Pour combien de temps encore durera pour nous l’abondant pétrole bon marché, force motrice de notre civilisation?


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Le pétrole bon marché et abondant fut et demeure à la base énergetique de l’économie mondiale moderne depuis la Deuxième Guerre Mondiale quand la consommation de pétrole surpassa pour la première fois celle du charbon. Depuis lors sans pétrole, pas de transports modernes et donc pas d’économie moderne. Cette équation simple est au coeur même de l’économie moderne. Cette équation est au coeur même d’une série de problèmes qui ont surgit et qui surgissent tous les jours au devant de la scène nationale et internationale.

Il est donc vital d’examiner de prés notre accoutumance au pétrole. Bien que représentant que 34% de l’énergie consommée mondialement, 70% du pétrole extrait des entrailles de la terre est utilisé pour les transports qui sont à 90% dépendant sur celui-çi. De qui plus est il existe très peu d’alternatives crédibles au pétrole pour les transports. L’éthanol dérivé de la canne ou du mais, le biodiésel dérivé des huiles végétales, peuvent être utilisés dans les moteurs mais le coût énergetique en ce faisant est telle que leur utilisations à grande échelle ne sont envisageables que pour un nombre restraint de pays telle que le Brésil. La réalité pour le restant de la planéte est que les carburants verts, comme on les appelle, resteront marginales. Bien sûr, il n’existe aucun substitut au pétrole pour les transports aériens et maritimes.

Resumons ainsi la situation: TOTALE dépendance de l’économie sur les transports eux-mêmes presque TOTALEMENT dépendant sur le pétrole, une ressource non-renouvelable pour laquelle il n’y a aucun substitut crédible pour l’étendue de son usage dans les transports.

La consommation actuelle de pétrole tourne autour de 25 milliards de barils par an. Très souvent on entend de nombreux experts dire que la planète a des réserves de pétrole restants pour 40 voire 50 années au rythme actuelle de consommation. Consèquement, la fin du pétrole ce n’est pas pour demain. Ces experts divisent le montant des réserves dites prouvées (approximativement égale à 1100 milliards de barils) par la consommation annuelle actuelle et obtiennent un chiffre de 40 ans. Ils en déduisent que nous n’en manqueront pas avant 40 ans. Cette approche est totalement fausse, gravement érronée, elle induit en erreur non seulement les experts eux-mêmes mais surtout les decideurs et le public qui, très logiquement, pensent que toute crise du pétrole ne peut être que passagère car il resterait de très nombreuses années de production encore.

Nous allons, de ce fait, expliquer pourquoi cette approche est érronée. Ce chiffre (approximatif) de 40 années restantes de production implique nécéssairement que la production reste stable et statique pendant de longues années et que celle-çi chute subitement à zero du jour au lendemain quand tout les champs de pétrole de la planète deviennent tous simultanément à sec. Il existe, de par le monde, plus de 4000 champs pétroliers, il est physiquement impossible que tous ces champs deviennent simultanément à sec.

Cette approche assume également, que la consommation n’augmenterai pas sur des décennies. Ceci est absurde car historiquement celle-çi augmente régulièrement année après année. Finalement, cette approche implique que la production d’un champ petrolier peut se maintenir à un niveau donné et continuer ainsi pendant des années et que du jour au lendemain la production tomberait à zero. Ceci est une deuxième impossibilité physique.

La courbe de production d’un champ pétrolier n’est jamais comme celà. En faite, la courbe de production d’un champ pétrolier posséde un certain nombre de caractéristiques très simples à comprendre. Toute production commence à zero, augmente rapidement ou graduèllement, et aprés un certain temps, cette production atteint un maximum. Ce maximum de production peut se maintenir pendant un certain temps, parfois pendant des années, puis un lent déclin s’amorce où la production décline graduéllement, année après année jusqu’à l’abandon du champs. Cette courbe de production se manifeste invariablement et c’est manifestée dans les grands champs pétrolier du Texas, de l’Oklahoma, de l’Alaska, dans la mer du Nord, en Russie, à Oman, en Indonésie.

