversent le corridor entre le rond-point du quai D et celui du Caudan quotidiennement. Entre 7h et 17, le nombre de véhicules quittant la capitale est chiffré à 61 200.


Accroissement du parc automobile-Scénario catastrophe dans 30 ans
Les prévisions sont alarmantes en ce qui concerne l'accroissement du parc automobile. En 2035, Maurice devrait atteindre le seuil de saturation pour passer de 99 (à ce jour) à plus de 400 véhicules (voitures, 2x4 et 4x4) pour 1000 têtes d'habitants tout en tenant compte de l'évolution démographique et la santé économique du pays. Les experts dans le domaine prédisent ainsi un scénario catastrophe en matière de trafic routier.
Le parc automobile a en effet connu une croissance énorme au cours de ces dernières années. En quinze ans, la flotte de véhicules, incluant les différents types de véhicules (voir tableau), a plus que doublé, passant de 100 000 en 1986 à 272 000 à ce jour. Le parc de véhicules particuliers - principalement les voitures et pickup - est de 115 485, alors qu'en 1986, il comptait 34 760 unités. En 2035, ce même chiffre pourrait passer à 599 204.
Les études démontrent également que l'évolution du parc automobile et celle des infrastructures routières sont à deux vitesses. La disparité est considérable. Si en quatre ans le parc de véhicules particuliers a connu une hausse de près de 25%, alors que les routes n'ont aucune évolution. La longueur totale de nos routes est restée la même. Soit 2000 kilomètres. A cause de ces statistiques, Maurice a déjà fait son entrée dans le registre des pays à forte densité routière, au même titre que l'île de la Réunion, Singapour ou l'Angleterre. Selon les chiffres évoqués, Maurice compte actuellement une moyenne de 70 véhicules par kilomètre de route. Une tendance inquiétante, pour dire le moins, lorsqu'on compare ce même chiffre à des pays comme l'Australie ou les Etats-Unis, qui, malgré un ratio de 5 véhicules par tête d'habitant, restent loin de cette réalité.


Port-Louis

Vers l'introduction d'un péage urbain

Le gouvernement ira de l'avant avec l'instauration d'un péage urbain à Port-Louis. Selon les informations obtenues, le Conseil des ministres a donné son accord au ministre des Infrastructures publiques et du Transport, Anil Gayan, de commanditer une étude sur la possibilité d'introduire le Congestion Charging System à Port-Louis. Le gouvernement compte ainsi retenir les services du Pr. Menon, celui qui était chargé de mettre en place ce système au Singapour en 1975.

L'expert singapourien sera ainsi chargé de soumettre un rapport au gouvernement sur la situation du trafic routier et la politique de transport à Maurice, de même que des recommandations sur la mise en place de ce nouveau système, les modalités relatives à sa mise en opération, le coût du projet et la tarification. Singapour a été un pionnier du péage électronique. L'Angleterre, plus précisément Londres, a adopté ce système en l'an 2000 avec pour effet de réduire le trafic routier dans le centre ville à 20%. Le système consiste à faire payer une taxe à tous les automobilistes pénétrant dans la zone délimitée par les autorités. Il comprend un petit appareil électronique placé à bord des véhicules et qui est en activité grâce à une carte magnétique. Des portiques portant des détecteurs et caméras, ainsi qu'un système informatique, sont placés au niveau des principales voies d'accès. La carte magnétique de l'automobiliste s'épuise ainsi à chaque fois que le véhicule passe devant un appareil ultrasensible.

Le Week End 21 mars 2004