Parc marin de Blue-Bay Travaux de rénovation sur l'île- des-Deux-Cocos


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Le groupe hôtelier Naïade Resorts procède actuellement à des travaux de rénovation sur l'île-des-Deux-Cocos, située en plein parc marin de Blue-Bay. Mais ces travaux ne plaisent pas à l'association écologiste Eco-Sud qui réclame que des précautions soient prises afin de ne pas endommager le parc marin.

Naïade Resorts projetait, en 2000, de construire les Follies, un hôtel de luxe sur l'îlot. Mais après une série de protestations, l'hôtel a finalement été interdit par le gouvernement, l'année dernière. Les autorités ont, de surcroît, réclamé que le promoteur réhabilite l'îlot où des travaux préliminaires avaient débuté. Naïade Resorts est le locataire de l'îlot.

Le 4 décembre dernier, une visite a eu lieu sur l'îlot. Elle était effectuée par des représentants des ministères de l'Environnement, de la Pêche et des Terres. Les autorités ont noté, sur les lieux, la présence d'une grue et d'une bétonneuse. Le promoteur a, de son côté, obtenu l'autorisation d'effectuer ses travaux de rénovation.

Ces travaux consistent, selon Naïade Resorts, à réhabiliter Follies, une maison qui subsiste sur l'îlot, mais aussi à l'enlèvement de souches d'arbres morts et au reboisement. Naïade Resorts explique vouloir être en mesure d'accueillir, sur l'île des Deux-Cocos, les touristes en excursion, en provenance de ses établissements hôteliers (Beau-Rivage, à Belle-Mare).

Ainsi, Naïade Resorts explique qu'un "espace d'accueil" sera aménagé sur l'îlot avec des structures légères permettant aux visiteurs de pique-niquer. Bref, Naïade Resorts veut "relooker" l'île des Deux-Cocos. Le groupe hôtelier annoncé également qu'il a un projet pour introduire des espèces végétales endémiques sur l'îlot, en collaboration avec le Mauritian Wildlife Foundation (MWF).

Mais, pour Eco-Sud, rénovation ne doit pas rimer avec construction. "Nous sommes d'avis que le promoteur est en train de faire quelque chose pour lequel il n'a pas d'autorisation", note Doris Sénèque, membre de l'association. Mme Sénèque et les membres de l'association disent noter avec inquiétude la présence de grues sur l'îlot et le va-et-vient de barges dans la baie, entre la terre ferme et l'îlot.

"Il faut que tout se passe dans la transparence", insiste Mme Sénèque. L'association Eco-Sud insiste également pour qu'il y ait une demande d'environment impact asessment (EIA), s'il y a des travaux importants et s'il y a des risques pour l'écologie.

Le Mauricien 8 decembre 2001