La production de pétrole d’un pays à un moment donné, n’est simplement que la somme des productions des différents champs pétroliers du pays en question. Etant donné que les champs petroliers éventuellement déclinent en production, il est claire que la production d’un pays ne peut que décliner éventuellement. Cela fut le cas de nombreux pays. Ainsi, des pays comme les Etats-Unis (1970), l’Angleterre (1999), Oman (2000), l’Indonésie (1976) entre autres, ont vus leurs productions atteindre un sommet aux dates sus-mentionnées pour ensuite décliner sans que personne ne puisse y faire quoi que ce soit.

Il est évident qu’une année arrivera où la production mondiale ne pourra augmenter car trop de pays seront en déclins et pas assez de pays ne pourront contre-balancer ce déclin par l’augmentation de leurs propres productions. Un pic ou un maximum dans la production mondiale de pétrole sera immanquablement atteint suivi par un lent déclin. Ce pic de production est inévitable de part la nature finie et non-renouvelable du pétrole. Ce moment dans l’histoire fera pivot, car une fois ce maximum atteint, aucune croissance dans la consommation de cette ressource vitale n’est possible. Ce n’est pas l’instant où la production mondiale de pétrole cessera qui importe, car il y aura toujours un peu de pétrole restant à extirper des entrailles de la terre, mais bien et bel à quel moment la production cessera de croître pour ensuite décliner. Les seules questions intélligentes de ce débat sont: Quand est-ce que ce pic de production sera atteint et quel sera son niveau de production maximal et à quelle rythme la production baissera-t-elle? Nous ne pouvons sur-éstimer l’importance de ce phénoméne car il changera les fondements mêmes de notre civilisation pour toujours.

Donc, est-il possible de calculer à l’avance le pic de production mondiale de pétrole et avec quelle exactitude? Beaucoup de facteurs affectent la production: prix, fluxes financiers, grèves, guerres, embargos, sabotages entres autres. Bien qu’il n’est pas possible de prédire le jour ou le mois ou la production atteindra son pic, il est, par contre, possible de prédire la décade qui verra le pic de production, et cela suffit amplement.

A l’heure actuelle, tout les champs pétroliers conventionels découverts sur la planéte representent un volume de 1850 milliards de barils. Depuis le début des années soixante, le rhtyme de découverte de nouveaux champs pétroliers a décliné dramatiquement, et depuis 1980, le monde a consommé plus de pétrole qu’il n’en a découvert. A partir de 2000, le monde consomme 4 fois plus de pétrole qu’il n’en découvre, et chaque année les nouvelles découvertes sont de petits champs pétroliers parfois difficile d’accès et souvent en eau très profondes d’où l’extraction est particulièrement difficile et onéreuse. Il ne reste plus grand chose a découvrir en terme de nouveaux champs pétrolier. Les découvertes cumulées de pétrole conventionels stagnent à lègerement moins que 2000 milliards de barils. Ce fait indéniable nous amène à conclure que le pic de production de pétrole va avoir lieu durant la première décade 2000 – 2010.

Les sables bitumeux et le pétrole polaire et des grandes profondeurs marines (les pétroles non-conventionels) peuvent repousser le pic par 5 ans dans le meilleur des cas. Avec beaucoup de chance le pic pourrait arriver en 2015, mais la balance penche plutôt en faveur d’un pic aux alentours de 2010. Une fois le pic atteint, la production ne peut que décliner graduellement tout au long du 21eme siècle. Le déclin dans la production peut atteindre entre 3% et 5% annuellement. Si cela parait peu, il faut comprendre qu’avec une baisse de 5% annuellement, en 15 ans la production mondiale aura déjà décliner de 50% par rapport au pic de production! Ce n’est plus peu.

