Le ministre critique le laxisme de la population


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Rajesh Bhagwan en a gros sur le coeur. Son ministère a donné le ton, mais les autres secteurs,ainsi que la population dans son ensemble, n'ont pas suivi, dit-il.

Le public continue de salir le pays. Malgré la mise en place de la police de l'Environnement. Malgré les 2 000 contraventions dressées par cette police. Ces mesures n'ont pas suffi pour responsabiliser la population sur l'environnement. Le ministre de l'Environnement, Rajesh Bhagwan, ne cache pas sa déception sur les relations de la population avec l'environnement. Dressant un bilan de son ministère lors d'une conférence de presse hier matin, il en étale les réalisations et blâme la population pour son laxisme. "Si le ministère de l'Environnement s'est donné corps et âme pour assurer un environnement sain, on ne peut en dire autant pour les autres secteurs, surtout pour la population", a-t-il déclaré. Rajesh Bhagwan espère une plus grande responsabilisation de la population l'année prochaine.

Succès mitigé

Le ministre reconnaît que les camions d'ordures sont plus remplis depuis la réglementation, "ou zeter, ou payer". Il estime néanmoins que le degré de l'insalubrité du pays a atteint son apogée. "Malgré les campagnes agressives pour un environnement sain, certains de nos citoyens refusent toujours de changer leurs mauvaises habitudes et continuent, sans se gêner, à déverser leurs ordures en bordure des routes et sur les places publiques", déplore-t-il. Un constat qui frise l'insuccès même si le ministre refuse de parler d'échec. Nuance. "La situation aurait pu être meilleure", affirme-t-il.

Conscient que l'on ne change pas ces attitudes en peu de temps, Rajesh Bhagwan mise sur le long terme. Rappelant que le ministère de l'Environnement n'est pas un distributeur de poubelles, il précise que l'environnement n'est pas une question de salubrité uniquement. L'approche doit être globale, prenant en compte la gestion des réserves naturelles et des lagons, la protection de la biodiversité marine et terrestre ainsi que la qualité de l'eau et de l'air.

Autant d'objectifs qui ne pourront se concrétiser qu'avec la collaboration de tous les secteurs. D'où le décret de l'année 2002 comme l'Année de la Responsabilisation nationale pour l'environnement. "Si la population s'y met, nous ne pourrons que réussir dans ce combat pour un environnement de qualité qui permette à nos citoyens de jouir d'un meilleur confort environnemental", a conclu le ministre. Rajesh Bhagwan a circulé à cette occasion une publication retraçant les réalisations de son ministère pour cette année.

Sylvia EDOUARD-GUNDOWRY

L'Express

29 decembre 2001