Quelles peuvent être les conséquences de ce déclin? Personne ne peut donner une réponse définitive à cette question, mais on peut saisir quelques éléments éclairant ainsi notre lanterne.

Au fur et à mesure que la planéte s’approchera du pic, nous aurons des prix fluctuants rapidement mais autour d’une moyenne élevée. Il n’est pas possible de savoir jusqu’a quel niveau les prix peuvent grimper. Mais la nature irremplacable du pétrole indique que les prix peuvent monter trés haut avant que la demande ne ralentisse.

Notons que la présente hausse des prix n’est pas necéssairement due au pic de production, d’autres facteurs telles que la guerre et les sabotages en Irak et au Nigéria et une augmentation rapide de la demande aux Etats Unis, Inde et Chine ont joué pour pousser les prix vers le haut.

Initialement, l’approvisionnement en pétrole va se faire, et la demande va être satisfaite mais seulement en y mettant le prix. Mais une fois le pic atteint, la production ne pourra plus augmenter. Il faudra faire avec ce qui peut être extrait dans l’année. L’approvisionnement va être limité, la demande sera et restera insatisfaite. Un manque de pétrole va se faire sentir. Le rationnement, comme en temps de guerre, ou des prix si élévées que la demande est étouffée, sont inévitables. La chute dans l’extraction suivant le pic voudra dire qu’avec chaque année qui passe il faudra faire avec moins de pétrole que l’année précédante et ceci pour toujours. A ce moment, le monde moderne industrialisé aura basculé dans une autre phase de son existence.

Nous savons que 70% du pétrole est utilisé pour faire fonctionner 95% des moyens de transport mondiaux, il en découle que le transport sera grandement affecté et perturbé par le pic de production. Le transport de biens et de personnes deviendra de plus en plus chèr et avec le déclin dans la production, même en payant très chèr, il y aura moins de moyens de transport disponible. Le transport intérieur et le transport international entreront en contraction. Il ne sera plus possible d’exporter donc d’importer autant de marchandises qu’auparavant. La globalisation qui consiste à délocaliser la production de biens là où c’est le plus rentable ne pourra plus continuer de plus belle. La globalisation entrera dans une période de contraction prolongée.

La production industrielle devra se rapprocher de ses marchés solvables. S’en suivra une relocalisation industrielle. Cela veut dire qu’une part grandissante de nos besoins en produits manufacturés devront être satisfait par l’industrie locale qui a sont tour devra utiliser de plus en plus (mais pas exclusivement) des matières premières locales ou recycler localement et d’utiliser de l’énergie renouvelable principalement. Ceci n’est pas une mince affaire. Ce sera un défi permanent, dans un contexte de décroissance petrolière, de satisfaire, si tant soit peu, la demande en produits manufacturés et de maintenir intact l’appareil industriel. Il est également évident que notre boulimie consommatrice va être guerie par la force des choses. Nous allons devoir apprendre à vivre plus sobrement. Comme l’économiste français Serge Latouche le dit si bien il va falloir entrer dans une période de décroissance économique.

Ce n’est pas seulement la production industrielle et la globalisation qui seront affectées, mais c’est aussi et surtout nôtre sécurité alimentaire. A l’heure actuelle, près de 70% de notre consommation alimentaire est importé, parfois de très loin, viande du Brèsil, d’Australie, lait de Nouvelle Zélande, riz du Pakistan, Inde ou Chine et ainsi de suite. De qui plus est, la production industrielle, moderne et globalisée de nourriture est grosse consomatrice d’énergie, pétrole et gaz naturel. Il est évident qu’avec le pic de production, les prix du baril aidant, le production et l’exportation de nourriture deviendra de plus en plus chère. Après quoi, il n’est pas impensable que des interruptions dans l’approvisionnement en nourriture se fassent sentir. Nôtre sécurité alimentaire sera chose du passé. Nous allons devoir dépendre de plus en plus de notre propre production alimentaire pour nous nourrir, comme durant la Deuxième Guerre Mondiale, sauf que cette fois-çi, la population Mauricienne est deux fois plus nombreuse avec un rétrécissement très important de la surface arable. Un rétrécissement qui d’ailleurs ne fait qu’accélerér de part l’urbanisation démentielle qui s’étend sur nos meilleurs terres agricoles dans l’indifférence quasi générale ou mieux encore dans une extase collective que provoque les profits générés par cette urbanisation. Il faut le dire clairement, dans les années qui viennent, notre facture alimentaire va augmenter radicalement, nôtre sécurité alimentaire ne sera plus garantie par l’importation et que par conséquent il va falloir produire une part grandissante de nôtre alimentation localement. Il s’en suit que le pays devrait faire un maximum tout de suite pour ralentir l’urbanisation de nos terres agricoles. De qui plus est, tous les intrants agricoles sont d’origines pétrolifères, donc avec le pic, ces intrants seront plus chérs et plus rares. Nous allons devoir passer à l’agriculture biologique que nous le voulions ou non. C’est pour cela que les techniques de compostage de déchets organiques sont d’une importance vitale pour Maurice.

Le tourisme n’est pas en reste, bien au contraire, de par sa totale dépendance sur le transport aérien, cette industrie est appelée à être au premières loges. Jusqu’à l’heure, l’augmentation du prix du baril ne semble pas avoir eu grand effet sur les arrivées touristiques. Mais il ne faut pas se leurrer, si les prix du baril continuent à augmenter, un seuil va forcement être atteint où les touristes potentiels vont y réfléchir à deux fois avant de partir pour de lointaines destinations. Ils risquent fort de choisir des destinations plus proches de chez eux, donc potentiellement moins chère. Pour Maurice, cela voudra dire que notre source principale de touriste, l’Europe, risque d’être bien moins prolifique que de par le passé. Bien entendu, une fois le pic de production de pétrole dépassé, il est hors de question d’imaginer quelques augmentations dans les arrivées touristiques. Au contraire, l’industrie se trouvera confronter à une chute graduelle, mais prolongée dans les arrivées touristiques la précipitant dans le chaos. Il est, donc, illusoire de penser que le tourisme sera la planche de salut que tout le monde éspére tant.

Le pic de production pétrolier va également mettre à mal nos institutions financières car quand les prix du pétrole augmente rapidement une part grandissante de nos exportations de biens et de service doit être utilisée pour l’achat de produits pétroliers et de lubrifiants. Ainsi, aussi étonnant que cela puisse paraitre, au fur et à mesure que la facture des importations de "Mineral Fuels and Lubricants", principalement due à des produits d’origines pétroliers, augmente par rapport aux exportations de biens et de services de Maurice, l’épargne a tendance à chuter. Ainsi, en 1981, 19% de nos exportations de biens et de services furent utilisées pour payer nos importations de "Mineral Fuels and Lubricants" et durant la même année, l’épargne chuta à 10% du Produit Intérieur Brut (PIB). La corrélation statistique n’est pas fortuite, de qui plus est, si jamais nous devrions consacrér jusqu’a 30% de nos exportations de biens et de services à l’importation de "Mineral Fuels and Lubricants", l’épargne chuterai à des niveaux proches de 0%! Même l’investissement a tendance à chuter quoique à un rhtyme moindre. Sur une base d’exportations de biens et de services de Rs 100 milliards, (en 2004, l’exportation de biens et de services fut de Rs 95 milliards), un baril à US $ 80 , en moyenne sur l’année, nous obligerai a consacré 20% de nos exportations à l’importation de "Mineral Fuels and Lubricants", à US$ 110, 30% de nos exportations passerai sous l’item "Mineral Fuels and Lubricants" et l’épargne chuterai aux alentours du 0% du PIB. Au-déla, l’épargne deviendrait négatif, autant dire que pour maintenir la consommation au niveau actuelle, Maurice serait dans l’obligation de dilapider l’épargne accummulée jusqu’alors. Une situation inténable s’ensuivrait. Qu’adviendrait-il de nos institutions financières dans une telle situation de prix du baril au-déla de US$ 110, décimant l’épargne et cela sur une longue période de temps ? Un scénario avec des prix trés élevés n’est plus irréaliste, surtout dans un contexte où la production pétrolière atteindrait son maximum possible dans les années qui viennent.

Très souvent, le public et même certains experts en matière énergétique, pensent que tôt ou tard, quelqu’un, quelque part, trouvera ou inventera quelque chose qui nous permettera de nous passer de pétrole, sans trop de problème, continuant ainsi notre petit bonhomme de chemin comme à l’accoutumé jusqu’à dans un lointain future. Ainsi, tantôt, c’est l’hydrogène (qui n’est pas une source énergie), la fusion thèrmonucléaire ou le nucléaire conventionnel, tantôt c’est l’énergie point zéro quantique et ainsi de suite. Tout ceci n’est que pure fantasme. Il y a deux raisons à cela, primo: à l’heure actuelle, aucune forme d’énergie aussi abondante, peu chère, concentrée et pratique que le pétrole n’a été découvert. Deuxio: même çi demain on découvre une source d’énergie fabuleuse à tout point de vue, historiquement il faut entre 20 et 30 ans pour passer d’une forme d’énergie dominante à une autre forme d’énergie dominante car il en faut du temps pour changer l’infrastructure qui sous-tend l’utilisation d’une forme donnée d’énergie.

Ainsi, tout le monde oublie que les formes d’énergies qu’utilise une civilisation caractérise cette même civilisation et même ses rapports avec la nature et entre les hommes. Au fur et à mesure que nous allons, par la force des choses, consommer moins de pétrole, notre civilisation va changer de forme et de fond. L’abondance pétrolière a crée une certaine civilisation, qui a pu, pendant un certain temps, se croire plus forte que la nature, capable de la dominer, capable de croire que la nature est étrangère à elle-même. Il y a eu séparation entre l’homme et la nature, ce dernier se croyant distinct et non partie prenante de la nature. Cette absurdité de l’esprit ne sera plus de mise, l’étendue de cette idiotie sera évidente pour tous.

Le vrai défi, n’est pas de passer à un autre régime énergetique, déjà en lui-même un enjeux formidable, mais bien et bel de ré-inventer une nouvelle civilisation, tout en gardant les acquis positifs de l’ancienne. C’est là le vrai défi qu’il faudra relevér maintenant, tout de suite, pas dans 10 ou 20 ans. Nous n’avons pas le temps de tervigerser et de sommnoler comme nous le faisons présentement. Bien entendu, l’invention d’une civilisation nouvelle ne peut-être le fruit de quelques-uns, il faut la participation de tous, de toutes les strates de la socièté, car cela concerne tous le monde sans distinction aucune. C’est pour cela que l’appel du Dr. Elahee pour la formation d’une plate-forme commune, nommée Revolution Energy, est très importante. Il faudrait que toute l’ile Maurice y soit présente. On ne peut pas sous-estimer la magnitude du défi qui nous attends.

Il y a des moments dans l’histoire du monde où la trajectoire d’une civilisation change de direction, car la dynamique sous-jacente de cette civilisation ne peut plus continuer comme auparavant. Ce sont des moments rares et graves car la future dynamique qui émergera, dominera cette civilisation pour longtemps. La dynamique qui a propulsé notre civilisation est en train de changer maintenant, nous avons une chance d’influencer la future dynamique qui émerge, mais pour cela, il faut que tout le monde comprenne les vrais enjeux du 21eme siècle, il faut que tout le monde participe à un effort de discussion, il faut que tout le monde réponde à l’appel du Docteur. Il n’y aura pas de seconde chance.

Karim Jaufeerally

Institute for Environmental and Legal Studies

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